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Geneviève Chatillon, - Géologie, récits de voyages - Planète Terre. Blog non professionnel

Contemplation intime du muguet

Contemplation intime du muguet

Combien de rayons, du corps céleste central, pour que ce brin de muguet arrive à maturité …?

Les astronomes soupçonnent l’existence d’un soleil central ;

Ils ont observé aussi l’éloignement progressif de tout notre système solaire,

et peut-être même de l’ensemble du groupe stellaire auquel appartient le soleil ;

Alors pourquoi pas une marche générale de toutes les étoiles fixes, y compris du soleil central,

ce qui, dans l’espace infini, perd toute signification et peut exprimer, ce néant, cette absence de fin ….

Brin de muguet

Ce Muguet du premier mai

La meilleure luminosité pour planter son muguet,
La bonne saison pour concevoir l’art de son bouquet.
Ce matin, corolles fragiles vous jaillissez à maturité,
sous l’immaculé transparent.

Roi du jardin dans ma ville, ma maison, mon jardin enclavé d’habitations,
Parmi les limbes de vos congénères,
Détenez l’air parfaitement innocent d’un enfant
devant une barre de chamallow gourmand.

Ta couleur blanche, c’est le parfum suave,
la vie sous l’éclat de l’astre, l’ensemble olfactif exquis
qui forme des pétales sortant de terre.

Convallaria majalis ! Que d’impressions agréables autour de ton bouquet,
Un concentré de parfums aériens pour ce 1er mai !


Ce que les maîtres parfumeurs nous disent :

« Un parfum au muguet a une odeur agréable, celle qu’on lui a donnée. Si vous respirez sa composition, il est classique, rond et harmonieux et doit être inédit. Car chaque nouveau parfum se montrera fascinant … Il doit s’extirper du monde naturel frais, mais pas lourd. Il sera fleuri sans être pâteux. »

Laissons tomber quelques gouttes sur un mouchoir, pour vous les offrir.

Bonne fête représentée par la journée du Muguet

Geeeen ***/***

Les comprimés d’iodure de potassium

Cet article est accessible en totalité.

Contrairement à des articles traitant de l’utilisation d’iode en pastilles, et qui demandent sur internet un abonnement payant, la lecture de celui-ci relatif à l’iode et l’iodure de potassium est libre d’accès et gratuite.

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L’IODE

Que savons-nous de l’iode ?

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, la menace nucléaire ne peut que planer dans tous les esprits lorsqu’on entend la Russie accuser les Américains et les Ukrainiens de préparer des armes chimiques . Alors c’est la ruée vers les pastilles, partout sur le continent, et en particulier dans des pays proches géographiquement de l’Ukraine et de la Russie, les mêmes demandes arrivent : les civils veulent se procurer des cachets d’iodure de potassium. Alors on se demande comment prendre de l’iode et sous quelle forme ? La Fédération française des médecins de France est confrontée sans doute à la même préoccupation de tous les français. Mais nous connaissons la réponse, apparemment on ne distribue pas de pastilles d’iode.

Pourtant, il n’est pas inutile de connaître de quoi il retourne en matière d’iode et d’Iodure de potassium pour connaître ce que sont réellement ces produits.

D’abord qu’est-ce que l’iode ?

Il s’agit d’un métalloïde découvert par Courtois, salpêtrier à Paris, qui en 1811, l’isola des eaux mères des soudes de varechs.

Son nom vient de violet, qui est la couleur de sa vapeur.

Il n’existe qu’à l’état d’iodures et d’iodates dans la nature. On le connaît ainsi dans les eaux de la mer (0,04 mg à 0,07 mg par litre), dans quelques eaux minérales, dans certains minerais (l’iodure d’argent naturel de Mexico, l’argent corné d’Albarradan, le minerai de zinc de Silésie) ; dans quelques productions animales (les éponges, le test de quelques crustacés).

Un grand nombre de végétaux en contiennent : les deux plantes connues des Mexicains sous les noms de Los romeritos (sorte de barille) et de Sabila (sorte d’agave), qui croissent sur les jardins flottants des lacs d’eau douce et que les indigènes mangent, en contiennent une certaine quantité ; mais c’est dans les plantes marines, et notamment dans les Algues brunes qu’on le trouve en plus grande abondance, aussi est-ce de ces végétaux que l’on retire la majeure partie de l’iode du commerce.

On le prépare industriellement, en France, sur les côtes de Normandie, auprès de Cherbourg, et sur celles de Bretagne, au Conquet ; en Angleterre, son extraction se fait sr les côtes d’Écosse, aux îles Hébrides et Orkneys (Orcades).

L’IODURE DE POTASSIUM OU IODE STABLE

Iodure de potassium

Iodhydrate de potasse

Iodure potassique

L’iodure potassique qui entre dans la composition des comprimés de 65 mg ou 130 mg !

Si ces comprimés ont autant de succès c’est que la prise d’iodure de potassium est la méthode préconisée en cas d’accident nucléaire, avec bien sûr la mise à l’abri et l’évacuation.

On l’obtient généralement par le procédé suivant, qui est de Turner. On ajoute de l’iode à une solution de potasse caustique marquant 1.16 au densimètre jusqu’à ce qu’un petit excès d’iode colore la liqueur en brun. Après l’avoir décolorée avec Q.S. de HOK, on l’évapore et on chauffe le résidu jusqu’à fusion tranquille. On laisse refroidir ; on dissout dans de l’eau, on filtre et on fait évaporer pour cristallisation. (Codex).

Lorsqu’on sature la lessive alcaline par l’iode, il se forme, en même temps que de l’iodure de potassium, de l’iodate de potassium que l’on pourrait séparer à l’aide de l’alcool qui s’emparerait de l’iodure et laisserait l’iode non dissous ; mais comme ce dernier sel est peu employé, on préfère le soumettre à une température élevée qui le décompose et le transforme en iodure. On peut faciliter la réduction de l’iodate en ajoutant un peu de sucre ou d’amidon agissant par leur carbone. On évite la volatilisation d’une partie de l’iodure en maintenant la température au-dessous du rouge vif.

Caractéristiques

L’iodure de potassium contient 76,45 d’iode et 23,55 % de potassium. Le sel off. doit renfermer au moins 99 % de IK pur. L’iodure de potassium est en cristaux incolores ou légèrement opalins, de saveur amère et salée.

Fusible au rouge sombre, le IK est volatil au rouge vif. Densité voisine de 3.

Soluble dans :
-0.7 partie d’eau à 20° et 0,5 d’eau bouillante ;
-57 partie d’alcool absolu à 20°,
-17,5 partie d’alcool à 95c froid ou 6.5 p. d’alcool à 95c bouillant,
-9 p. d’alcool à 90 c à 20°,
-2.5 p. de glycérine,
-75 p. d’acétone

et 5.1 p. d’alcool méthylique.

Le sel tout à fait pur est neutre au tournesol ; mais le sel off. qui contient très peu de carbonate de potassium, est légèrement alcalin.

L’iodure de potassium est altérable à l’air et à la lumière ; le CO2 le décompose en le colorant en rose, puis en jaune avec mise en liberté d’iode ; la lumière et l’humidité favorisent cette altération.

En solution, il donne les réactions générales des iodures solubles et des sels de potassium.

Dosage

Le produit off. doit contenir au minimum 99% d’iodure de potassium rapporté au produit desséché.

Conservation

En flacons bien bouchés et à l’abri de l’humidité

Emplois

Pommade à l’iodure de potassium.
Pommade à l’iodure de potassium iodée.
Sirops, sirop d’iodure de potassium.
Soluté alcoolique d’iode off.

Propriétés thérapeutiques de l’iode

Les effets de l’iodure de potassium sont les mêmes que ceux de l’iode, à savoir :

*L’iode est utilisée en chirurgie, en badigeonnages pour la désinfection du champ opératoire et de certaines plaies, sous forme de soluté alcoolique, appelée teinture d’iode.

*Comme révulsif, on l’applique sous forme de pommades.

*Comme topique, on l’emploie dans le traitement des angines (glycérine iodée), en badigeonnage dans les affections dentaires, aussi en injections.

*Il est admis que l’iode et ses dérivés sont, à doses thérapeutiques, des vaso-dilatateurs (dépresseurs de la tension artérielle) activant et régularisant de ce fait les circulations périphérique, pulmonaires, viscérales et diminuant par suite le travail du cœur. Il a été démontré l’utilisation de la médication iodée dans la cardiosclérose, les différentes variétés de myocardite chronique, dans l’aortite chronique, les anévrismes de l’aorte et dans l’artériosclérose en général (sauf à la période d’œdèmes).

*Les médicaments iodés (comprenons alors ces comprimés sécables d’iodure de potassium 65 ou 130 mg) agissent sur la respiration en fluidifiant les exsudats bronchopulmonaires et favorisant ainsi l’expectoration ; d’où leur indication dans l’asthme avec emphysème, la bronchite chronique, etc.

*Ils possèdent aussi une propriété thérapeutique capitale : les iodiques, en stimulant les fonctions des organes ou tissus lymphoïdes et des séreuses, favorisent les réactions de défense de l’organisme. Ils suractivent la production de leucocytes mononucléaires qui paraissent intervenir dans la destruction des bactéries pathogènes et de leurs toxines.

*Les iodiques agissent encore comme modificateurs de la nutrition ; ils suractivent les échanges nutritifs et, en particulier, les processus de désassimilation des protides et de certains tissus néoformés tels que les gommes et exostoses syphilitiques.

Propriétés thérapeutiques de l’Iodure de potassium

Toutefois, l’action exercée sur la circulation serait, par suite de la présence du potassium, un peu différente de celle que produisent les autres iodures ou dérivés iodés : avant la phase de dépression et de vasodilatation artérielle due à l’iode, il y aurait, une période d’accélération cardiaque avec hypertension et vasoconstriction artérielle.

Les doses

Comme :

*Cardio-vasculaire, pour faciliter la circulation et réduire le travail du cœur dans l’artériosclérose, les scléroses cardio-vasculaires etc ;

*Pour calmer la dyspnée et faciliter l’expectoration dans l’asthme, les bronchites, etc ;

*Comme éliminateur du plomb dans le saturnisme chronique et comme modificateur de la nutrition (rhumatisme,goutte, chronique, obésité, psoriasis),

*L’iodure est administré à faibles doses : 0.25 g à 1.50 g par jour.

Mais comme :

*Antisyphilitique (contre les accidents tertiaires surtout, mais utile aussi contre certains accidents secondaires tels que les céphalées et les douleurs aigües dans les os),

On le donne à hautes doses : soit 4. 6. et même 10 g par jour. (Cette dernière dose en cas d’accidents cérébraux, de gommes du voile du palais ou du larynx, etc.)

*Contre les mycoses (actinomycose, sporotrichose), les doses, également élevées varient de 3 à 6 g par jour.

*Dernière propriété thérapeutique :  L’iode et ses composés accroissent les sécrétions de la plupart des glandes (salivaires, lacrymales, sudoripares) ; toutefois ils diminuent la sécrétion lactée. Cette suractivité est peut-être due à l’irritation que produit l’iode sur les organes qui tendent à l’éliminer.

 

Élimination de l’iode

Par l’urine et aussi par la salive, la sueur et la bile.

L’élimination urinaire ou salivaire est déjà manifeste 3 min après l’absorption d’un iodure (elle dure de 2 à 3 jours dans le cas des iodures, et beaucoup plus longtemps avec les composés organiques iodés).

A cause de ses effets irritants sur la muqueuse gastrique, on l’administrera toujours en solution, potions ou sirops (le sirop d’écorces d’oranges amères masque sa saveur désagréable).

Doses usuelles pour adultes

0.50 g à 1 g pour une dose ; 1 à 2 g pour 24 h

Posologie infantile

de 18 à 30 mois, 0.15 à 0.20 g ; de 30 mois à 15 ans : 0.10 g par année  d’âge.

Contre-indications

L’iodure de potassium est contre-indiqué dans tous les cas où il existe une hypotension artérielle manifeste (danger d’œdème pulmonaire) et dans la tuberculose pulmonaire (danger d’hémoptysies).

Pour prévenir les accidents d’iodisme, on emploiera, à moins d’urgence, des doses faibles d’abord, lentement croissantes ensuite ; le régime lacté est de rigueur avec les hautes doses.

En cas d’intolérance gastrique, l’iodure peut être administré en lavements.

Usages externes

Comme topique résolutif en pommades à 10 % ; en collyres à 1 ou 2% (contre les taches de la cornée).

 

S’il s’avère que dans certains cas l’iode est bénéfique pour traiter certaines maladies, son utilisation relève des hautes autorités compétentes.

C’est dire si l’utilisation règlementée actuelle a ses raisons d’être.  Mais il n’est jamais interdit de se documenter.  Votre médecin traitant pourra vous donner de plus amples informations

 

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Ail, propriétés, mode d’emploi, recettes

Plante condimentaire connue depuis la plus haute Antiquité

C’était « la thériaque des paysans » de Galien.

L’AIL

Les Égyptiens l’élevèrent au rang de divinité. Les ouvriers qui édifièrent les Pyramides recevaient chaque jour une gousse d’ail pour ses vertus tonifiantes et antiseptiques.

L’ail fut considéré comme une panacée chez les Hébreux, les Grecs et les Romains.

Croît spontanément en Espagne, Sicile, Egypte, Algérie …

Cultivée en France.

PARTIES UTILISÉES :

– Bulbe en cuisine et dans diverses préparations médicinales, ainsi que son essence.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

Glucoside sulfuré, huile volatile mélange de sulfure et d’oxyde d’allyle à peu près purs (Wertheim), soufre, iode, silice, fécule … deux principes antibiotiques (allicine et garlicine, L. Binet), allistatines I et II d’action puissante sur le staphylocoque …

PROPRIÉTÉS :

Usage interne

– antiseptique intestinal et pulmonaire (l’essence s’élimine partiellement par le poumon),
– bactériostatique et bactéricide (usage interne et externe : Torotsev et Filatova),
– tonique (comparé au quinquina),
– stimulant général (cardiotonique) et des organes digestifs,
– stimulant circulatoire,
– hypotenseur (vaso-dilatateur des artérioles et capillaires d’après Loeper) dans les cas d’hypertension,
– ralentisseur du pouls,
– antispasmodique,
– rééquilibrant glandulaire,
– antiscléreux (dissolvant de l’acide urique, fluidifiant sanguin),
– diurétique,
– anti-goutteux, anti-arthritique,
– apéritif,
– stomachique (active la digestion des aliments mucilagineux et visqueux),
– carminatif,
– vermifuge,
– fébrifuge,
– préventif du cancer (A. Lorand).

Usage externe

– coricide,
– vulnéraire,
– antiparasitaire,
– antalgique,
– résolutif,
– tonique général.

INDICATIONS :

Usage interne

– prophylaxie et traitement des maladies infectieuses (épidémies grippales, typhoïde, diphtérie),
– diarrhées, dysenteries (Marcovici),
– affections pulmonaires : bronchites chroniques, tuberculose, gangrène (Loeper et Lemierre), grippe, rhumes …
– asthme et emphysème (modificateur des sécrétions bronchiques),
– coqueluche (H. Leclerc),
– asthénie, faiblesse générale,
– spasmes intestinaux,
– atonie digestive,
– hypertension artérielle (Pouillard),
– fatigue cardiaque,
– certaines tachycardies,
– spasmes vasculaires, troubles circulatoires,
– varices, hémorroïdes,
– déséquilibres glandulaires,
– artériosclérose, sénescence,
– pléthore, hypercoagulabilité sanguine,
– rhumatismes, goutte, arthritisme,
– oligurie,
– œdème des jambes,
– hydropisie,
– lithiase urinaire,
– blennorragie,
– manque d’appétit,
– digestions pénibles,
– flatulences,
– parasites intestinaux (ascaris, oxyures, tænia),
– prévention du cancer (par son action antiputride intestinale).

Usage externe

– cors et verrues, durillons,
– plaies, plaies infectées, ulcères,
– gale, teigne,
– otalgies, névralgies rhumatismales,
– surdité rhumatismale,
– piqûres de guêpe, d’insectes,
– abcès froids, tumeurs blanches, kystes,
– faiblesse générale.

MODE D’EMPLOI :

Usage interne

– Ail dans la salade et l’alimentation d’une manière habituelle (de préférence cru).
– Une ou deux gousses d’ail chaque matin (goutte, santé générale) et d’une manière habituelle, chaque jour aux repas.
– Système recommandable : le soir, hacher 2 gousses avec quelques branches de persil et ajouter quelques gouttes d’huile d’olive. Le lendemain matin, en faire une tartine pour le petit déjeuner.

– Teinture d’ail au 1/50 :

X à XV gouttes, 2 fois par jour (XXX gouttes maximum par jour),
par cures discontinues de quelques jours.

– Alcoolature de bulbe frais :

XX à XXX gouttes, 2 fois par jour (bronchite chronique, emphysème, coqueluche, hypertension).
– Huile volatile : mélangée  du vin blanc (diurétique).

– Contre les parasites intestinaux :

– 3 à 4 gousses râpées dans une tasse d’eau bouillante ou du lait.
Laisser macérer toute la nuit. Boire le lendemain matin à jeun, pendant 3 semaines.

– ou encore :

– 25 gr en décoction pendant 20 minutes dans un verre d’eau ou de lait. Deux verres par jour pendant 3 à 4 jours, à la lune descendante. Renouveler chaque mois.

– Contre le taenia :

Râper les gousses d’une grosse tête d’ail. Faire bouillir 20 minutes dans du lait. Boire chaque matin à jeun jusqu’à expulsion du ver (ne rien manger avant midi).
– Suc d’ail : 20 gr dans 200 gr de lait tiède, à jeun (vermifuge).

– Sirop vermifuge :

gousses d’ail écrasées ………..500 gr
eau bouillante ……………………. 1 litre
Laisser infuser une heure et passe. Ajouter 1 kg de sucre. 30 à 60 gr le matin à jeun (2 à 3 cuillerées à soupe)
Pour neutraliser l’odeur de l’ail, mâcher 2 ou 3 grains de café, quelques grains d’anis ou de cumin, du cardamome (H. Leclerc), également une pomme ou une branche de persil.

Usage externe

– L’ail, pilé avec de la graisse et de l’huile, donne un onguent appelé moutarde du diable, résolutif des tumeurs blanches.
– Désinfection des plaies, ulcères : solution de suc d’ail à 10 % avec 1 à 2 % d’alcool – ou compresses de vinaigre d’ail : 30 gr d’ail râpé macérés 10 jours dans 1/2 litre de vinaigre.
– Gale, teigne : frictions avec le mélange : une partie d’ail et deux d’huile camphrée. ou lavages avec une décoction d’ail (6 gousses pour un litre d’eau).
– Mélange avec 2 parties d’huile camphrée et une d’ail, en frictions (rhumatismes), et le long de la colonne vertébrale contre la faiblesse générale, l’asthénie.
– Contre la surdité d’origine rhumatismale, introduire un tampon de coton imbibé de suc d’ail dans l’oreille, chaque soir.
– Contre les otalgies : introduire dans l’oreille une gaze (assez longue pour pouvoir être retirée) contenant une gousse d’ail râpée.

– Coricide (cors, verrues, durillons) :

Piler une gousse d’ail, appliquer le soir en cataplasme frais, en protégeant, par un sparadrap, la peau saine. Résultats en moins de 15 jours.
ou bien : appliquer une gousse d’ail chaude cuite au four. Renouveler plusieurs fois par jour.
ou encore : couper une rondelle d’ail, appliquer sur le cor et maintenir. Renouveler matin et soir.

– Contre les verrues, les petits kystes :

Frotter avec un fragment d’ail, plusieurs fois par jour. Faire suivre, à la fin du traitement, par de petits emplâtres d’argile  – piqûres de guêpes, insectes : extraire le dard et frotter avec un morceau d’ail.

  N.B. :

  1.  L’ail ne convient pas aux sujets atteints de dermatoses, dartres, d’irritation de l’estomac et des intestins – ni aux nourrices (altère le lait et donne des coliques aux nourrissons). Il est contre-indiqué dans les symptômes congestifs pulmonaires : toux sanguinolentes, toux sèches et fortes, pyrexies (H. Leclerc).
  2. Selon une coutume ancienne, des gousses d’ail placées dans un sachet fixé au cou du patient, ou appliquées et maintenues sur le nombril, sont vermifuges et préventives des maladies infectieuses.
  3. Quelques bulbes d’ail, pilés en cataplasme, peuvent remplacer la farine de moutarde. Le procédé est également utilisé, dans certains rhumatismes, pour obtenir une phlyctène
  4. Dans certaines régions (Midi, particulièrement) on utilise l’ail en suppositoires pour fortifier les enfants.
  5. Dans la fièvre typhoïde, on a conseillé le traitement suivant : entourer les pieds du malade à l’aide d’un cataplasme d’ails râpés auxquels on ajoutera des oignons et orties pilés. Envelopper d’une couverture chaude. Renouveler toutes les heures.
  6. En 1914, des essais furent entrepris au Metropolitan Hospital de New York sur plus de mille cas de tuberculose. Des 56 genres de traitements appliqués, les résultats obtenus par l’ail furent les meilleurs en tant que thérapeutique végétale.
  7. Teinture d’ail (préparation) :

– tubercules bulbeux d’ail : 50 gr
– alcool à 60 % :  250 gr
Débarrasser les bulbes des écailles foliacées qui les entourent, couper en morceaux et  faire macérer 10 Jours dans l’alcool en agitant fréquemment. Exprimer. Filtrer.

Emploi :

A l’intérieur comme antiseptique, vasodilatateur et hypotenseur, antiscléreux, antirhumastismal, anti-asthmatique (dans ce dernier cas, quelques gouttes sur un morceau de sucre au moment de la crise).

QUELQUES RECETTES UTILES :

1) – Recette culinaire : la soupe à l’ail :

Prendre un gousse d’ail par personne et mettre dans une casserole avec un peu d’eau, de sel et de poivre.
Faire bouillir à feu doux.
Lorsque les gousses sont bien cuites, les écraser complètement.
Prendre alors un œuf pour deux convives, les casser et les battre avec un peu d’eau.
Incorporer peu à peu une partie de la purée d’ail et verser le tout dans la casserole, sur le reste, en remuant.
Ajouter la quantité d’eau tiède suffisante.
Couvrir et chauffer à feu doux.
Mettre dans la soupière des croûtons frits au beurre blond et verser le liquide en le passant.
Cette soupe s’avère un tonique vasculaire et du système nerveux. Elle est indiquée en hiver, contre les affections respiratoires (asthme, bronchites, rhumes …)

2) – Le soupe aïgo-bouido :

« Aliment composé de bouillon et de tranches de pain » (c’est la définition même du Larousse). Malgré certains a priori, la soupe ne fait pas grossir. Aucune « soupe » de légumes n’a jamais fait fait prendre de poids.  Étant donné que le persil et le cerfeuil, l’ail et l’oignon, le thym, le romarin, la sauge, comme la carotte, le navet, le céleri et le poireau sont de puissants diurétiques, une décoction de ces végétaux portant le nom de « soupe » a le pouvoir de drainer au même titre qu’une tisane éliminant les déchets et l’eau retenue dans les tissus.

L’aïgo-bouido :

– Dans 2 litres d’eau, faire infuser une dizaines de feuilles de sauge écrasées. Y ajouter sel, poivre, quelques gousses d’ail (selon les goûts) et un verre d’huile d’olive. Faire bouillir 10 Minutes et verser sur des tranches fines de pain de campagne (pain au levain s’avérant meilleur lorsqu’on le prend rassis).

3) – Quelques « trucs » à connaître :

a) Pour protéger les fruits de la putréfaction : disposer, dans le fruitier, des bocaux ouverts contenant des gousses d’ail coupées en deux (on peut également utiliser l’oignon).

b) Pour remplacer la colle frotter, avec une gousse d’ail, les parties à recoller. Ajuster et maintenir.

c) Pour percer le verre : diluer 50 gr d’acide oxalique dans 25 gr d’essence de térébenthine. Ajouter 3 gousses d’ail râpées et laisser macérer 8 jours. Conserver dans un flacon bouché et agiter de temps en temps. A l’endroit désiré, on dépose une goutte et on opère avec un foret sans presser exagérément. Verser une goutte de temps à autre.

SPÉCIALITÉS :

Dragées diverses

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Eucalyptus, propriétés, utilisations, infusions, inhalations, huiles essentielles, lotions

Synonyme

Arbre à la fièvre. On en connaît plus de 300 espèces dont environ 50 sur le littoral méditerranéen.

Originaire de l’Australie, Tasmanie.

Se rencontre dans toute l’Europe, l’Afrique méditerranéenne.

On l’utilise sous forme d’infusion (feuilles, boutons floraux), sous forme d’inhalations (feuilles, huile essentielle) également par la bouche sous forme d’huile essentielle, généralement associée à d’autres essences.

 

EUCALYPTUS


Eucalyptus globulus

Myrtacée   

 
 
 

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– Tanins, essence composée d’eucalyptol (80 à 85 %), de phellandrène, d’aromadendrène, d’eudesmol et de pinène, de camphène, d’aldéhydes valérique, butyrique et caproïque, d’alcools éthylique et amylique …

L’essence est retirée des feuilles d’eucalyptus par distillation à la vapeur.

L’expérience a démontré depuis longtemps, les effets de l’eucalyptol, excellent antiseptique pulmonaire dont l’élimination se fait partiellement par la muqueuse bronchique.

Or, l’activité des autres composants de l’essence d’eucalyptus est encore plus grande. Cette essence possède un pouvoir bactéricide bien supérieur à celui de l’eucalyptol pur (*).

Cette activité supérieure serait due à la présence d’une petite quantité d’ozone produite par l’oxydation des phellandrènes et aromadendrènes.

PROPRIÉTÉS :

Usage interne :

– antiseptique général, notamment des voies respiratoires et des voies urinaires
– balsamique (calmant de la toux, fluidifiant des expectorations)
– hypoglycémiant (Faulds, Trabut)
– antirhumatismal
– fébrifuge
– vermifuge
– stimulant

Usage externe :

– bactéricide (la nébulisation d’une émulsion à 2 % d’essence d’eucalyptus tue 70 % des staphylocoques ambiants)
– parasiticide
– cicatrisant
– préventif des affections contagieuses et pulmonaires
– éloigne les moustiques
– bien-être Revitalisant de la chevelure (Formulaire des hydrolats.)

INDICATIONS :

Usage interne :

  • affections des voies respiratoires : bronchites aiguës et chroniques, grippe, tuberculose pulmonaire, gangrène pulmonaire, asthme, toux,
    – affections des voies urinaires : infections diverses, colibacillose,
    – diabète,
    – certaines affections et pyrexies anciennes maladies : malaria, typhus, rougeole, scarlatine, choléra (prophylaxie de la scarlatine, rougeole, (méthode de Milne)
    – rhumatismes, névralgies,
    – parasites intestinaux : ascaris, oxyures,
    – migraines,
    – asthénie.

Usage externe :

– plaies, brûlures : en pansements, favorise la formation des bourgeons charnus réparateurs
– affections pulmonaires, grippe
– sinusites
– pédiculose
– moustiques (pour les éloigner).

MODE D’EMPLOI :

Usage interne :

– infusion :
3 à 4 feuilles (ou une cuillerée à soupe de feuilles coupées) par tasse. Faire bouillir une minute et infuser 10 minutes. Trois à cinq tasses par jour.

– poudre de feuilles :
cachets de 0,50 gr, 6 à 10 par jour.

– alcoolature :
2 à 4 gr par jour en potion (pour les enfants, 5 gouttes par année d’âge et par jour)

– Teinture au 1/5 è :
1 à 10 gr par jour, en potions

– Sirop :
30 à 100 gr par jour (20 gr = 0,70 gr de feuilles d’eucalyptus)

– huile essentielle :

S’utilise :

– Soit en gouttes (3 à 10 gouttes par jour, sur un  petit morceau de sucre, ou dans un peu d’eau chaude, généralement en solution alcoolique avec d’autres essences)
– 52 gouttes au gramme

– dose maxima par jour : 2 à 3 gr
– Soit sous forme de perles ou capsules de 0.10 à 0,20 gr (0,20 à 2 gr par jour).

Usage externe :

– infusion utilisée en fumigations dans les chambres, en inhalations (10 gr pour un litre).
– essence en inhalations (X à XV gouttes dans un bol d’eau bouillante)

– Formule pour inhalations (grippe, sinusites, bronchites) :

Huile essentielle de lavande …………………….1 gr
Huile essentielle de pin (aiguilles) ………… 2 gr
Huile essentielle de thym ………………………  2 gr
Huile essentielle d’eucalyptus ……………..   4 gr
Alcool à 90 ……………………………..   qsp 150 ccUne cuillerée à dessert à une cuillerée à soupe pour un bol d’eau bouillante. Pour 2 à 3 inhalations par jour, pendant 8 à 15 jours.

– Comprimés pour inhalations :

Menthol ……………………………………. 0,001 gr
Essence d’eucalyptus ……………….. 0,06   gr
Essence de thym ……………………… 0,03   gr
Teinture de benjoin …………………. 0,03   gr

pour un comprimé. Un à deux comprimés délayés dans un bol d’eau très chaude.

– Plaies (infusion, essence diluée) brûlures :

Mixture huileuse antiseptique :

Essence d’eucalyptus et thym               aa  )   2 gr
Essence de romarin et lavande             aa  )  3 gr
Menthol ………………………………………………………. 0,50 gr
Salicylate de méthyle ……………………………………..1 gr
Baume Tranquille ………………………………………. 100 gr
Huile d’œillette  ………………………………………..1000 gr

– Pour pansements :

– Mélange désinfectant :

Essence d’eucalyptus ……………….. aa 15 gr 
Phénol …………………………………………..aa
Essence de térébenthine  ………….100 gr

laisser évaporer dans la chambre (sur des compresses, par exemple).

– Lotion pour éloigner les moustiques :

Essence d’eucalyptus    aa
Essence de citronnelle  aa 56 gr
Solution alcoolique saturée d’acide phénique .. VI gouttes

en badigeons de la peau.

– Autre lotion :

Essence de citronnelle ………………………….  26 gr
Essence de cèdre  ……………………………………28 gr
Alcool camphré  …………………………………….. 26 gr

en badigeons des parties découvertes

 

N.B.

  1.  – Voir à Niaouli la formule de l’essence algérienne.
  2. Méthode de Milne : méthode de traitement des fièvres éruptives, en particulier de la rougeole et de la scarlatine, permettant d’éviter la contagion, sans pratiquer l’isolement du malade. Elle consiste en badigeonnages répétés des amygdales et du pharynx avec de l’huile phéniquée à 10 %. En des onctions de la peau avec de l’essence d’eucalyptus pure et en protection de la tête du malade, pendant la période d’éternuement et de toux, par un grand cerceau recouvert d’un voile que l’on asperge périodiquement avec de l’essence d’eucalyptus. (Il existe certainement des méthodes plus modernes, ceci étant, bien entendu « la méthode naturelle par excellence »).
  3.  – Une variété d’eucalyptus résiste à la gelée : Euc. Coccifera (var. Favieri).

     

SPÉCIALITÉS :

Solubéol, Eucalyptine, Osmogel, Pineoleum.
Thiopon balsamique.
Bains, Benzoquinol.

(*) : Lire les expériences de M. Cuthbert Hall sur diverses cultures microbiennes « On Eucaliptus oils especially in relation to theirs bactéricid power » (Schimmel).

Estragon, propriétés, indications, mode d’emploi


Plante potagère, sorte d’armoise, excellent condiment qui peut, à la rigueur, remplacer le sel, le poivre et le vinaigre

L’essence est obtenue par distillation de la plante

ESTRAGON

Artemisia dracunculus

Synanthérée


PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– Estragol (60-70 %), 15 à 20 % de terpènes : ocimène, phellandrène …

PROPRIÉTÉS :

– stimulant général et digestif
– apéritif
– stomachique
– antispasmodique
– antiseptique interne
– carminatif
– emménagogue
– vermifuge
– anticancer (?)

 INDICATIONS :

– anorexie
– dyspepsies, digestions lentes, gastralgies
– dystonies neuro-végétatives
– hoquet, aérophagie
– flatulences, fermentations putrides
– dysménorrhées
– parasites intestinaux
– algies rhumatismales
– cancérose (?)

MODE D’EMPLOI :

– dans l’alimentation (salades, crudités, plats cuisinés)
– infusion : 25 à 30 gr par litre d’eau. Infuser 10 minutes.

Après les repas ou dans la journée.

– essence : 3 à 5 gouttes sur un morceau de sucre ou en solution alcoolique, 3 à 4 fois par jour

N.B. –

1. Certains reconnaissent à l’estragon des vertus anti-cancer.
2. Les malades soumis au régime sans sel l’utiliseront avec avantage.

Pin sylvestre, propriétés, usages infusions, huiles, sirops, teinture

 

On utilise les bourgeons, appelés à tort bourgeons de sapin, la résine épaissie et distillée de l’arbre (térébenthine) et l’huile essentielle obtenue par distillation à la vapeur des aiguilles.        

Pin sylvestre 

Pinus sylvestris

Conifère

Pin sauvage, arbre très répandu dans les régions froides et élevées de l’Europe, pays nordiques, U.R.S.S

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– Essence de térébenthine (pinène, camphène, terpènes …) mallol, huile essentielle : pinène, sylvestrène, acétate de bornyle, cadinène, pumilone …

Les bourgeons contiennent plus de 200 gr de résine par kilo.

PROPRIÉTÉS :

usage interne :

– antiseptique puissant des voies respiratoires, balsamique
– antiseptique des voies urinaires et hépatiques
– dynamisant : stimulant de la cortico-surrénale

usage externe :

– rubéfiant (affections rhumatismales)
– antiseptique balsamique

INDICATIONS :

usage interne :

 – toutes les affections des voies respiratoires (rhumes, bronchites, trachéites, pneumonie, asthme, tuberculose
– grippe
– affections urinaires (pyélites, cystites, prostatites inférieures)
– cholécystites
– infections en général
– lithiase biliaire
– impuissance
– rachitisme
– gastralgies, douleurs intestinales.

  usage externe :

 – affections pulmonaires
– grippe, sinusites
– rhumatismes, goutte (bains)
– hyperhidrose plantaire  

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

– infusion : de bourgeons à 20-50 gr pour un litre d’eau : 3 tasses par jour.
– sirop de bourgeons : 50 à 100 gr par jour.
– teinture : 10 à 20 gouttes, 2 à 3 fois par jour.
– huile essentielle : 5 à 10 gouttes sur un morceau de sucre, 3 à 4 fois par jour, ou en suspension alcoolique avec d’autres essences.

usage externe :

– huile essentielle en inhalations (grippe, sinusites, bronchites). 

– Mélange pour inhalations

 

H.E. de lavande ………………………… 1 gr
H.E. de pin ………………………………. 2 gr
H.E. de thym ……………………………. 2 gr
H.E. d’eucalyptus ……………………… 4 gr
alcool à 90 ° …………………… qsp 150 cc

 – Une cuillerée à dessert ou à soupe pour un bol d’eau bouillante. 2 à 3 inhalations par jour, pendant 8 à 15 jours.

– Essence ou bourgeons :

En bains :

– locaux contre l’hyperhidrose plantaire, la dyshidrose
– généraux contre les rhumatismes et la goutte.
Ils fluidifient les mucosités et facilitent l’expectoration.

N.B.

  1. – Du pin sylvestre et maritime on retire le goudron végétal dit « de Norvège ».
  2. – Voir à cannelle la formule du Salvol I (pédiculose, gale).
  3. – Le pin maritime (pinus maritima : conifère) fournit la térébenthine de Bordeaux, le galipot, l’essence de térébenthine, la poix noire, le goudron …
  4. – Le sapin (abies pectinata : conifère) fournit la térébenthine des Vosges.

SPÉCIALITÉ :

Bains – Pinoléum.

En qui concerne l’huile essentielle de pin  pinus sylvestris, Conifères-abietacées son indice aromatique moyen est de 0,347.
 
Cette essence germicide est bien utilisée puisqu’on la rencontre près de quarante fois dans les diverses spécialités pharmaceutiques.
 
Elle est réputée pour ses propriétés balsamiques et antiseptiques.
 
Ses bourgeons appelés bourgeons de sapin, fournissent une huile essentielle riche en pinède qui est à l’origine de six spécialités.
 
Par distillation, on obtient un « goudron de pin » qui est à l’origine de cinq spécialités.
 

Orange amer ou Bigaradier

Originaire de Chine

Croît dans le Midi de la France, le sud de l’Italie, en Sicile, Algérie, péninsule ibérique, Mexique, Californie, Amérique du Sud, région de l’Océan Indien.

La culture a permis d’en obtenir le citrus aurantium : oranger doux.

 

Orange amer ou Bigaradier

Citrus vulgaris.
Aurantiacée

Synonyme : citrus bigaradia

PARTIES UTILISÉES :

Essence de fleurs d’oranger (ou essence de Néroli) obtenue par distillation à la vapeur d’eau des fleurs fraîches. Une tonne de fleurs donne environ 1 kg d’essence (certains arbres donnent 30 kg de fleurs par an).

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

30 % de linalol, géraniol, nérol, esters benzoïque, anthranyliqe et phénylacétique, traces d’indol et de jasmone …

PROPRIÉTÉS :

– diminue l’amplitude des contractions cardiaques
– émousse la  sensibilité des centres sympathiques
– hypnotique léger

L’huile de bigarade est une huile « rassurante ». Déposez deux gouttes d’huile de petit grain bigarade sur l’un ou l’autre de vos poignets. Les enfants apprécieront également ses senteurs. Avant de laisser bébé à la crèche, imprégnez son « doudou » d’une goutte de petit grain bigarade. La séparation sera moins difficile.

INDICATIONS :

– spasmes cardiaques, palpitations
– diarrhées chroniques
– insomnies

MODE D’EMPLOI :

– 1 à 3 gouttes, plusieurs fois par jour sur un morceau de sucre.

N.B. :

  1. 1 – Les fleurs donnent l’eau distillée de fleurs d’oranger.
  2. 2 – L’écorce du fruit, non comestible, procure l’essence d’oranges amères.
  3. 3 – L’oranger doux donne l’essence de Portugal extraite comme celle du citron.

 

 

 

Oignon, propriétés, indications, emploi, usages, recettes utiles

Aliment apprécié depuis l’antiquité pour ses vertus diurétiques (Dioscoride, Pline …), toniques et anti-infectieuses

L’oignon est un facteur de santé et de longévité. Les Bulgares, qui mangent beaucoup d’oignons, comptent de nombreux centenaires …

L’Oignon

Allium cepa. Liliacée

Parties utilisées :

le bulbe et son suc.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

Sucre, vitamines A, B, C, sels minéraux : sodium, potassium, phosphate et nitrate calcaires, fer, soufre, iode, silice, acides phosphorique et acétique, disulfure d’allyle et de propyle, huile volatile, glucokinine, oxydases, diastases (ces deux dernières stérilisées par la chaleur).

 PROPRIÉTÉS :

usage interne :

– stimulant général (du système nerveux, hépatique, rénal …)
– diurétique puissant, dissolvant et éliminateur de l’urée et des chlorures
– antirhumatismal
– antiscorbutique
– antiseptique et anti-infectieux (antistaphylococcique : l’oignon se comporte à son égard comme un antibiotique : L. Binet)
– sécrétoire, expectorant
– digestif (aide à la digestion des farineux)
– équilibrant glandulaire
– antiscléreux
– aphrodisiaque (travaux anciens : repris par H. Hull Walton)
– hypoglycémiant
– antiscrofuleux
– vermifuge
– hypnotique léger
– curatif de la peau et du système pileux

usage externe :

– émollient et résolutif
– antiseptique
– antalgique
– éloigne les moustiques

INDICATIONS :

usage interne :

– asthénies, surmenage physique et intellectuel, croissance
– déficience des échanges
– oliguries, rétentions liquidiennes (œdèmes, ascites, pleurésies, péricardites)
– hydropisie
– azotémie, chlorurémie
– rhumatismes, arthritisme
– lithiase biliaire
– fermentations intestinales (diarrhées)
– infections génito-urinaires
– affections respiratoires (rhumes, bronchites, asthme, laryngite)
– grippe
– atonie digestive
– déséquilibre glandulaires
– obésité
– artériosclérose
– prévention de la sénescence
– prostatisme
– impuissance
– diabète
– adénites, lymphatisme, rachitisme
– parasites intestinaux

usage externe :

– abcès, panaris, furoncles, piqûres de guêpes
– engelures, crevasses
– migraines
– congestion cérébrale
– surdité, bourdonnements
– névralgies dentaires
– verrues
– plaies, ulcères, brûlures
– taches de rousseur
– moustiques (pour les éloigner)

MODE D’EMPLOI :

Usage interne

1 – Utilisations :

En cuisine

– Oignon cru tel quel ou macéré quelques heures dans l’huile d’olive. Dans les salades, crudités, hors-d’œuvre, dans tous les potages.
– haché fin et pris dans du lait ou du bouillon – ou encore, étalé sur une tartine beurrée ou huilée.
– un oignon haché, macéré quelques heures dans de l’eau chaude. Boire la macération le matin à jeun avec quelques gouttes de citron.

Pour la santé

– contre la grippe : laisser macérer 2 oignons émincés dans 1/2 litre d’eau. un verre de la macération entre les repas et un au coucher pendant une quinzaine de jours.
– contre les diarrhées : une poignée de pelures d’oignon pour un litre d’eau. Laisser bouillir 10 minutes. 1/2 litre par jour.
– contre la diarrhée des nourrissons : faire infuser, pendant 2 heures, trois oignons coupés dans un litre d’eau bouillante. Sucrer.
– contre les parasites intestinaux : laisser macérer 6 jours, un gros oignon émincé dans un litre de vin blanc. Un verre chaque matin au lever, pendant une semaine à la lune descendante. Recommencer pendant 2 ou 3 mois.
– contre les rhumatismes : décoction de 3 oignons coupés non épluchés dans un litre d’eau. Bouillir 15 minutes. Passer. Un verre au lever et au coucher.
– contre la lithiase biliaire : faire revenir un gros oignon coupé fin dans 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajouter 150 gr d’eau et 40 gr de saindoux non salé. Laisser bouillir 10 minutes. Boire très chaud, plusieurs soirs de suite. Deux heures plus tard, au coucher, prendre une tasse de décoction de bourdaine (2 à 5 gr d’écorce desséchée pour une tasse. Après ébullition, laisser infuser à froid 4 à 6 heures). Traitement à faire une fois par an.

Usages internes avec alcool, si on aime… (Privilégier les autres traitements naturels sans alcool) :

2 – Alcoolature :

– Macération pendant 10 jours d’oignon frais

– Dans son poids d’alcool à  90 ° : 3 à 5 cuillerées à café par jour (une cuillerée à café = 5 gr d’oignon).

– Alcool à 20 % : 5 à 10 gr 2 fois par jour, aux repas, dans de l’eau sucrée.

3 – Vin :

oignon haché fin ….. 300 gr
miel blanc liquide … 100 gr
vin blanc ……………….  600 gr

Laisser macérer 48 heures. Filtrer 2 à 4 cuillerées à soupe par jour (50 gr = 15 gr d’oignon).

Usage externe

– sinapismes avec des oignons crus (comme l’ail) : rhumatismes.

– contre la congestion céphalique, la méningite : traitement d’appoint en frottant les tempes avec un oignon et en emballant les pieds dans un kilo à 2 Kilos d’oignons hachés (laisser 8 à 10 heures).

– contre les migraines : cataplasmes d’oignons crus sur le front.

– contre la rétention d’urine, l’oligurie : cataplasmes d’oignons crus sur le bas-ventre.

– contre les verrues : mélange : oignon + sel marin + argile à parties égales. Ou bien : creuser un oignon et remplir sa cavité de gros sel. Frotter la verrue, matin et soir, avec le liquide obtenu. Ou encore : frotter les verrues avec une moitié d’oignon rouge.

– contre les piqûres de guêpes, d’insectes : frotter la région pendant 1 ou 2 minutes avec un morceau d’oignon (ne pas oublier d’extraire le dard).

– contre les abcès, furoncles, hémorroïdes : cataplasmes d’oignons cuits. Un oignon cuit au four, chaud, fait mûrir abcès, phlegmons, furoncles …

– panaris : l’entourer avec une pellicule d’oignon.

– contre engelures, crevasses, écorchures, compresses de jus d’oignon.

– contre les plaies, coupures, ulcères, brûlures : la fine pellicule qui sépare chaque couche de l’oignon constitue un pansement aseptique. L’appliquer sur la lésion, recouvrir d’une gaze et terminer le pansement.

– contre les taches de rousseur (1) : frictions avec un vinaigre dans lequel on a fait macérer des oignons broyés. Ou frictions avec du jus d’oignon.

– contre les bourdonnements : placer dans l’oreille un coton imbibé de jus d’oignon.

– contre la surdité : mélanger 30 gr de suc d’oignon et 30 gr d’eau-de-vie et chauffer. 3 à 4 gouttes dans l’oreille, 3 fois par jour, dont une au coucher.

– contre les névralgies dentaires : placer dans la cavité un tampon de coton imbibé de jus d’oignon.

– un oignon coupé en deux, à côté du lit, éloigne les moustiques.

N.B.

  1.  – L’oignon est hypoglycémiant par sa glucokinine (JP Collip 1923 – et expérimentation de Laurin en 1934, sur le lapin, par injections sous-cutanées d’extraits aqueux : l’action est plus tardive sur la glycémie que celle de l’insuline, mais elle est plus durable).
  2. – L’oignon cru a une action élective sur le système urinaire. L’oignon cuit sur le tube digestif.
  3. – Le pouvoir diurétique de l’oignon ne devra pas être pris – si on peut se permettre de commenter – à la légère. Un de nos anciens ministres eut le tort un matin, « pour voir ce que ça pouvait donner », de boire quelques gorgées de décoction d’oignons avant de partir siéger en Commission. Il ne fut pas le seul à voir ce que ça donne car, étrangement tourmenté par cet exceptionnel « pousse aux urines », il dut cinq ou six fois en moins de deux heures abandonner précipitamment la séance de travail. pendant ce temps-là (effets secondaires de la cure d’oignon appliquée sur un autre), ses interlocuteurs faisaient aussi …. mais de rire.
  4. – La cure d’oignon au printemps est tout aussi indiquée que les cures de pissenlit, de raisin ou les cures minérales. Manger également au printemps les fanes des jeunes oignons (crues ou dans les potages).
  5. – Contre les digestions pénibles, les flatulences, la soupe à l’oignon fait merveille ainsi que les lendemains de festivités (roussir à peine les oignons et, bien entendu, les manger).
  6. – Contre l’hydropisie, on a préconisé le traitement suivant : comme nourriture exclusive : trois soupes au lait par jour, avec un oignon cru haché. L’amélioration se dessine au bout d’une semaine. Les urines sont abondantes en 15 jours. La guérison peut être escomptée en un mois.
  7. – Coupé en deux et respiré fortement, l’oignon peut stopper une crise de nerfs.
  8. – Un oignon cuit au four, placé sous la plante des pieds au coucher, est favorable aux asthmatiques et aux cardiaques.
  9. – Le suc d’oignon a été vanté par l’École de Salerne contre l’alopécie.
  10. – Les médecins arables préconisaient le mélange oignon, sel et poivre en application locales contre la chute des cheveux.
  11. – Pour purifier l’haleine lorsque l’on a mangé de l’oignon : mâcher 2 ou 3 grains de café, ou quelques branches de persil, une pomme. Ou se rincer la bouche avec de l’eau additionnée d’alcool de menthe.
  12. – Pour faire disparaître l’odeur sur les mains : les frotter à l’eau salée ou à l’eau additionnée d’ammoniaque (2 cuillerées à soupe pour un litre d’eau tiède).
  13. – On dit que plus les pellicules qui enveloppent les oignons sont épaisses et nombreuses, plus l’hiver sera rude.

QUELQUES RECETTES UTILES

1 – Pour effacer les traces de doigts sur les portes et fenêtres, les frotter avec un oignon coupé en deux (ou une pomme de terre).

2 – Pour détruire les vers du bois : frotter les parties atteintes, chaque jour pendant 10 à 15 jours, avec un oignon coupé en 2.

3 – Pour préserver les cuivres des taches de mouches, les badigeonner avec un pinceau imbibé de jus d’oignon.

4 – Pour préserver de la rouille un fourneau, des objets en nickel, les frotter avec un morceau d’oignon.

5 – pour nettoyer les cuivres : le mélange de terre humide + oignon broyé est excellent.

6 – Pour nettoyer les vitres et les couteaux – même légèrement rouillés – utiliser un morceau d’oignon.

7 – Pour redonner de l’éclat à un sac ou à une ceinture vernis, les frotter avec un morceau d’oignon.

8 – Pour assurer le maintien des étiquettes sur les boîtes en fer blanc, frotter la boîte avec un morceau d’oignon.

9 – On connaît l’ « encre sympathique » qui n’est que du jus d’oignon : l’écriture, invisible, apparaît lorsqu’on expose le papier à une source de chaleur.

SPÉCIALITÉ : 

pelvomagnésium.

Noix de muscade

C’est l’amande du muscadier

Le pain d’épice est un gâteau au miel aromatisé très diététique : voici une recette en vidéo parue dans le journal Femme actuelle

Noix de muscade

Myristica fragans. Myristicacée
           

Arbre pouvant atteindre 15 mètres de haut et fournissant, de 10 à 30 ans, 1 500 à 2 000 noix par an. Il existe des muscadiers mâles et des muscadiers femelles (un mâle suffit pour 20 femelles). Le noyau du fruit est recouvert d’une enveloppe, appelée macis lorsqu’elle est sèche, sous laquelle on trouve la noix.

Aire de production : pays tropicaux, Molusques, Antilles, Sumatra, Java, Inde.

PARTIES UTILISÉES :

– Poudre et essence obtenue par distillation à la vapeur de la noix. Liquide d’odeur spéciale, à saveur âcre et piquante, aromatique par dilution. (Du macis, on extrait également une essence aromatique).

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– Beurre de muscade, myristine, oléine, butyrine, palmitine, stéarine … (huile fixe obtenue par pression à chaud de la noix).

– L’essence contient : 80 % de pinène et camphène droits, 8 % de dipentène, 6 % d’alcools terpéniques : linalol, bornéol, terpinéol, géraniol, 4 % de myristicine et produits divers (eugénol,, safrol …)

PROPRIÉTÉS : 

usage interne :

– antiseptique général, et intestinal
– carminatif
– digestif
– stimulant général, cérébral et circulatoire
– dissolvant des calculs biliaires
– emménagogue

usage externe :

– antalgique

INDICATIONS :

usage interne :

– infections intestinales
– diarrhées chroniques
– digestions difficiles (facilite la digestion du gigot de mouton et des féculents)
– haleine fétide (« la muscade donne une douce haleine et corrige celle qui sent mauvais », John Gérard).
– flatulences
– asthénies
– lithiase biliaire
– règles insuffisantes

usage externe :

– douleurs rhumatismales
– névralgies dentaires

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

– dans l’alimentation

– essence : 2 à 3 gouttes, 2 à 3 fois par jour, sur un morceau de sucre ou en solution alcoolique

ou : en infusion :

huile essentielle de macis : XXV gouttes
sucre en poudre : 40 gr

1/2 cuillerée à café de ce saccharolé dissout dans une tasse d’eau chaude.

usage externe :

– beurre de muscade, en liniments contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.
– le baume Nerval, utilisé contre les algies rhumatismales, est un mélange d’essences de romarin, de girofle et de beurre de muscade.

N.B.

  1. – A hautes doses (7-12 gr) l’essence est stupéfiante de l’intelligence et sédative de la circulation. Les signes d’empoisonnement sont comparables à ceux de l’intoxication aiguë par l’alcool (délire, hallucinations, stupeur, perte de connaissance).
  2. – L’essence entre dans la composition de l’alcoolat de Fioravanti, de Garus, de mélisse composée, dans celle de divers apéritifs et liqueurs : vermouth, raspail, génépi… L’essence de macis est également utilisée dans certaines boissons.
  3. – Voir à cannelle les formules de l’essence d’Italie et de la liqueur « Parfait amour » (aphrodisiaque).

Niaouli, essence algérienne, huile éphédrinée


Le Melaleuca viridiflora est un arbre abondant en Nouvelle-Calédonie

L’essence de niaouli ou goménol (marque déposée), est obtenue par distillation à la vapeur des feuilles fraîches. On utilise, en thérapeutique, l’essence de niaouli purifiée.

La distillation des feuilles de diverses espèces de Melaleuca fournit un produit comparable appelé huile de cajeput (voir ce terme).

NIAOULI

 Melaleuca viridiflora, Myriacée

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

35 à 66 % d’eucalyptol, 15 % de terpinol, pinène droit, limonène gauche, citrène, térébenthène, esters valérianique, acétique, butyrique …

PROPRIÉTÉS :

– revitalisant de la peau. (Voir la catégorie « traitement du visage et du cou »)

usage interne :

– bronchites chroniques et fétides – tuberculose pulmonaire
– grippe
– coqueluche, asthme
– rhinites, sinusites, otites
– tuberculose osseuse
– infections intestinales (entérites, dysenteries)
– infections urinaires (cystites, urétrites)
– infections puerpérales
– rhumatismes
– parasites intestinaux

usage externe :

– plaies atones, ulcères, brûlures, fistules
– coryza, laryngites, bronchites, coqueluche

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

– huile goménolée à 50 %, en capsules de 0,25 gr (2 à 10 par jour, progressivement), ou 10 à 40 gouttes dans une infusion
– en injections hypodermiques (solution huileuse à 20 % – 10 à 20 cc en moyenne)

usage externe :

– solution huileuse à 5-10 % pour pansements, brûlures, ulcères
– eau goménolée à 2 – 5 pour mille en compresses, lavages de toutes natures

– essence algérienne :

essence de niaouli         25 gr 
essence de lavande       25 gr
menthol                          1 gr
eucalyptol                       5 gr
gaïacol                            1 gr
alcool à 90 °                   q s p  120 cc
quelques gouttes sur un mouchoir contre les affections pulmonaires (rhumes, bronchites, grippe, asthme …)

– Huile éphédrinée composée :

éphédrine base             0,30 g 
essence de niaouli        1,50 g 
huile d’olives                  30 cc
2 à 3 gouttes dans chaque narine, 3 fois par jour.

N.B.

2 – Les indigènes l’emploient de longue date pour purifier l’eau.

L’essence neutralise le bacille de la tuberculose à la dose de 0,4 %.

SPECIALITE :

Balseptol, Balsofumine, Thiopon balsamique, Vapo-Myrtol.

INDICATIONS :

usage interne :

– antiseptique général, bronchique et urinaire,
– balsamique – anticatarrhal
– analgésique
– antirhumatismal
– vermifugeusage externe :- stimulant tissulaire (antiseptique et cicatrisant)
– antiseptique

 
 
 

Les menthes, menthol, menthe poivrée, myrthe

 

LES MENTHES

Menthe du Japon
Menthe crépue
Menthol
Menthe poivrée
Myrthe

 

– MENTHA PIPERATA

Labiée

Plante indigène cultivée.
Dérivant probablement d’un hybride de mentha viridis (menthe verte)
Appellation commune : Menthe anglaise.
Cultivée sur de grandes étendues en France, Italie, Angleterre, Amérique.
On utilise les feuilles et l’essence obtenue par distillation à la vapeur des feuilles et des sommités fleuries.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– Surtout une essence (2 à 3 %) qui contient de 30 à 70 % de menthol, des terpènes menthène, phellandrène, limonène …) une cétone (menthone), du tanin.  
L’essence a plus de qualité chez les plantes venues des contrées froides (Angleterre : variété Mitcham, du nom de la localité anglaise où elle est le plus cultivée).

PROPRIÉTÉS :

usage interne :

– stimulant du système nerveux, tonique général
– stomachique
– antispasmodique (gastrique, colique)
– carminatif
– antiseptique général, surtout intestinal
– analgésique faible (intestinal)
– emménagogue
– expectorant
– vermifuge
– légèrement aphrodisiaque
– antilaiteux
– à forte dose, entrave le sommeil

usage externe :

– antiseptique
– parasiticide
– antispasmodique
– antalgique
– éloigne les moustiques

INDICATIONS :

usage interne :

– fatigue générale
– atonie digestive – indigestions
– gastralgies
– aérophagie
– spasmes gastriques et coliques
– flatulences, diarrhées, choléra
– intoxications d’origine gastro-intestinale
– fétidité de l’haleine des dyspeptiques
– affections hépatiques
– vomissements nerveux
– palpitations et vertiges
– migraines – tremblements – paralysies
– dysménorrhées – règles insuffisantes
– impuissance
– asthme – bronchite chronique (favorise l’expectoration)
– tuberculose
– parasites intestinaux

usage externe :

– gale
– asthme – bronchites – sinusites
– migraines – névralgies dentaires
– moustiques (les éloigne)

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

– infusion : une cuillerée à dessert de feuilles par tasse d’eau bouillante. 3 tasses par jour, après ou entre les repas (attention aux susceptibilités individuelles : peut empêcher le sommeil)
– alcoolat : 15 à 20 gouttes dans un verre d’eau sucrée.
– sirop : 20 à 100 gr par jour.
– essence : 2 à 5 gouttes plusieurs fois par jour, en potion ou sur du sucre (toutes les 5 minutes dans les spasmes) doses moyennes : 0,05 à 0,30 gr par jour (45 gouttes au gr).  

– Elixir stimulant :

alcool de menthe …….. 20 gr
sirop de sucre ……….. 100 gr
eau de cannelle ……    50 gr
par cuillerées à café ou à soupe.

– Potion stomachique :

– alcool de menthe )    aa 15 gr 
– alcool d’anis
– sirop de cannelle )      30 gr
– eau de tilleul  )         120 gr
par cuillerées à café ou à soupe.

usage externe :

– en inhalations (dans l’asthme, la bronchite, les sinusites)
– en onctions pour soulager les migraines, les névralgies dentaires
– contre la gale : voir à lavande : pommade
– pour éloigner les moustiques : déposer pour la nuit quelques gouttes de menthe sur l’oreiller
– l’essence de menthe est utilisée dans les dentifrices, divers collutoires.
Son action antispasmodique est employée dans certains purgatifs.

N.B.

– On ne saurait trop conseiller d’ajouter des feuilles de menthe aux crudités et aux salades.
– La décoction de mousse de Corse dans laquelle on a fait infuser une pincée de feuilles de menthe est un des meilleurs vermifuges pour enfants.
– Contre la suppression des règles : une pincée de feuilles de menthe sauvage, de romarin, d’armoise, de sauge : infuser à froid pendant 8 jours dans de l’eau minérale. Passer. Prendre un verre le matin, à jeun, pendant 10 jours.
 – L’essence de menthe tue le staphylocoque en 3 h 30 (L. Sévelinges). Elle neutralise le bacille de la tuberculose à la dose de 0,4 °/00
– Voir à girofle une formule d’élixir dentifrice.
– Voir à romarin : formule de bains aphrodisiaques.

– Autre élixir dentifrice :

eau-de-vie de gaïac ….     187 gr
eau-de-vie camphrée ……     4 gr
essence de menthe …..      VI gouttes
essence de cochléaria .      VI gouttes
essence de romarin …..      VI gouttes

Spécialités :

– Gouttes aux essences


AUTRES VARIÉTÉS DE MENTHES

MENTHE DU JAPON 

Mentha arvensis, Mentha pipirascens,
son essence contient 75 % de menthol.
Principale source d’essence et de menthol :
plus des 3/4 de la production mondiale.

MENTHE CRÉPUE

Crispa, verte (viridis), aquatique …

MENTHOL

C’est l’alcool mentholique (camphre de menthe) qui se sépare, cristallisé, des essences de menthes soumises à l’action du froid.

PROPRIÉTÉS :

– peu recommandable en usage interne (irritant de l’estomac)
– analgésique local, sous forme de pommades, crayons, contre les névralgies, maux de tête
– antiseptique sous forme d’inhalations, pulvérisations, solutés huileux.

MODE D’EMPLOI :

usage externe :

– contre le coryza : poudres composées au 1/50è et au 1/100è
– contre le prurit : poudre au 1/20è
– vaseline mentholée à 1 %
– crayons antinévralgiques
– solutions alcooliques ou éthérées pour pulvérisations et piqûres d’insectes
– mélanges divers pour analgésie et antisepsie dentaires

– liniment analgésique :

menthol                       3 gr 
chloroforme              15 gr
huile de jusquiame   30 gr

– mélange antinévralgique :

menthol ……..    )  aa         1 gr
gaïacol ……….    )
alcool absolu .   )             18 gr
étendre sur les points douloureux à l’aide d’un pinceau

– mélange contre les névralgies intercostales :

menthol ………… )      aa      5 gr 
camphre
hydrate de chloral
– en onctions sur les points douloureux.

 – mixture pour inhalations :

menthol                        2 gr
teinture de benjoin   100 gr
teinture d’eucalyptus
une cuillerée à café dans un bol d’eau bouillante.

– Comprimés pour inhalations (voir à eucalyptus).

– Pommade antiprurigineuse :

menthol …………  1 gr
oxyde de zinc  25 gr
amidon ………..  25 gr
vaseline ………  49 gr

MENTHE POIVRÉE

PROPRIÉTÉS :

Antispasmodique,
Stomachique,
Carminative
Traitement des atonies digestives, flatulence, aérophagie, nausée, vomissements
Désintoxicant et draineur dans les lithiases biliaires.
Sédatif dans les cas de douleurs, de cholécystite, vertiges migraineux, névralgies et de l’angine de poitrine.
Calmant et antispasmodique dans les dystonies neuro-végétatives et les troubles de la ménopause.
Fatigue générale
Atonie digestive, indigestions, aérophagie
Douleurs gastriques
Ballonnements, diarrhées, choléra, intoxications d’origine
Gastro-intestinale
Spasmes gastriques et coliques
Affections hépatiques
Vomissements nerveux
Palpitations et vertiges
Migraines, tremblements, paralysies
Règles douloureuses et difficiles
Asthme, bronchite chronique
Impuissance (action légère)
Parasites intestinaux

en usage externe :

Migraine, névralgies dentaires
Gale, éloignement des moustiques

MYRTHE

famille des myrtacées

Propriétés balsamiques.
Antiseptique des voies respiratoires supérieures.
Traitement des toux du fumeur : toux d’irritation, toux spasmodiques, catarrhe bronchique.

La myrte :

  • Dissout les sécrétions bronchiques et irritatives provoquées par le tabac.
  • Lutte contre les infections microbiennes des maladies du domaine O.R.L. (diverses formes de rhinites) et des voies urinaires.
  • Astringent, soulage les hémorroïdes et assèche les leucorrhées.

TRÈS NOMBREUSES PROPRIÉTÉS :

Antispasmodique.
Analgésique.
Sédatif du système nerveux et de l’excitabilité cérébro-spinale (migraine, vertiges, insomnie, spasmes).
Anti-infectieux et anti-inflammatoire dans la sphère O.R.L. (Rhinite, rhinopharyngite, sinusite, otite, blépharite et les orgelets).
Modificateur des sécrétions bronchiques dans les toux d’irritation, toux bronchique, toux quinteuse et toux spasmodique des fumeurs.
Efficace dans l’asthme : Bactéricide à l’égard des germes Gram + et Gram.
Traitement des mycoses, candidoses, parasites intestinaux.
Utilisée pour soigner les maladies génito-urinaires, blennorragie, syphilis, chancre, et les cystites et leucorrhées.

Voir : les maladies respiratoires

 

 

 

 

 

 

Cajeput

Photographie de la Malaisie où croît le Cajeput

 

Arbre abondant aux Philippines, Malaisie, Molusques, Iles Célèbes …

 

Parties utilisées :

– Essence obtenue par distillation à la vapeur des feuilles et bourgeons de cajeput

CAJEPUT

Melaleuca leucadendron
Myrtacée

 

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

Cinéol (60 à 75 %), pinène gauche (le niaouli, autre Melaleuca. contient du pinène droit), terpinéol, aldéhydes …

PROPRIÉTÉS :

– antiseptique général (pulmonaire, intestinal, urinaire),
– antispasmodique, antinévralgique,
– vermifuge.

INDICATIONS :

usage interne :

– entérites, dysenteries,
– cystites, urétrites,
– affections chroniques de l’appareil pulmonaire (bronchites, tuberculose),
– laryngites et pharyngites chroniques,
– spasmes gastriques,
– asthme,
– vomissements nerveux,
– règles douloureuses,
– rhumatismes, goutte,
– hystérie, épilepsie,
– parasites intestinaux

usage externe :

– névralgies dentaires et de l’oreille,
– laryngite chronique,
– névralgies rhumatismales,
– plaies,
– dermatoses (psoriasis, acné …).

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

– essence : 2 à 5 gouttes sur un morceau de sucre, 3 à 4 fois par jour (ou en solution alcoolique).

usage externe :

– essence en inhalations (laryngite),
– pommades au 1/5 ou au 1/10, ou solution alcoolique, en frictions contre névralgies rhumatismales, frictions abdominales comme vermifuge, applications sur dermatoses et plaies,
– contre les névralgies dentaires : 1 goutte d’essence dans la dent cariée,
– contre les douleurs de l’oreille : un petit morceau de coton imbibé d’essence introduit dans l’oreille.

SPÉCIALITÉ :

Balseptol