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HERBORISTERIE

« L’Europe s’en prend aux remèdes de mamie »

Mais que sont les essences aromatiques ?

 

Nouvelles dispositions Européennes

Malgré les nombreuses recherches, qui, en toute logique, auraient dû faire progresser la phyto et l’aromathérapie, une période d’oubli (non la première) a pesé sur ces méthodes.

Néanmoins de nouvelles expérimentations et de nombreux travaux la font actuellement, une fois de plus, ressortir de l’ombre.

Actuellement, dans l’article récent qui vient de paraître, les produits à base de plantes seront désormais soumis à une autorisation de mise sur le marché (AMM), tout comme les traitement allopathiques le sont. Les dossiers devront démontrer que le remède est efficace, sûr, et correspond à un usage médical établi.

Ces mesures sont indispensables pour la pérennité de cette science la phyto-aromathérapie.

 

Mises au point

Il est bon de savoir que les plantes ont connu, au cours des temps, des périodes plus ou moins longues d’oubli ou d’interrogations portant sur leurs bienfaits réels. Les raisons sont nombreuses :

– Sans doute autrefois, à tout instant de l’histoire, on crut avoir trouvé la panacée devant quoi tout devait disparaître. C’est ainsi que, pour posséder leur pleine action, les plantes devaient provenir des bons terroirs (il existe des « crus d’essences) (*), se récolter en temps opportun, se préparer avec art pour une conservation optimale.

– Malheureusement, ce ne fut pas toujours le cas. Les échecs, attribués, par ignorance au passif de la méthode et non du matériel détérioré, furent fréquents.

– Enfin, et c’est, dans son ensemble tout à l’honneur de l’esprit scientifique, l’homme a toujours cherché à forger son opinion sur des chiffres, des résultats d’analyses objectifs.

Et la base scientifique manqua longtemps pour expliquer l’action thérapeutique des plantes. Car les plantes possèdent de nombreuses vertus mais elles sont difficiles à expliquer

 

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Un regain de popularité

Depuis quelques années,  la phyto et l’aromathérapie connaissent, chez les médecins et dans l’opinion, un regain considérable de faveur. Il n’est pas étranger aux nombreux écrits et travaux,  publiés par des savants à leur sujet :

– Etudes phytochimiques précises, chromatographies, spectrographies, examens radiologiques, tracés divers.

– Des chiffres qui viennent enfin, comme l’écrivait L. Binet, confirmer chaque jour un peu plus « le bien fondé des notions traditionnelles découlant d’un simple empirisme ». 

et au savoir des Anciens.

– A l’aide de recherches et d’expérimentations souvent complexes et délicates, nécessitant parfois des appareillages d’une valeur technique indiscutable, il s’est avéré évident que nos Anciens avaient raison dans leurs multiples indications et le mode d’emploi des plantes et des essences. Généralement, la science transmise était complète, il n’y avait rien à ajouter aux dires des Anciens. Alors,  nous ne pouvions que nous borner à reconnaître le bien fondé de leur art. 

Bien entendu, il y aura toujours des réfractaires, les sceptiques des Huiles Essentielles. « Dans mon canton, il y avait des savants, ils ne savaient lire que leur propre bréviaire », écrivait Goethe. Dans le plus ancien ouvrage de médecine, paru 20 siècles avant Jésus-Christ, l’empereur Kiwang-Ti étudie déjà l’opium, la rhubarbe, le grenadier, en leur attribuant des indications connues encore de nos jours.

Mais globalement, les Huiles Essentielles sont redevenues à la mode.

Leurs vertus

Elles viennent de l’antiquité

 
Jour après jour, nous pensons qu’il faut les utiliser à bon escient. Que l’antique connaissance de simples méthodes naturelles cache beaucoup de choses encore insoupçonnées, bénéfiques pour notre santé. Pour exemple :

  • Bergwein cite l’exemple du Tussilage, ou Pas-d’âne, plante médicinale reconnue dont les cendres contiennent, d’après Strasser 28,23 % de potassium, 2,36 % de sodium, 21 % de calcium, 8,86 % de magnésium, 1 % de fer, 4,44 % de phosphore, 26,17 % de soufre, 7,82 % d’acide silicique. Sa composition nous fait comprendre aujourd’hui qu’il compte parmi les plus anciens remèdes et les meilleurs remèdes pectoraux, utiles dans l’inflammation respiratoire.

  • Et peu à peu, nous découvrons que le chèvrefeuille renferme une substance antibiotique contre le colibacille et le staphylocoque. Cette précision rend cette plante précieuse. Mais certains sont de faux Saint Thomas, qui n’observent rien, nient tout en blog. D’où ces contrôles qu’ils imposent… 

Toutefois les protagonistes Européens nient leurs bienfaits comme les modes d’actions des Huiles Essentielles, leurs résultats sur l’organisme sont parfois inexpliqués. Rien n’est moins scientifique étant donné que d’une façon générale, les caractéristiques physico-chimiques des huiles essentielles sont variables selon beaucoup de facteurs :

– le lieu de provenance,

– le climat et ses diverses modification, périodes de grandes pluies ou de sécheresses prolongée,

– l’époque et les moyens de récoltes,

– les procédés d’extraction, etc,

Ceci explique la marge, souvent assez grande, laissée dans les constantes et pourcentages des composants, comme aussi les caractéristiques quelquefois anormales pour des essences pures.

 

*) Les essences produites par les différentes espèces de thym – par exemple – marquent des différences très nettes dans leur composition chimique. Certaines sont des essences à thymol, d’autres à carvacrol, d’autres à citral (apparentées aux essences de verveine).

 

 

 

Image parmonicore de Pixabay

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