LE THERMALISME

Un exemple de complémentarité dans les médecines naturelles

Un parallèle entre le thermalisme et la phytothérapie démontre l’abondance de points communs entre ces deux thérapeutiques. Il n’y a d’ailleurs pas de saison pour prévoir une cure thermale dans une station, nous pouvons anticiper l’hiver avec une cure adaptée (La Roche Posay).

L’histoire du thermalisme est millénaire

L’archéologie a mis à jour des recueils de phytothérapie vieux de 4000 ans. L’image du thermalisme est marquée par les vestiges des sources thermales gréco-romaines, mais il existait déjà bien avant cette époque. Pendant des milliers d’années, les plantes et les eaux thermales ont été les seuls moyens thérapeutiques dont disposaient les hommes. Puis, au début du XXè siècle, thermalisme et phytothérapie ont été quelque peu occultés par l’apparition de la chimie de synthèse à qui on prêtait un pouvoir universel et sans faille pour le traitement des maladies. Le thermalisme a connu un regain de faveur après 1945. Le renouveau du traitement par les plantes est plus récent.

Mais le parallèle ne s’arrête pas là

Le corps médical connaît un intérêt croissant pour cette médecine ancienne et les travaux modernes commencent à confirmer et à expliciter l’action thérapeutique, en laissant entrevoir un domaine d’application jusqu’alors méconnu. L’eau thermale est une eau naturelle qui, en traversant les différentes strates du sol, s’est chargée en minéraux. Chaque source est alors unique et aucun chimiste n’a pu la reconstituer artificiellement. La plante, quant à elle, puise du sous-sol, par ses racines, les sels minéraux indispensables à son développement. Elle synthétise alors une infinie variété de composants. Chacune de ces plantes est unique et inimitable. La richesse minérale des eaux thermales et des plantes est incomparable ; selon les sources et selon les plantes, on y trouve des oligo-éléments et minéraux essentiels à l’organisme humain :

– silice, potassium, chrome, sélénium, zinc, calcium, phosphore, magnésium,  iode, manganèse.

Même champ d’action thérapeutique

Même historique, même richesse, les plantes et la médecine thermale sont interactives : elles agissent sur le terrain autant que sur la maladie.

Les effets de la cure thermale ne sont pas, le plus souvent, immédiats mais se font ressentir pendant de longs mois.

De la même façon, les plantes ont une action thérapeutique progressive et en profondeur, traitant le « pourquoi » du mal aussi bien que son « comment », c’est-à-dire la forme qu’il prend pour se manifester.

Il a été démontré à plusieurs reprises que des composants isolés avaient peu ou pas d’action. En phytothérapie il est en effet essentiel de profiter de la totalité des principes actifs de la plante qui peuvent ainsi agir en synergie, c’est-à-dire ensemble.

« Le tout est plus que la somme des parties ». (Professeur Pelt).

Le totum

Seule la totalité de la plante, le « totum »(*), respecte ce principe de synergie car il restitue l’ensemble des constituants. Les extraits aqueux (infusions) ou alcooliques ne restituent que des fractions hydro ou alcoolosolubles. Il est possible d’absorber également les plantes sous forme de gélule de poudre totale.  Médecines de toujours, médecines naturelles, médecines de terrain, le thermalisme et la phytothérapie agissent dans le même sens et dans le même esprit. Parfaitement complémentaires, ils peuvent se relayer pour conjuguer leurs effets thérapeutiques. La cure thermale, nécessairement limitée dans le temps, se trouvera efficacement et facilement relayée, à domicile par la phytothérapie. Il ne faut pas hésiter à s’en servir.

(*) Le totum de la plante est l’intelligence de l’action de la plante
L’eau de mer se doit d’être rapprochée des eaux minérales proprement dites.

Fortement minéralisée, elle contient des sels divers aux quantités suivantes : par Litre, aux environs de 32 à 38 g dans lesquels prédomine le chlorure de sodium.

Elle est utilisée en thérapeutique sous forme de bains et de solutions injectables (sérum de Quinton) ainsi que par différentes voies. Enfin il n’existe aucune contre-indication, sauf une bien spécifique

Il y a 135 millions d’années, les océans actuels commencent à se dessiner.L’Atlantique nord s’ouvre entre l’Amérique du Nord et l’Eurasie ; l’Atlantique sud s’ouvre entre l’Amérique du Sud et l’Afrique. On sait aussi qu’il existe l’océan Indien, et un océan (la Mésogée) situé dans l’axe de la Méditerranée actuelle et qui reliant l’océan Atlantique à l’océan Indien, écarte provisoirement l’Afrique et l’Eurasie.

Les océans naissent, s’élargissent puis disparaissent. Il n’en reste pas moins vrai qu’ils véhiculent des trésors.

1) – ACTIONS RECONNUES

Sérum marin

Les effets généraux du bain sont les même que ceux de l’air salin ; l’action sur le système lymphatique est particulièrement remarquable.

– Son action stimulante est due non pas aux sels contenus dans l’eau car leur absorption cutanée est à peu près nulle, mais aux réactions que provoque le refroidissement brusque sur la peau, l’appareil respiratoire et la circulation cutanée.

– Prendre des bains de mer aide à lutter contre le rachitisme, les tuberculoses osseuses, certaines anémies et la neurasthénie.

– Il existe des règles à suivre pendant le bain concernant l’heure et la durée. Préférences de 10 heures à midi et de 3 à 5 heures l’après midi, c’est-à-dire pendant les repas.

2) – LE SÉRUM MARIN

Selon le  Professeur Bunge enseignant à Bâle, et sa conception que « Les premiers habitants de notre planète, ont été des habitants de la mer » lequel Professeur se demandait si « La richesse en CI Na des habitants actuels de la terre ferme n’était pas un argument en faveur de cette origine que la morphologie nous oblige à accepter », disant que « Chacun de nous a passé, dans son développement individuel par un stade dans lequel il a eu la corde dorsale et les fentes branchiales des ancêtres marins ».

Pourquoi la richesse de l’organisme en chlorure de sodium ne serait pas un héritage de cette époque ?


C’est en reprenant et développant cette conception que Quinton a été amené à proposer l’emploi thérapeutique des injections d’eau de mer.

Étapes dans la préparation du sérum marin

  1. L’eau de mer doit être captée au large, à une certaine profondeur et par un temps calme, ceci pour éviter les impuretés venant du rivage ou introduites par la houle. (Autorisation à demander).
  2. Il faut procéder à la stérilisation par filtration spéciale afin que la chaleur du procédé ne détruise pas les bicarbonates et l’équilibre qui existent entre les différents sels.
  3. Il faut la rendre ISOTONIQUE avec le sérum sanguin, en la diluant avec de l’eau distillée ou mieux de l’eau potable peu minéralisée, l’eau d’Evian par exemple. L’eau distillée rendrait les injections douloureuses (?).

Les proportions à respecter sont :

– 2 parties d’eau de mer pour 5 parties, environ, d’eau potable.
Cette dilution est évidemment inutile lorsque l’eau de mer doit être bue.

Spécialités à base d’eau de mer :

Eau de mer naturelle, plasma marin

Plasma de Quinton, ampoules d’eau de mer (voir Quinton Hypertonic buvable sur Internet, qui est de l’Eau de Mer océanique, NATURELLE, prélevée sur les zones indiquées par René Quinton dès 1907), Biocéan, solutions d’eau de mer

3)- LES INJECTIONS

Les injections de plasma marin sont préconisées contre la tuberculose, le lavage des plaies – eau de mer rendue isotonique puis ozonisée –  (demander conseil auparavant car peuvent se montrer irritantes),  les ulcères, les maladies de peau comme l’eczéma, les différentes formes d’entérites (gastro-entérites infantiles, constipation), la neurasthénie, les psychoses etc.

Contre-indications :

Certains enfants souffrent de la mer : ce sont les eczémateux ; le vent salin de la mer provoque souvent des poussées très intenses et qui peuvent, dans certains cas, se généraliser à tout le corps. Toutes les affections cutanées se trouvent mal, du reste, du traitement marin, qu’elles soient aiguës ou chroniques. Les dermatoses qui démangent, style herpès ou consécutives à l’arthritisme, s’amplifient sous « le coup de fouet ».

Fréquence et dosage :

– Les doses sont très variables suivant les indications. Ne pas hésiter à obtenir des renseignements auprès des Laboratoires.

– Chez l’adulte

 Utiliser une injection de 50 ml tous les trois jours ; après la 10è, on peut monter la dose à 100 et ensuite si le corps le supporte, 200 ml.

Soit : 100 à 200 cm3 tous les 3 jours pendant 30 à 60 jours.

– Les injections sont de 20 à 30 ml chez les nourrissons de 4 à 10 kg, et de 10 ml (tous les 3 jours) chez les nouveau-nés de moins de 3 kg. 

– Soit chez le nouveau-né : 30 cm3 tous les 2 jours pendant 20 à 30 jours. – Injections sous-cutanées d’eau de mer (Plasma de Quinton) 

L’eau de mer recueillie au large des côtes et à 10 mètres de profondeur, est un tonique employé avec succès contre la gastroentérite des nouveau-nés, la tuberculose, L’ATREPHSIE, la tuberculose pulmonaire, surtout osseuse, ganglionnaire et cutanée, les plaies atones chez les nourrissons fragiles, la migraine, la neurasthénie, les maladies nerveuses, les troubles menstruels.

Ces injections ont été aussi prescrites chez des enfants atteints d’eczéma, de dermatoses diverses.

Elles ont donné de bons résultats, se montrant comme agent de reminéralisation et de désintoxication de l’organisme ; mais dans d’autres cas, les résultats sont insignifiants voire nuls et parfois ce mode de traitement peut s’avérer un véritable désastre. D’où la nécessité de faire preuve d’une extrême prudence et de ne jamais commencer ce traitement sans prescription médicale.

L’injection se pratique chez les enfants à la région de l’omoplate ; chez l’adulte, aux fesses.

DIFFÉRENTES VOIES

– Par voie orale :

Pour les bébés : 5 à 10 ml avant les biberons (en cas d’anorexie), un biberon sur deux en cas de vomissements.

– Externes :

– en pulvérisations

– en bains et pansements pour soigner les brûlures et les coups de soleil.

– En Orl :

En spray nasal en cas de rhinites ou sinusites.

Soigner une crise de sinusite :

/1° Après lavage du nez à l’eau de mer, pour soigner la sinusite, respirer plusieurs fois par jour, 2 gouttes pures d’Huile Essentielle d’eucalyptol(*) venant de l’ eucalyptus versées sur un mouchoir.

/2° Préparer le mélange d’Huiles Essentielle suivant :

– 3 ml de bois de rose
– 1 ml de menthe
– 6 ml de ravintsara

/3° Après lavage du nez à l’eau de mer, verser 8 gouttes de ce mélange dans un inhalateur et respirer pendant 10 minutes. A faire deux fois par jour.

Contre-indications à l’eau de mer :

– Si l’eau de mer en injections isotonique n’a aucune contre-indication, il n’en est pas de même de l’eau de mer hypertonique.- Privilégier toujours la forme isotonique à la solution hypertonique.- Contre-indiqué pour les personnes phtisiques et cardiaques.- Contre-indiqué dans le cas d’insuffisance rénale et d’hypertension.

 

Balade familiale au large de la Côte Atlantique

Elle était décidée en famille très régulièrement.

Quand la date était arrivée, nous laissions nos affaires sur le sable brûlant de la plage et notre père amarrait la pinasse.

Puis nous prenions le large. La mer était si bleue, si propice aux bains dans ses flots en remous où dans les vagues, notre chien aimait tant s’y plonger que l’air marin exempt de poussières et microbes, en pleine mer nous semblait moins pollué par l’ozone sur la côte Atlantique. Elle l’était à la quantité particulière de chlorure de sodium de 10 mg par m2, d’iode et de brome.

Arrivés au large, nous avions fort à faire. Non pas de nous renverser dans l’eau verte pour un bain délicieux, mais aider notre père à lancer des bouteilles à la mer accrochées à une ficelle à l’arrière du bateau. Une fois remplies, nous devions les passer par-dessus bord pour les entasser au fond de la pinasse avant de revenir vers la plage afin de les déposer sur le sable de la plage du Grand Piquey.

Notre mère avait lu de nombreux livres de naturopathie au sujet des bienfaits de l’eau de mer. Elle pensait, malgré les risques encourus, que cette eau salée pouvait être utile.

Notre père dans cette situation ne contredisait pas la parole maternelle. Nous étions restés au large pour trouver l’eau de mer la plus pure. Tout le monde ignorait vraisemblablement la présence de faune et flore microscopiques circulant dans les vagues, tout comme la présence de bactéries, les Escherichia Coli, à l’origine de troubles intestinaux ou autres gastroentérites

Pourtant notre mère demandait de pouvoir la boire et s’appliquait à nous en donner. Ensuite, elle réalisait un sérum marin dans son laboratoire commun avec le professeur Mauvais.

Elixir de bonne santé, malgré la pollution marine peut-être, mais bien infâme à ingurgiter en grande quantité, n’essayez pas de goûter, vous ne le supporteriez pas ; avec mon frère, quand elle avait le dos tourné, nous la vidions dans l’évier comme les traîtres que nous étions.

L’eau de mer c’est bon mais pas dans un verre !

 

(*) Eucalyptol ou cinéol : Essence de la plante employée en inhalations dans les laryngites, sous forme de perles (1 à 3 g), ou en injections, en solution huileuse au 1/4, dans les bronchites, certaines maladies pulmonaires, comme désinfectant de l’expectoration. Peut parfois provoquer des éruptions d’urticaire.

Sources : Dorvault, Dr Galtier-Boissière, familiales

L’HELIOTHERAPIE

Du grec Hêlios, soleil et therapeuein, soigner. La lumière solaire agit par les rayons lumineux, calorifiques et chimiques ; elle exerce sur les tissus une action multiple, microbicide, résolutive et cicatrisante, analgésiante, accélératrice des échanges et stimulatrice de l’état général (augmentation des globules rouges). Ses effets et ses indications sont nombreux, mais ses contre-indications aussi.

Traitement par les radiations solaires

L’héliothérapie peut être pratiquée en tous lieux, même dans les villes, mais de préférence au bord de la mer ou à la montagne.

L’héliothérapie doit être directe : les rayons solaires devront frapper directement la peau sans interposition de vitre ou de corps étrangers arrêtant les rayons ultra-violets.

Les radiations du milieu du jour sont plus actives et plus pénétrantes que les radiations du commencement de la matinée ou de la fin de l’après-midi.

Effets locaux des radiations solaires

Une personne qui s’expose à un soleil intense, avec une température ambiante de 30° à 35°, voit apparaître, au bout de 15 à 20 minutes d’exposition, une rougeur de la peau, un érythème, de coloration écarlate accompagné d’une transpiration plus ou moins intense. Ces phénomènes s’estompent rapidement et, si l’exposition solaire continue les jours suivants, commence à apparaître une pigmentation légèrement brune qui s’intensifie progressivement, devient brun foncé et atteint son maximum vers la troisième semaine.

Mais si la première exposition a été inconsidérément prolongée, on peut voir apparaître, surtout chez les blonds, des phlyctènes (bulles), semblables à des brûlures et contenant un liquide blanc ou citrin. Parfois un gonflement des lèvres, des paupières, des oreilles persiste quelques jours et disparaît sans laisser de traces, après une desquamation de la peau avec démangeaisons.

Technique douce pour les personnes dont l’état de santé nécessite une cure solaire


Par les beaux jours qui arrivent, il est nécessaire de savoir s’adapter au soleil

La personne commencera l’adaptation aux heures matinales, de 8 heures à 10 heures, alors que le rayonnement solaire est encore peu intense. Elle s’exposera au soleil d’abord quelques minutes, puis progressivement un quart d’heure le 2ème jour, 20 min le troisième jour, une demi-heure le 4ème jour, trois quarts d’heure le 5ème jour, une heure le 6ème jour, une heure et demie le 7ème jour et deux heures le 8ème jour.

A partir de ce moment elle pourra commencer les séances d’après-midi, une heure le premier jour, deux heures le 2ème jour.

La personne devra cesser sa cure une demi-heure avant le repas et ne la reprendre qu’une heure après environ.

La durée d’adaptation est d’ailleurs fonction de la pigmentation ; la peau brunit d’autant plus vite que sa peau est plus brune et plus résistante. Le pigment créé par le soleil est une réserve d’énergie pour lutter contre les maladies. C’est un bon signe de vitalité que de se pigmenter très rapidement et intensément au soleil. Une pigmentation générale et foncée une fois obtenue, les séances d’exposition solaire pourront être aussi prolongées qu’on le souhaite.

Durant l’exposition au soleil, il faut penser à porter des lunettes noires, ou, si on ne lit pas, à fermer les yeux.

Dès que la durée d’exposition dépasse dix minutes, il faut se couvrir la tête. Le corps doit être exposé en totalité, en particulier les régions de la glande thyroïdienne et des organes génitaux (Heckel). D’où l’engouement de certains en gironde par exemple, pour la ville de Montalivet ou du Porge, le tout étant laissé à l’appréciation de chacun.

Il est habituel de constater une perte de poids de 600 g à 1 kg par heure de bain de soleil. Mais si on interrompt l’exposition solaire par un bain d’eau froide, la perte de poids s’arrête brusquement. Il est donc indiqué de terminer une séance d’héliothérapie par un bain froid de 5 à 20 min qui fait disparaître la fatigue et la soif et rétablit la tonicité.

Pour éviter les coups de soleil, on conseille les crèmes solaires, de s’enduire d’huile végétale ou minérale (huile d’amandes douces ou huile de coco) ou d’eau de mer, ce qui accélère l’apparition de la pigmentation de défense.

Indications et bienfaits de l’héliothérapie

  • Les rayons solaires activent les échanges de l’organisme ; ils exaltent les oxydations, le métabolisme, le travail des glandes à sécrétion interne. Ils sont utiles dans une cure d’amaigrissement.
  • Localement, la peau exposée au soleil bénéficie d’une circulation active dans les veines, les artères, les capillaires et dans les vaisseaux lymphatiques. L’infiltration d’une peau mal aux endroits épaissis par la cellulite est nettement amélioré, elle disparaît assez rapidement grâce au drainage.
  • Enfin, sous l’influence des bains de soleil, les muscles se développent, même sans exercices physiques, du fait même que la personne reste immobile et allongée au soleil.
  • Cette action favorable du soleil sur l’appareil musculaire et même sur l’appareil locomoteur (ou squelette, articulations,  tendons) s’observe à tout âge, mais surtout à l’âge de la puberté et de la croissance.
  • La cure solaire est donc particulièrement indiquée chez les jeunes ; elle leur assurera un développement corporel complet et une perfection athlétique rapide.
  • L’héliothérapie a fait sa preuve dans le traitement de la tuberculose locale. Elle remplace le plus souvent l’intervention chirurgicale, toujours incomplète même parfois dangereuse.

Les tuberculoses

Entre autres tuberculoses, la tuberculose ostéo-articulaire est un des triomphes de l’héliothérapie. Pour obtenir de bons résultats, il faut combiner l’immobilisation et l’insolation, la plus grande partie de l’articulation malade devant être exposée au soleil. Les résultats obtenus sont souvent tels que l’articulation fonctionne comme auparavant, sans limitation des mouvements.

En dehors des lésions tuberculeuses, l’héliothérapie peut rendre des services

Dans certaines lésions locales

  • Les plaies atones, lentes à cicatriser, s’améliorent rapidement par l’héliothérapie ; de même les ulcères variqueux qui ont résisté à tous les traitements se cicatrisent vite par la cure solaire, qui agit aussi parce qu’elle est une cure de repos.
  • Les escarres, les gangrènes, certaines brûlures peuvent être améliorées par l’action du soleil.
  • Les fractures mal consolidées ou lentes à guérir, les entorses retirent de grands avantages de la cure solaire.

Dans certaines maladies générales

Les personnes qui viennent de faire une maladie grave, affaiblies, verront leurs forces revenir rapidement ; de même les personnes anémiées, pâles retrouveront des couleurs et retireront de grands avantages de l’héliothérapie.

Chez chaque personne, la cure devra être conduite prudemment.

MAIS

Attention

Les bains de soleil, activant les fonctions circulatoires, sont par conséquent contre-indiqués chez les personnes, au niveau circulatoire, présentant :

– de l’hypertension artérielle élevée,
– de l’artériosclérose avancée,
– des problèmes sanguins de coloration rouge du visage,
– des maladies graves du cœur,
– la maladie de Basedoxw,
– de la tachycardie,
– de l’arythmie vraie d’origine myocardique.

La cure solaire doit être appliquée avec ménagement ou même complètement proscrite chez les personnes dont le passé pathologique n’est pas indemne

Le foie

– Les bains de soleil sont également néfastes chez celles et ceux dont le foie est congestionné par un surmenage fonctionnel : alcoolémie (abus de vin ou d’alcool), grands consommateurs de farineux, ou chez les personnes atteintes de paludisme. Il a été observé chez ces malades, à la suite de bains de soleil pris en été sur la Côte d’azur où la température est particulièrement élevée, soit de l’ictère, soit une cholécystite, soit de l’urticaire, soit des signes de colite. La cure de soleil devra se faire avec ménagement.

– Chez d’autres personnes prédisposées, les bains de soleil ont pu provoquer des migraines, des crises d’asthme, des congestions bronchiques ou pulmonaires.

– Chez les personnes tuberculeuses avérées, il est apparu des hémoptysies graves, des poussées de fièvres, une accélération du pouls et la recrudescence de leurs lésions pulmonaires. Il a été constaté également des poussées de méningite.

La cure de soleil est donc formellement contre-indiquée chez tous les tuberculeux pulmonaires en période évolutive.

– Chez les personnes nerveuses et déprimées, les bains de soleil seront appliqués avec ménagement ainsi qu’aux personnes neurasthéniques et anxieuses. Une adaptation progressive et lente alors est nécessaire.

Insolation

Il est à surveiller avec soin l’adaptation de la personne au soleil, l’organisme pouvant réagir d’une façon différente chez chaque personne.

Formes dépressives de l’intoxication solaire

L’intolérance au soleil

Exception faite des habituels coups de soleil, il est des cas où l’intolérance aux rayons solaires se manifeste par des signes de fatigue générale ; la personne est lasse, déprimée, sans appétit ; elle ne pense qu’à se reposer et à dormir, elle est inerte et sans courage.

Forme irritative

Chez d’autres personnes c’est l’irritabilité qui domine ; la personne est de mauvaise humeur, colérique ; elle dort moins bien, s’agite dans son lit.

Dans ces deux cas, il a été observé en plus une soif plus ou moins intense et qu’il faut se garder de satisfaire sans mesure. Il peut exister aussi, dans les cas d’adaptation trop rapide, une fièvre légère (37°5) après l’exposition ainsi qu’une accélération du pouls.

Les accidents locaux

Des cicatrices disgracieuses sur le visage peuvent s’observer quand sur des lésions solaires (coups de soleil) se greffent une infection secondaire ainsi qu’une pigmentation.

Conjonctivite. Chez certaines personnes qui ont eu l’imprudence de ne pas porter de verres fumés, il a pu être observé une conjonctivite, habituellement passagère, avec larmoiement, photophobie et gonflement des paupières qui peut persister quelques heures ou quelques jours ;

Certaines maladies de la peau peuvent être déterminées par une exposition prolongée aux rayons solaires ou aux rayons lumineux artificiels : acné, herpès, prurigo, eczémas, urticaire, hydroa vacciniforme, éphélides, lupus érythémateux.

Problèmes esthétiques

  • La peau soumise d’une manière prolongée aux rayons d’un soleil trop fort, surtout au bord de la mer, se flétrit, se ride, et des lésions brunâtres, des croûtes pouvant évoluer ultérieurement vers le cancer de la peau, peuvent s’observer sur les parties découvertes, exposées au soleil.
  • Attention à l’essence de bergamote, de citron (eau de Cologne), on a vu apparaître des taches couleur brun chocolat pouvant persister plusieurs mois.
  • La dermatite des près. Elle est due à la chlorophylle des plantes. Elle a été observée chez des personnes qui, après un bain, se sèchent au soleil en se couchant sur l’herbe.

Les accidents généraux

Ils sont beaucoup plus graves que les accidents locaux, consécutifs à une exposition prolongée au soleil, puisque ceux-ci peuvent être mortels.

Dans les cas bénins, tous se borne à un malaise passager accompagné d’une élévation de température pouvant aller de 38° à 40° et même 41° Parfois, surtout chez l’enfant, on peut observer des maux de tête, du délire. Enfin, dans certains cas, ce coup de soleil ou coup de chaleur peut entraîner la mort par hyperthermie, congestion cérébrale et hémorragies méningées ; le malade tombe sans connaissance, agité de convulsions.

Habituellement, ces cas mortels ne se produisent que dans des circonstances bien précises :

  1. Baisse de la pression atmosphérique,
  2. Sécheresse et aridité du sol,
  3. Absence de ventilation,
  4. Le port de vêtements trop serrés au cours d’une marche avec des paquets trop lourds, compression dans une foule compacte,
  5. Dysenterie, paludisme, alcoolisme, dénutrition.

Ces accidents graves sont ordinairement annoncés par une sécheresse brûlante de la peau, la fréquence des mictions et la suppression de la transpiration.

Il importe alors de prendre les mesures préventives indispensables : ventilation, refroidissement par air frais ou enveloppement dans un drap humide, glace sur la tête, boissons glacées.

Circulation sanguine :

Utiliser des Huiles Essentielles drainantes suivantes :

– Le lentisque pistachier, le vétiver, le cyprès, le genévrier et le cèdre de l’Atlas.
– Pour apporter de la fraîcheur : utiliser la menthe, le romarin, le thym.
Faire un mélange avec de l’huile végétale d’amande douce.

En conclusion, il résulte de ces observations que nul ne peut s’exposer au soleil sans inconvénients, n’importe où et n’importe comment. Chez les personnes en bonne santé et en particulier chez l’enfant, l’exposition aux rayons solaires donne le plus souvent des résultats très favorables, à la condition de se garder de tout excès.

Dans les autres cas, il convient de ne se soumettre à l’héliothérapie naturelle que sous surveillance médicale, et à des doses adaptées à chaque personne. Il semble donc que l’idéal réside en des cures fractionnées, entrecoupées de périodes de repos qui s’avèreront plus efficaces que l’exposition continue. L’héliothérapie artificielle ayant été reconnue récemment cancérigène. Voir l’article du Parisien. L’Anses demande aux pouvoirs publics la fermeture des cabines de bronzage.


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