QUE SONT-ILS ?

par Actuarius

On donne, le nom d’eau distillée et mieux d’hydrolats à l’eau par la distillation, des principes volatils des plantes. Actuarius est le premier auteur parlant des hydrolats.
 

 

Deux distinctions

Les anciens parlaient d’eaux essentielles et d’eaux distillées proprement dites. Les premières étaient obtenues par distillation des plantes fraîches sans addition d’eau. Les dernières constituent les hydrolats employés de nos jours.

Éléments propres à fournir les hydrolats

L’eau, puis des racines, des écorces, des feuilles, des fleurs, des fruits, des semences.

Il est nécessaire de choisir avec soin les végétaux à traiter :

Sureau, mélilot, coriandre, serpolet etc. Les racines sont à prendre au moment où cesse la végétation, les feuilles au début de la floraison, les fleurs après complet épanouissement, les fruits et les semences à maturité complète.

On emploie les substances fraîches ou sèches : les fraîches sont celles qui perdent de leur odeur par la dessiccation ; sèches, celles qui ne perdent rien par cet effet, voire même qui gagnent en suavité.

Quand se forment les essences ?

Soit les essences sont toutes formées dans les végétaux, soit elles prennent naissance au contact de l’eau et pendant la dessiccation. Les matières premières destinées à la préparation des eaux distillées sont choisies et mondées avec soin : la technique est de diviser les racines et les écorces ; parfois on coupe les feuilles et les fleurs.

La distillation

Certaines substances exigent une macération plus ou moins longue avant d’être soumises à la distillation. Celle-ci se fait soit sur le feu, soit à la vapeur. L’utilisation du feu est le plus courant ; la vapeur s’applique pour les plantes d’odeur douce et agréable que le feu altérerait.

Début de la préparation

Au moment où ils viennent d’être préparés, les hydrolats ont une odeur et un goût de feu qu’ils perdent au bout de quelque temps, aussi est-il bon de ne les employer qu’ après 1 à 2 mois de préparation. On peut les leur enlever de suite en les frappant avec de la glace.

Variations de quantités

La quantité d’eau distillée que doit fournir un poids de substance varie selon cette dernière. Il faut absolument séparer des eaux distillées, l’huile en excès, qui quelquefois, dans l’eau de Laurier-cerise, par exemple, pourrait occasionner des accidents graves.

Qualités extérieures des eaux distillées

Les eaux distillées sont incolores, limpides à l’exception de l’eau distillée de cannelle, qui est toujours opalescente. Elles sont habituellement neutres : parfois, elles possèdent une réaction faiblement acide. En général leur odeur rappelle celle de la plante utilisée pour leur préparation. La distillation seule doit servir à la préparation des hydrolats. Les hydrolats peuvent contenir beaucoup de principes volatils parfois mal déterminés.

Qualités intrinsèques des eaux distillées

Les hydrolats s’altèrent très vite. Il se produit peu à peu, à l’intérieur, un dépôt de matière floconneuse, blanchâtre ou verdâtre. Il s’agit de végétaux microscopiques dont la multiplication rend parfois le liquide à l’image du blanc d’œuf. Ces végétaux sont des algues. D’après Barnouvin, la présence des bactéries, dans un hydrolat indiquerait une altération avancée ; dans une eau neutre ou alcaline, leur existence ne serait une preuve d’ancienneté que si les bactéries sont très nombreuses.

Eau distillée de laurier-cerise Feuilles fraîchement cueillies de laurier-cerise
Eau ordinaire
1000g
4000g
Calmant de la toux très souvent employé, on l’utilise aussi comme antiprurigineux
Eau de lavande de Smith Essence de lavande
Teinture d’ambre
Eau de Cologne
Alcool
60g
30g
500g
1000g
 
Sous le nom d’Eau de lavande anglaise, certains livres préparent ainsi : Alcool rectifié
Eau de roses
Essence de bergamote
Ambre gris
Essence de lavande
Ammon liquide
Musc
Fleurs de lavande
750g
375g
4g
0.30g
15g
2g
0.20g
30g
 
Eau de Saint-Jean Sulfate de zinc
Sulfate de cuivre
Stigmates de safran
Alcool camphré
Eau distillée
3g
1g
0.25g
360g
qs 1000g
Dissoudre les 2 sels dans l’eau, ajouter le safran et l’alcool camphré et laisser macérer 48h ; filtrer et conserver en vase clos.
S’utilise pure ou coupée avec de l’eau, contre les entorses, luxations, fractures.
Il peut aussi être employé comme collyre.

Les eaux distillées entrent dans la préparation des potions, sirops et collyres, entre autres. Pour connaître doses et  propriétés médicinales, il est nécessaire de se référer à chaque substance. Même si nous ne sommes pas parfumeurs, il peut parfois s’avérer utile de connaître de quoi sont composés les produits que nous utilisons dans l’esthétique ou le médicinal pour éviter les interactions ou tout simplement par simple esprit de curiosité.

Les anciennes pharmacopées indiquent de très nombreuses préparations d’eaux distillées Actuellement, elles ne sont plus d’aucun usage. Cependant quelques hydrolats développent des propriétés médicinales spécifiques exploitées par l’industrie de la phyto-cosmétique.

LES HYDROLATS SUR LA PEAU

LES EAUX DISTILLEES

Bien des hydrolats sont très actifs sur la peau, entre autres :

– L’eau distillée de LAURIER-CERISE

Employée à l’extérieur comme topique sur les plaies inertes et rebelles, sur les brûlures, ou pour calmer les douleurs cancéreuses, le prurit dartreux et la toux.

– L’eau distillée de FLEUR D’ORANGER

Ayant des vertus antispasmodiques connues.

– Laurier, lavande, millepertuis, origan, sauge, eucalyuptus, mimosa, aubépine, thym, sarriette

Qui sont actifs pour la thérapeutique anti-rides avec les hydrolats sur la peau : On peut les mélanger pour combiner leurs propriétés particulières et s’en servir comme support principal.

Pour obtenir de l’efficacité, le dosage recommandé des hydrolats associés est de l’ordre de 80 à 90 %. Et moins, de 26 à 30 % s’il y a apport d’autres matières de base dans les préparations.

Recette d’une lotion adoucissante et revitalisante

Pour une peau couperosée, elle peut se faire avec :

– 35 ml d’EAU DE ROSE,
– 35 ml d’EAU D’HAMMAMELIS,
– 10 ml d’EAU D’ORANGER,
– 20 ml d’EAU DE VOLVIC

LES EAUX FLORALES

Il s’agit « d’eaux de plantes » chargées de principes volatils, de parties de plantes ou de poudre de plantes, que la distillation libère. Le procédé de la distillation le plus usité est à feu nu. Sinon, quand il faut traiter les plantes d’odeur douce, agréable que le feu altérerait, elle se pratique à la vapeur d’eau.

Si on est dans le métier, il va s’avérer nécessaire de s’initier à la dernière forme d’expérience en aromathérapie et phyto-cosmétique qui est celle des hydrolats ou eaux distillées.

LES HYDROLATS ET EAUX DISTILLEES

Tout d’abord, l’alambic est disposé de telle sorte que la vapeur d’eau arrive dans le bain-marie avec ou sans addition d’eau. Cette vapeur traverse la couche de plante, se charge de ses principes volatils puis,  va se condenser dans le serpentin. Ensuite, on recueille l’hydrolat, encore appelé EAU FLORALE ou EAU DISTILLEE.

Les hydrolats peuvent être obtenus de différentes façons. Premièrement, à partir de la plante fraîche, mais aussi avec la plante sèche entière,  ou certaines de ses parties qui ont été macérées plus ou moins longtemps. La distillation est faite au bain-marie, sans addition d’eau. Les matières premières destinées à la préparation des hydrolats seront choisies et mondées avec soin. Le distillateur sépare et divise les racines, les écorces, les bois et les tiges. Les racines sont ramassées au moment où sèche la végétation. Les feuilles, qui seront contusées, froissées, au début de la floraison. Les fleurs, triturées, sont retenues après épanouissement. Enfin, les semences sont utilisées à maturation complète.

Attention aux procédés frauduleux

La distillation seule doit produire les hydrolats. En effet, il existe des manipulations défectueuses qui consistent à émulsionner l’eau avec des huiles essentielles, du sucre ou du carbonate de magnésium, ou encore distillent de l’eau additionnée d’huile essentielle. Pourtant, il ne s’agit plus alors d’hydrolats. D’autres procédés frauduleux et mauvais consistent à ajouter de l’eau à des hydrolats très chargés. Alors, comme certains acides volatils peuvent contenir d’autres principes volatils, inconnus ou non déterminés, des interactions imprévues peuvent se produire.

Propriétés médicinales des hydrolats

Les hydrolats développent des propriétés médicinales spécifiques, renforcées, similaires à celles des infusions et des décoctions. Néanmoins, ils déterminent une action thérapeutique différente de celle des huiles essentielles et ne doivent pas être utilisées comme elles. En règle générale, il faut savoir que les hydrolats renferment d’autres principes végétaux. Et qui prennent du relief dans la pharmacopée galénique. On achète, potions, sirops, lotions, collyres, gélules, complexes aromatiques 

De nombreux hydrolats sont très actifs sur la peau. En topique, l’eau distillée de laurier cerise est employée sur les plaies, sur les brûlures, pour calmer les douleurs cancéreuses, le prurit dartreux et la toux. L’eau d’oranger a des vertus antispasmodiques connues. Et, pour la thérapeutique anti-rides, il faut citer les hydrolats de saponaire, de souci qui, parmi d’autres, sont les plus agissants. Et, on peut s’en servir comme support principal d’une dilution de l’ordre de 80-90 %, ou les associer pour renforcer leurs propriétés particulières.

L’efficacité optimum s’établit avec des dosages de 26 à 30 % en cas d’apport d’autres matières de base pour la fabrication d’un produit.

La concentration des hydrolats va de 1 à 1/5, c’est-à-dire qu’avec une partie de substance, on obtient une à cinq parties d’hydrolat.

Hydrolats et huiles essentielles

Les huiles essentielles gardent au mieux leurs qualités odoriférantes dans les hydrolats du fait qu’elles y sont simplement en suspension dans l’eau. Dans les alcoolats leur odeur est masquée par celle de l’alcool.

Certains hydrolats préparés de toute pièce renferment des matières organiques susceptibles de se décomposer, de donner des réactions verdâtres. D’où une qualité qui risque en être altérée. Les hydrolats doivent apparaître incolores, limpides, habituellement neutres. Parfois ils développeront une réaction faiblement acide due à des acides volatils. Leur odeur doit être forte et rappeler celle de la plante utilisée pour leur préparation.

Fragilité des hydrolats

L’hydrolat s’altère rapidement vu qu’avec le temps, il se produit un dépôt de matières floconneuses, blanchâtres ou verdâtres qui se nomme, la floculation. Il s’agit des micro-organismes appartenant à la famille des algues, des champignons ou des bactéries. Autrement dit, dans un  hydrolat normalement acide, la présence de bactéries abondantes indique une altération avancée et peut être une preuve d’ancienneté. Et certains distillateurs peu scrupuleux peuvent ajouter des réactifs pour corriger l’hydrolat altéré. Tandis qu’on a pu constater qu’une goutte d’huile essentielle de Lavande mise dans l’hydrolat stoppait ou évitait la floculation.

Volatilité des hydrolats

Les hydrolats peuvent être mis dans des saturateurs en terre poreuse. Comme ils sont aussi volatils que les huiles essentielles, ils s’évaporent de leur arôme lorsque les saturateurs s’imprègnent des hydrolats et des huiles essentielles qui sont en suspension bien que les pores ne soient pas bouchés. De ce fait, la diffusion des hydrolats et des huiles essentielles qui y sont en suspension, s’opère rapidement et efficacement dans l’air ambiant.

 

LES EXTRAITS

 
 

NE VOUS TROMPEZ PAS DE PRODUIT

Vous cherchez une eau florale ou un hydrolat ?

C’est en pharmacies ou en magasins bio que vous avez le plus de chances de trouver un hydrolat ou une eau florale de qualité. Dans les grandes surfaces, vous risquez d’acheter un hydrosol. Celui-ci peut contenir toutes sortes d’adjuvants dont des alcools, des stabilisants et des conservateurs.
Évitez de les consommer.

 
 

 

COMMENT LES UTILISER

Les eaux florales offrent de multiples usages. Ils peuvent être utilisés autant en cosmétologie qu’en alimentation ou en thérapeutique. En vaporisation, elles tonifient la peau, terminent le démaquillage ou, à l’inverse, le fixent. Sur une compresse, elles réhydratent la peau, font dégonfler ou apaisent une démangeaison. En bain de bouche, elles donnent une bonne haleine.

 

Les extraits sont des médicaments officinaux, nombreux et fort utilisés.

Ils résultent de l’évaporation jusqu’à consistance fluide, molle, ferme ou sèche, d’un suc ou d’une solution obtenue en traitant une substance végétale ou animale par un véhicule vaporisable (eau, alcool, éther, plus rarement vin, vinaigre ou l’eau.

L’avantage qu’on se propose d’obtenir avec la préparation des extraits est d’obtenir sous un plus petit volume, les principes actifs des substances médicamenteuses.

Leurs conditions d’efficacité reposent presque entièrement sur la manière de les préparer.


Différentes préparations sont proposées :

  1. Les extraits faits avec le suc, sans emploi d’un véhicule,
  2. Les extraits aqueux ou hydrauliques,
  3. Les extraits alcooliques ou hydroalcooliques, qui sont des extraits mixtes qui mettent en œuvre 2 véhicules (alcool et eau) afin d’augmenter leur activité,
  4. Les extraits éthérés ou éthériques,
  5. Les extraits fluides.

PROCEDES DES HYDROLATS

Obtention du liquide extractif

L’extraction


– Macération, qui consiste à maintenir le produit en contact avec le solvant à froid,
– Digestion, qui consiste à maintenir en contact le produit avec le solvant à une température inférieure à l’ébullition, mais supérieure à la température ordinaire,
– Décoction, qui consiste à maintenir le produit en contact avec le solvant à l’ébullition,
– Infusion qui consiste à verser sur le produit le solvant généralement bouillant, et à laisser ensuite refroidir.

Lixiviation

– Lorsqu’ travers une substance renfermant des principes solubles, on fait passer un liquide quelconque (eau, vin, alcool, éther, etc.) soit froid, soit chaud, on opère une lixiviation.

LES EXTRAITS

La conservation des extraits

Les extraits se conservent bien dans de petits pots de faïence, de grès ou de porcelaine bouchés et recouverts d’un matériau (parchemin, feuille d’étain scellée avec de la cire, feuille de caoutchouc).

Un meilleur moyen peut être est leur conservation des flacons à large ouverture et bouchés à l’émeri.

On peut encore mettre les pots à extrait dans des boîtes en fer, ou employer un flacon dessiccateur (Berjot) ou se servir de flacons bouchés d’une capsule de verre.

Les extraits conservés dans des pots ordinaires doivent être tenus en lieu sec, à l’abri de la lumière.

Extraits qui ne peuvent se conserver au-delà d’une année :

– Extraits d’aconit, de ciguë, de belladone, de jusquiame, de colchique, digitale, fumeterre, bardane, pissenlit, rhus radicans, stramoine.

Extraits se conservant plus longtemps même à l’air :

– Extraits d’absinthe, arnica, aunée, cantharides, colombo, douce-amère, gentiane, ipécacuanha, houblon, ményanthe, rhubarbe, valériane ;

Extraits se conservant indéfiniment :

– Extraits de gaïac, noix vomique, opium, pavots, quassia, quinquina.

EXTRAITS NATURELS FAIBLEMENT ALCOOLISES

ail – tilleul-oranger
– oignon – mure
– radis noir – nerprun
ou raifort  

EXTRAITS SUR SOLVANT HUILEUX OU MIXTE

– camomille
– sauge sclarée
– camomille camphrée – gingembre
– souci – ginseng
– arnica – gingko


EXTRAITS DE FLEURS FAIBLEMENT ALCOOLISES OU SUR SOLVANT HUILEUX

– Muguet
– œillet
– Rose – violette
– Bleuet – iris
– Chèvrefeuille  
 

EXTRAIT D’OEILLET

Famille des caryophyllacées. Originaire d’Europe.
 

EXTRAIT DE PÉTALES D’OEILLET

Il passe pour béchique et tonique et fébrifuge. Il calme les toux, la soif des fiévreux et la fièvre.
 

EAU FLORALE D’OEILLET

Elle a les mêmes propriétés.
 

L’EAU FLORALE DE ROSES

Est connue pour ses qualités adoucissantes et calmantes, convenant à tous les types de peaux.

EXTRAIT DE BLEUET

Famille des synanthérés.
Provient d’Europe.
Propriétés astringentes, aptes pour soigner les ophtalmies (par des compresses ou bains d’yeux).
L’eau florale de bleuet a les mêmes propriétés.

EXTRAIT DE CHÈVREFEUILLE

Famille des caprifoliacées.
Les extraits de feuilles ont des propriétés astringentes et peuvent servir à faire des gargarismes astringents.

L’EAU FLORALE DE CHÈVREFEUILLE

Elle a des propriétés béchiques et cordiales, diurétiques et sudorifiques qui permettent de calmer la toux et d’améliorer les œdèmes dus à une mauvaise circulation générale et ses conséquences.

EXTRAIT DE VIOLETTE ODORANTE

Famille des violacées.
Croissant dans les bois.
Propriétés béchiques.
Calme la toux.

EXTRAIT DE RACINE DE VIOLETTE

Il est vomitif.
C’est un dépuratif qui est employé pour soigner les maladies de la peau.
Propriétés odorantes exploitées en parfumerie.

EXTRAIT D’IRIS FRAIS

Famille des iridacées.
Croît aux environs de Florence.
Certaines variétés passent pour être diurétiques purgatives (anurie, constipation) et émétique à haute dose.
Propriétés odorantes exploitées en parfumerie.
La distillation du rhizome d’iris donne le myristat d’isopropyle qui est un solvant.

 

EXTRAIT DE GINSENG

Famille des arialiacées.
Provient de Corée, d’Amérique.
Possède des propriétés stimulantes, excitantes qui agissent sur le cortex; une action hypoglycémiante, un effet accélérateur des phénomènes sexuels. Ce qui le rend apte à soigner la fatigue, l’asthénie, la frigidité, l’impuissance, les insuffisances glandulaires.

EXTRAIT DE MUGUET

Famille des liliacées-asparaginées.
Cultivé en Europe.
La plante fleurie, sèche, développe une action cardiotonique et diurétique qui la fait utiliser pour soigner certaines insuffisances valvulaires du cœur, les palpitations, les arythmies, les gênes respiratoires.
Pour l’usage cosmétique, le parfum a une odeur très fine et suave, mais il est difficile à recueillir.

EXTRAIT DE ROSE (PETALES)

Famille des rosacées.
Originaire d’Europe.
Très riches en tanin, les extraits de roses développent des propriétés toniques, astringentes, constipantes qui les font agir pour soigner la diarrhée, la dysenterie, l’hémoptisie.
Il est utilisé en gargarisme contre les maux de gorge et en compresse contre les maux d’yeux.
Le parfum est particulièrement suave.

EXTRAIT D’ARNICA OU HUILE D’ARNICA

Famille des composacées.
Provient des montagnes de l’Europe, Suisse, Allemagne, Vosges et de l’Amérique.
Propriétés stimulantes du système nerveux et musculaire.
Action sur la peau.
L’arnica est un excitant, cicatrisant.
Il est utilisé quand il y a eu coups, hématomes, traumatismes sans plaies.
Il faut diluer l’arnica car il peut occasionner des dermatites s’il est employé sans précaution.

EXTRAIT DE SAUGE SCLAREE

Se référer à l’essence de sauge.
Mêmes propriétés et même mode d’emploi.

EXTRAIT HUILEUX OU AQUEUX DE GINGEMBRE

Famille des zingibéracées.
Provient de l’Inde et de la Jamaïque.
Propriétés excitantes et stomachiques ainsi que carminatives qui le rendent aphrodisiaque et pectoral.
Servirait en gargarisme contre l’aphonie.
Est sudorifique.

EXTRAIT ALCOOLISE DE GINGKO

Famille des ginkoacées. Originaires de la Chine et du Japon.
A des propriétés anthelmintiques.
Possède une action vaso-régulatrice au niveau des artères.
Normalise le calibre des artères et des capillaires.
Facilite la circulation de retour, ce qui lui confère des indications thérapeutiques pour soigner l’insuffisance circulatoire cérébrale (vertiges, pertes de mémoire, baisse des facultés intellectuelles), les séquelles d’accidents vasculaires cérébraux, la fragilité capillaire, la phlébite.

EXTRAIT DE CAMOMILLE OU HUILE DE CAMOMILLE :

Propriétés bactéricides vis-à-vis des écolis, pseudomonas, streptocoques, bacilles subtilis, propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires (couperose) et adoucissantes.

S’applique en topique sur les eczémas et ulcères, le prurit, l’urticaire, toutes les infections cutanées.

HUILE DE CAMOMILLE CAMPHRÉE :

Mêmes propriété que l’extrait de camomille. Complète l’action de l’huile de camomille par une efficacité résolutive et anesthésiante.
 

EXTRAIT DE SOUCI OU HUILE DE SOUCI :

Famille des synathérées. Cultivé en Grande-Bretagne et au Pays-Bas.
Nombreuses propriétés, anti-inflammatoire pour soigner la couperose, antiseptique pour les peaux séborrhéiques.
Autres vertus : anti-spasmodique, cholérétique pour soigner les ictères, emménagogue pour traiter les dysménorrhées.
Très bon régulateur, employé au retour d’âge et contre l’anémie graisseuse.
L’huile de souci détruirait les cors et réduirait les tumeurs de toutes natures.

EXTRAIT DE RAIFORT :

Famille des liliacées.
Cultivé dans nos contrées.
Exerce une action diurétique très puissante, dissolvant les chlorures et éliminant l’urée.
Cela le fait conseiller pour soigner l’azotémie, la chlorurémie, les oliguries, les œdèmes, les ascites, l’hydropisie, la cirrhose du foie, la péricardite, la congestion cérébrale, les bourdonnements d’oreilles, les rhumatismes, l’obésité.
Il est hypoglycémiant (diabète).
C’est un équilibrant glandulaire permettant de soigner les adénites, le lymphatisme, un antiscléreux intéressant dans le traitement pour l’artériosclérose, la sénescence, les asthénies.
C’est également un anti-infectieux et antibiotique efficace pour soigner les staphylococcies.
On recommande d’en faire des cataplasmes sur les verrues, engelures, crevasses, tâches de rousseur.

EXTRAIT DE TILLEUL-ORANGER :

Famille des liliacées et des aurantiacées.

Propriétés du tilleul sédatives, antispasmodiques, hypotenseuses, cardiotoniques, sudorifiques, diurétiques ; complétées par celles de l’oranger qui sont essentiellement antispasmodiques et légèrement narcotiques.

La composition donne un extrait tilleul-oranger qui soulage les migraines, indigestions, troubles nerveux, insomnies, fièvres, refroidissements, grippe, sciatiques.

EXTRAIT DE MURE :

Famille des urticacées-morées.

Originaire de Chine.

Les fruits composés, mûres de mûrier, peuvent servir à faire, soit un sirop acide, soit un extrait qui contient de l’acide citrique et qui est astringent, employé pour soigner les inflammations de la gorge ou de la bouche.

L’extrait de feuilles de mûres aurait des propriétés hypoglycémiantes ; il soignerait donc le diabète.

EXTRAIT DE NERPRUN :

Famille des rhamnacées.

Originaire d’Europe.

Propriétés purgatives.

 

EXTRAITS D’AIL ET D’OIGNON

EXTRAIT D’AIL :

Faiblement alcoolisé.

Famille les liliacées croissant en Sicile, Espagne, Egypte, Algérie.

Très nombreuses propriétés antiseptiques, intestinales et pulmonaires.

Bactéricide utilisé pour soigner les maladies infectieuses (grippe, typhoïde, diphtérie),

bronchite chronique, gangrène, tuberculose, emphysème (modification des sécrétions bronchiques), coqueluche, diarrhée, dysenterie, spasmes intestinaux.

C’est un hypotenseur, vaso-dilatateur des artérioles et des capillaires.

Il permet de soulager les fatigues cardiaques, les spasmes cardiaques, le pouls accéléré.

Il dissout l’acide urique, fluidifie le sang, donc améliore une mauvaise circulation et se voit indiqué pour soigner les rhumatismes, la goutte, les lithiases urinaires, l’œdème des jambes, varices, hémorroïdes.

Il est stomachique, tonique, luttant contre les faiblesses de toutes nature, les asthénies, le manque d’appétit.

C’est un vermifuge (ascaris, oxyures, ténia).

EXTRAIT D’OIGNON :

Famille des liliacées. Cultivé dans nos contrées.

Exerce une action diurétique très puissante, dissolvant les chlorures et éliminant l’urée. Cela le fait conseiller pour soigner l’azotémie, la chlorurémie, les oliguries, les œdèmes, les ascites, l’hydropisie, la cirrhose du foie, la péricardite, la congestion cérébrale, les bourdonnements d’oreilles, les rhumatismes, l’obésité.

Il est hypoglycémiant (diabète). C’est un équilibrant glandulaire permettant de soigner les adénites, le lymphatisme ; un antiscléreux intéressant dans le traitement pour l’artériosclérose, la sénescence, les asthénies.

C’est également un anti-infectieux et antibiotique efficace pour soigner les staphylococcies.
On recommande d’en faire des cataplasmes sur les verrues, engelures, crevasses, tâches de rousseur.

 

LES EAUX FLORALES

L’hydrolat de camomille

Il apaise la peau

Peu connu, l’hydrolat de camomille a des vertus apaisantes, digestives et cicatrisantes. Il calme les éternuements en période de rhume des foins.

Sur une compresse :

Au printemps, déposez un peu d’hydrolat sur un mouchoir et passez-le sous votre nez lors des crises de coryza saisonnières. Si vous n’avez pas de désinfectant, vous pouvez également nettoyer une petite plaie avec de l’hydrolat de camomille.

En vaporisation :

Il raffermit la peau et apaise également les coup de soleil.

En bain d’œil :

En cas d’yeux irrités, dans un petit récipient, mélangez 50 % d’hydrolat de camomille avec 50 % d’eau distillée. Faites un bain d’œil avec ce mélange. Changez le bain pour traiter l’autre œil.

En soin interne :

Surmenée ? Mettez 1 cuillerée à soupe d’hydrolat de camomille dans 1 l d’eau. A boire dans une journée.

L’hydrolat de thym

Il tonifie

Réchauffant, cet hydrolat est un excellent tonique corporel. Son action circulatoire relance l’énergie et il aide l’organisme à évacuer toxines et virus en hiver.

En vaporisation

Eczéma, rougeurs, réaction allergique cutanée ..

Une pulvérisation d’hydrolat calmera ces manifestations désagréables.

En soin interne

Vous enchaînez les rhumes ? Relancez votre système immunitaire en buvant à petites gorgées cette préparation au cours d’une journée : ajoutez 1 cuillerée à soupe d’hydrolat de thym dans 1 l d’eau.

L’eau florale de fleur d’oranger

Elle tranquillise et aide à trouver le sommeil.

C’est la préférée des enfants, qui apprécient son odeur et son petit goût. Digestive, elle permet de drainer le foie. Calmante, elle tranquillise les personnes angoissées. Une cuillerée à café d’eau de fleur d’oranger peut aussi être ajoutée aux desserts (salades de fruits, pâte à crêpes, tarte, gâteau, flan …) à condition qu’il s’agisse de la véritable eau de fleur d’oranger et non pas d’un hydrosol.

Sur une compresse :

Vous avez la peau sèche ? Terminez votre démaquillage par une application d’eau florale de fleur d’oranger.

En vaporisation :

Votre enfant ne veut pas dormir ? Pulvérisez un peu d’eau florale de fleur d’oranger sur son doudou.

En soin interne :

Quelques gouttes dans un lait chaud permettent de mieux dormir.

L’eau florale de rose de Damas

Elle rajeunit et rassure

C’est l’eau anti-âge par essence, car il s’agit d’un antirides naturel qui rafraîchit et raffermit tous les types de peau. Elle équilibre aussi le système hormonal. Ce qui est particulièrement intéressant lors de la ménopause. Légèrement euphorisante, elle régule l’appétit et permet de positiver.

Sur une compresse

SI vous avez de la couperose sur les joues, laissez poser des compresses d’eau de rose de Damas pendant dix minutes tous les soirs.

En vaporisation

Vaporisée sur le visage, le soir avant d’aller vous coucher, elle remplacera une crème de nuit.

L’eau florale de lavande

Elle calme l’esprit

C’est la plus connue des eaux florales, souvent employée pour parfumer agréablement le linge. C’est aussi une lotion antiseptique pour les peaux grasses.

Sur une compresse

Si vous avez la peau grasse : chaque soir, tamponnez-vous le visage après le démaquillage avec un coton imprégné d’eau florale de lavande.

En vaporisation

Pour soigner les brûlures. Laissez couler de l’eau froide sur la blessure. Puis, vaporisez de l’eau florale de lavande dessus.

En soin interne

Une cuillerée à soupe d’eau florale de lavande dans 1 l d’eau si vous êtes angoissée. Buvez cette préparation tout au long de la journée.

Le chiendent des Indes

C’est la racine fibreuse de l’Andropogon muricatus Retz ou Vetiveria Zizanioides Stapf (Graminées).  Elle a une odeur forte et tenace.

L’huile essentielle de Vetiver, ou VetyverVetiveria zizanioides, graminée odorante

 

L’huile essentielle de Vétiver est un excitant ; mais il est beaucoup moins employé en médecine, que dans l’économie domestique. Les racines du vétiver contiennent des insecticides naturels (terpènes) ; de petites quantités regroupées peuvent être utilisées pour combattre les mites.

 
 

C’est un excitant ; mais il est beaucoup moins employé en médecine, que chez les particuliers, comme désinfectant des vêtements ou pulvérisé pour les parfumer.

L’essence de Vétiver est distillée en Europe avec les racines sèches (2 à 3%) elle a une densité de 1,015 à 1,030 ; l’essence distillée à la Réunion est plus légère (densité = 0,990 à 1,020).

Toutes les deux sont dextrogyres (de + 22° à + 37°) et assez visqueuses ; elles donnent une solution limpide avec 2 p. d’alcool à 80 c, mais un excès du dissolvant trouble de liquide.

Elles renferment un sesquiterpène, le vétivène : des alcools, parmi lesquels le vétivérol, des esters, des cétones, vétirone et vétivérone.

Elles sont utilisées dans la confection de parfums du type Patchouli.

Le vétiver ou Vétyver est aussi nommé chiendent des Indes. C’est la racine fibreuse de l’Andropogon muricatus Retz ou Vetiveria zizanioides Stapf (Graminées). Elle a une odeur forte et tenace. L’essence de Vétiver est distillée en Europe avec les racines sèches. Elle renferme un sesquiterpène, le vétivène : des alcools, parmi lesquels le vétivérol, des esters, des cétones, vétirone et vétivérone. 

Ses atouts

Tonique circulatoire, elle s’utilise dans les cas de varices et d’œdèmes.

Biologie, immunité, elle stimule les défenses immunitaires.

Calmante, surnommée l’huile de la tranquillité, elle soulage et apaise. Elle est recommandée aux personnes en situation de stress, de nervosité ou sujettes aux insomnies.

Applications pratiques

En cas de problème de circulation, de jambes lourdes : mélanger 3 gouttes d’huile essentielle de vétiver dans 1 cuillère à soupe d’huile végétale et procéder à un massage des jambes, remontant des chevilles aux genoux.

Pour réguler le stress ou l’agitation : diluer 3 gouttes d’huile essentielle de vétiver + 3 gouttes d’huile essentielle d’orange douce dans 1 cuillère à soupe d’huile végétale. Verser dans l’eau du bain et y rester une dizaine de minutes.

Si vous souffrez d’insomnies : dans un petit flacon, mélanger 10 gouttes d’huile essentielle de vétiver + 10 gouttes d’huile essentielle de camomille + 10 gouttes d’huile essentielle de mélisse. Prendre 1 goutte de ce mélange le soir, dans une petite cuillère de miel, trois ou quatre heures avant le coucher.

Pour parfumer la maison (et stimuler ses défenses immunitaires) : verser quelques gouttes d’huile essentielle de vétiver dans votre diffuseur et mettre en marche pendant 4 à 5 minutes. Il est possible d’associer à quelques gouttes d’huile essentielle de bergamote ou de ciste ladanifère.

 
 
 

LES LOTIONS

A FAIRE CHEZ SOI

Les lotions sont des préparations aqueuses, parfois légèrement alcoolisées qui contiennent, en solution ou en suspension, diverses substances médicamenteuses et qui sont destinées à être appliquées sur la peau ou les muqueuses.

Il en existe de nombreuses dans le commerce avec indication des composants. Mais qui n’a jamais eu l’idée d’en créer soi-même ? Voici une liste non exhaustive d’indications pour fabriquer des lotions santé et d’autres, basiques, de beauté pour conserver douceur et hydratation de la peau.

1/ Lotion anticancéreuse (Cheston)

Cancers et ulcères malins

– Teinture de Cheston

Feuilles fraîches de laurier-cerise : 125 g Eau bouillante : 1 000 g. Faire infuser et ajouter au produit filtré : Sirop de miel : 125 g.

2/ Autre formule :

Chlorate de potassium : 15 g Teinture d’opium : 8 g Acide chlorhydrique : gouttes XL (comme pour les tee-shirt: grosses gouttes) Eau : 600 g

Lotion contre l’acné (Hardy)

Bichlorure de mercure : 0,1 g Eau distillée : 100 g Alcool : Q.s. 1 cuillerée à café dans un verre d’eau tiède.

Lotion contre les éphélides (Hardy)

Sublimé : 0,50 g Sulfate de zinc : 2 g Acétate de plomb : 2 g Eau distillée : 125 g Alcool : Q.s pour dissoudre le sublimé Agiter au moment de s’en servir.

Lotion contre l’eczéma (Pecten)

Amandes amères : 40 g Sublimé corrosif : 0,40 g Alcool : 10 g Eau : 250 g

Lotion ou cosmétique d’AlibertL

Eau de roses : 1 000 g Savon amygdalin : 12 g Pommade aux concombres : 90 g Bien diviser le savon à l’aide de la pommade puis ajouter l’eau peu à peu.

Lotion cosmétique Laforest

Vin rouge : 360 g

Sulfate de fer : 7 g

Sel normal : 4 g

Faire chauffer quelques minutes, et ajouter :

Oxyde de cuivre : 4 g

Laisser encore 2 minutes au feu et ajouter :

Poudre de noix de galle : 7 g

Pour noircir les cheveux. On les frotte de cette liqueur, on les dessèche avec un linge chaud au bout de quelques minutes, et on les lave avec de l’eau ordinaire.

Lotion de glycérine (Stratin)

Borax : 2 à 4 gEau : 120 gGlycérine : 30 g

Pour gerçures, écorchures, fissures du mamelon, des lèvres, de la langue, des mains :

Lotion de Gowland – Émulsion cosmétique de Gowland, Liqueur de Gowland

Amandes amères : 90 g
Eau : 500 g
Sublimé corrosif : 0,8 g
Sel ammoniac : 1,8 g
Alcool : 15 g
Eau de laurier-cerise : 15 g
Piler les amandes mondées ou dépoudrées avec de l’eau simple ;
Passer.
D’autre part, dissoudre les sels dans l’hydrolat de laurier-cerise et l’alcool et mêler les deux liqueurs.

La lotion de Gowland

Ainsi appelée du nom de son inventeur, cette lotion jouit en Angleterre d’une très grande réputation comme médicament et cosmétique. Lorsqu’on veut s’en servir, il faut bien remuer la bouteille, imbiber un linge avec lequel on lotionne la partie affectée. Dans certains cas, on peut laisser les compresses agir pendant un certain temps. Pour la toilette, on l’étend avec de l’eau.

Lotion oculaire

(Voir maladies oculaires) Acide borique : 4 g Sulfate de zinc : 2 g Eau distillée d’hamamélis : 32 g Eau distillée de rose : 220 g A diluer avec de l’eau tiède et appliquer à l’aide d’une œillère.

Lotion pour les dartres

Lotion savonneuse

Savon blanc : 60 g
Eau : 1 000 g
Dissoudre à chaud. Pour guérir les dartres.
Les ingrédients de ces produits s’achètent en pharmacies.

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