COMMENT SE PRESENTENT-ELLES ?
Ce sont des produits huileux volatils et odorants que l’on retire des végétaux, selon les cas, soit par distillation à la vapeur, soit par expression, soit par simple incision du végétal ou bien parfois par séparation à l’aide de la chaleur, ou par solvants, soit encore par enfleurage, c’est-à-dire par absorption, par un produit gras, du parfum que l’on sépare ensuite grâce à des techniques très particulières.
Mais que sont les essences aromatiques ?
Les essences se distinguent des huiles grasses, qui sont fixes et tachent le papier d’une manière permanente, en ce qu’elles se volatilisent par la chaleur et que leur tache sur le papier est passagère. Autrefois considérées comme des espèces définies, les essences livrent peu à peu leurs secrets depuis l’avènement de la chimie organique à la fin du XIXème siècle. Elles ne les ont toutefois pas encore révélés dans leur intégralité.
« Il ne suffit pas, écrivait M. HUERRE, de juxtaposer les éléments chimiques principaux dont l’analyse nous décèle la présence dans un suc végétal pour obtenir un produit d’une activité thérapeutique comparable à celle du suc naturel ».
« Un malade, affecté d’une fistule – et qui redoutait fort l’intervention – fut traité par des instillations d’essence de lavande naturelle et pure. La guérison s’amorçait lorsque le patient dut entreprendre un voyage.
Ayant oublié chez lui son essence de lavande, il s’en procura chez un pharmacien. L’essence n’était, hélas ! ni naturelle, ni pure. Une seule instillation entraîna des désordres inflammatoires douloureux tels que l’intéressé ne put s’asseoir pendant plus de 15 jours. »
Au Moyen-âge
Les huiles essentielles avaient une valeur comparable à celle des métaux précieux. Les arabes se mirent à distiller les herbes aromatiques et en firent progresser les techniques d’extraction et de distillation. Ainsi, dès le treizième siècle, on utilisa les essences de romarin et de lavande. Les Croisés introduisirent en Europe la technique de l’Aromathérapie qui connut son plein développement au cours des siècles suivants. Amyot, médecin du seizième siècle, annonçait, en parlant des pèlerins :
« Ils portaient des huyles et des senteurs dedans des phyoles,, bonnes senteurs, senteurs de bonheur ».
En 1630, Paracelse et son disciple Lefébure parvinrent à comprendre une grande partie du secret des plantes. Leurs travaux restent en garantie de la valeur de leur enseignement. Ils amenèrent à un haut degré de qualité, des préparations de liqueurs de plantes d’où ils tiraient « le premier être de la plante », le purifiant au suprême degré en l’exposant au soleil pendant quarante jours.
Les huiles essentielles sont des produits huileux, volatils, odorants, âcres, inflammables, solubles dans les huiles végétales, les huiles fixes, les myristates, les éthers d’alcools gras, les esters, l’éther et ses dérivés, l’alcool, les savons, les poly-alcools gras. Cette solubilité très étendue à divers produits est largement exploitée pour fabriquer les produits cosmétiques, de parfumerie ou de dermopharmacie dans lesquels on utilise les huiles essentielles les plus odorantes.
La plupart des huiles essentielles sont plus légères que l’eau. Il en est de plus lourdes cependant (ail, amande amère, cannelle, sassafras entre autres). Par contre, elles sont insolubles dans l’eau, à laquelle elles communiquent leur odeur. Mais il est possible de les « hydrodisperser » en opérant une émulsion poussée par un battage prolongé.
Mais les essences se distinguent des huiles grasses, qui sont fixes et tachent le papier d’une manière permanente, en ce qu’elles se volatilisent par la chaleur et que leur tache sur le papier est passagère.
Leur point d’ébullition varie de 160 ° à 240 ° et leur densité de 0,759 à 1,096.
Les Huiles essentielles possèdent certaines propriétés médicinales, et l’hétéroside détermine une valeur pharmacologique autre qui peut être mise en évidence par la chromatophotographie sur une couche mince. (Phyto-cosmétique de RM Gattefosse, P.Duquesnois).
L’alliance de l’huile essentielle et de l’hétéroside leur confère des pouvoirs et des applications que n’aurait pas l’huile essentielle seule.
Elles dissolvent les graisses, l’iode, le soufre, le phosphore. Elles réduisent certains sels. Elles agissent comme un solvant à la manière de l’éther sur les lipides et le cholestérol.
BIOCHIMIE
Ce sont des Huiles essentielles (à partir du Codex 1972) Huiles volatiles, Esprit recteur, Oléats. Oléules ; Aetherolea.
Les essences aromatiques préexistent généralement dans les plantes.
COMPOSITION
Les huiles essentielles sont les composés de divers éléments biochimiques. Soit, d’hydrocarbures, c’est-à-dire terpènes et sesquiterpènes, d’oxydes ainsi que d’éléments aromatiques nombreux tels que phénols, alcools terpénique et sesquiterpénique, esters et éthers, cétones, acides et aldéhydes.
Certaines contiennent des produits sulfurés (plantes crucifères, liliacées, capucine, ail, oignon).
Elles sont souvent associées à des gommes, des résines, ce qui les résinifie par l’exposition à l’air ou par une longue conservation, d’où la nécessité de pratiquer leur déterpénation.
REPRODUCTIONS SYNTHETIQUES
Certaines essences dont la composition paraît être bien définie, sont reproduites synthétiquement. Il y a tout lieu de croire que les résultats obtenus par les essences synthétiques sont mauvais, qu’ils ne sauraient se comparer aux effets des huiles essentielles naturelles. D’une façon générale, l’expérience confirme ces données.
Les exemples abondent qui prouvent que l’essence naturelle et totale se montre plus active que son constituant principal. Ce qui, par ailleurs indique que les constituants moindres en pourcentage sont plus actifs que le constituant principal. On veut y voir un effet d’une synergie, phénomène de plus en plus admis actuellement. Ainsi, en 1904, M. Cuthbert Hall démontrait, sur diverses cultures microbiennes, que les propriétés antiseptiques de l’essence d’Eucalyptus étaient beaucoup plus puissantes que celles de son constituant principal l’Eucalyptol.
Sous le rapport de leur composition élémentaire, on les a divisées en :
- – Essences hydrocarburées, c’est-à-dire, riches en terpènes (essence de térébenthine, de citron), les plus nombreuses.
- – Essences Oxygénées (de rose, de menthe), généralement toutes les essences solides.
- – Essences Sulfurées (des crucifères, des liliacées).
CONSTITUANTS
Aux côtés de l’huile essentielle, la plante contient, dans certains de ses organes, des « hétésorides », produits glucosides, constituants fixes, non volatils, non générateurs d’arôme, mais puissamment actifs au point de vue pharmacologique. Ce sont des constituants qui se dégagent dans les infusions, les macérations, les décoctions, les teintures-mères, les alcoolats.
Les huiles essentielles préformées coexistent avec les hétérosides :
- Dans les rosacées, sauge officinale, menthe poivrée, rue, genêt, aubépine, camomille (matricaire et romaine), ombellifères, labiées, conifères, myrtacées, les composées, rutacées, angélique (riche en terpène), absinthe.
- Dans tous les agrumes et plus particulièrement dans les plantes médicinales méditerranéennes aromatiques.
L’aspect des huiles essentielles est généralement incolore. Toutefois, certaines sont colorées en vert (essence d’absinthe), rouge orangé (cannelle), jaune vert ou vert brun suivant les proportions variables de l’azulène qu’elles contiennent. Cette dernière substance est d’un bleu particulier et figure à 1 % dans l’essence de camomille. C’est par la distillation fractionnée qu’est obtenue la séparation de l’azulène des autres constituants de l’huile essentielle.
Les essences naturelles représentent souvent des mélanges de deux ou plusieurs principes. En général elles sont liquides, parfois solides (bornéol, camphre d’essence) ou constituées de mélange liquide/solide, l’un étant en contact avec l’autre (essence de rose).
Très souvent elles ont plusieurs constituants liquides, terpènes, alcools, esters, etc. (essence de térébenthine, de girofle, de lavande, etc.) ou bien un oléoptène et un stéaroptène qui est en dissolution dans le premier (essence de rose).
Selon Piesse, les huiles volatiles doivent leur coloration à une substance particulière l’azulène de couleur bleue. Il les divise en 4 classes :
-
- Les huiles incolores, sans azulène ni résine,
- Jaunes avec résine seulement,
- Bleues avec azulène, comme celle de camomille, qui en renferme 1%,
- Vert brun ou jaune vert, contenant de l’azulène en proportions variables, comme l’essence d’absinthe, qui en contient 3%; l’essence de patchouli, 6%. La séparation de cet azulène d’avec les essences ne peut être réalisée qu’après plusieurs distillations fractionnées.
EXPERIENCE DES HUILES ESSENTIELLES
— Les travaux du Professeur Griffon, ancien Directeur d’un Laboratoire de Toxicologie permirent de faire des découvertes très intéressantes. Il étudia l’activité antiseptique d’un mélange d’essences aromatiques pour la purification bactériologique de l’air. Il est mentionné dans son compte-rendu que le mélange d’essences (2) fut dispersé sous forme de brouillard à l’aide d’un appareil diffuseur. La vitalité des germes microbiens a pu ainsi être étudiée, existant en suspension dans l’air avant et après l’action d’un brouillard du mélange utilisé, les germes étant reçus – en se déposant spontanément – sur des boîtes ouvertes.
Les résultats obtenus furent les suivants :
— A 15 cm du sol (lieu où la pullulation microbienne est des plus importantes, beaucoup plus qu’à 60 cm, 1 m et plus), les boîtes Petri ouvertes depuis 24 heures dans une pièce non encore traitée par pulvérisation, montrèrent : 210 colonies de flore microbienne totale, dont 12 de moisissures et 8 de staphylocoque (déjà, en 15 minutes, les boîtes comportaient 62 colonies totales dont 8 de moisissures et 6 de staphylocoque).
— Or, si l’on traite la pièce par une pulvérisation d’essences aromatiques, les boîtes ouvertes 15 minutes après la nébulisation ne montrent plus que 14 colonies de flore microbienne totale, dont 4 de moisissures et 0 de staphylocoque. Trente minutes plus tard, les chiffres sont respectivement de 4 – 0 et 0.
— En somme, en une demie heure, les essences aromatiques ont détruit dans l’air ambiant toutes les moisissures et tous les staphylocoques et n’ont laissé que 4 colonies microbiennes sur 210 au début. Il a été mis en évidence que « la dispersion dans l’atmosphère du liquide étudié réalise une désinfection très nette de l’air se traduisant par une diminution considérable ou totale des germes microbiens préexistants ».
CARACTERISTIQUES
Comme des parfums
Les caractéristiques physiques qui permettent d’identifier les huiles essentielles sont :
-Densité (de l’ordre de 0,759 à 1,09)
-Température d’ébullition
-Température de solidification,
-Solubilité dans les alcools à différents titres,
-Indice de réfraction,
-Pouvoir rotatoire.
Certaines essences sont dextogyres ou lévogyres. (Dextogyre : qui fait tourner à droite – Lévogyre : qui fait tourner à gauche) – il s’agit de particularités utilisées pour la différenciation de divers corps -, rarement inactives sur la lumière polarisée.
Avec leurs nombreuses quintessences comme terpènes, alcools, esters, aldéhydes, cétones, phénols, elles nous offrent, écrit le Docteur A. Taylor, de l’Université d’Austin (Texas), plus de composés nouveaux que tous les chimistes du monde ne pourraient jamais en synthétiser pendant mille ans d’efforts.
Il est des parfums qui ne naissent qu’en présence d’eau, par action réciproque de certains produits immédiats.
Produits fortement stimulants, employés à l’intérieur comme à l’extérieur quelquefois purs, généralement en dissolution dans l’alcool ou un solvant adapté, on les prépare de différentes manières :
-Parfois par simple expression du végétal (girofle),
-Parfois par incision du végétal (laurier de la Guyane, camphre liquide de Bornéo),
-Ou par séparation d’un autre produit, à l’aide de la chaleur (térébenthine).
PROPRIETES PARTICULIERES & CHIMIQUES
Par exemple le myosotis
Le myosotis a eu le mérite d’attirer l’attention de Léon Binet qui, entre autres constituants a chez lui déterminé une forte proportion de potassium (42 à 57 gr par kg). Aussi, l’ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris le préconise-t-il dans les asthénies, l’hypotension, la constipation et les séquelles de paralysies.
Ou les racines d’hortensia
Elles contiennent un produit antipaludéen qui serait supérieur à la quinine. Cette constatation est à rapprocher de l’affirmation qui veut que « le remède se trouve à côté du mal ». Nous saurons désormais utiliser cette propriété.
Pleine valeur des thérapeutiques naturelles
Il est prévisible qu’un jour viendra où, de plus en plus, seront reconnus les bienfaits des huiles essentielles et des plantes. Malgré leurs détracteurs et les récentes attaques dont elles ont fait l’objet. Les générations futures seront sans aucun doute stupéfiées de certaines théories et enseignements médicaux en honneur aujourd’hui, comme nous nous étonnons du traitement de la gale en usage au XVIIIe siècle, avec sa saignée et ses purgations destinées à aider la sortie des mauvaises humeurs qui « cherchent à se faire jour à travers la peau »…
Pouvoir bactéricide des essences
– Elles sont riches en terpènes et en phénols,
– Également en alcools et en aldéhydes, terpéniques ou non. Les essences naturelles ont, depuis la découverte de leurs constituants, toujours été considérées comme devant obligatoirement être douées de propriétés antiseptiques. En fait, leur action bactéricide est établie par les faits depuis des millénaires.
– Il existe une relation entre le pouvoir bactéricide des essences aromatiques et leur fonction chimique : par ordre d’activité décroissante on trouve les phénols, les aldéhydes, les alcools, les éthers puis les acides.
– Pour les terpènes, les avis encore actuellement divergent ; ces constituants naturels ont généralement un pouvoir antiseptique supérieur à celui du phénol synthétique.
Pouvoir antiseptique des essences
Il est d’un grand intérêt pratique, a écrit Mme Porcher-Pimpard, de pouvoir confronter aisément les résultats donnés par les investigations des divers auteurs sur le pouvoir antiseptique des essences. La nécessité de standardiser les méthodes d’épreuve et de fixer un point de référence conduisit à définir le « coefficient de phénol » des essences, définition devenue classique aujourd’hui à la suite des travaux de S. Rideal et de A. Walker, de Penfold et Grant. Naves a donné un exposé critique des plus intéressants.
Recherches sur les composants
Une espèce microbienne déterminée. Le coefficient de phénol situe l’activité d’un antiseptique par rapport au phénol pour cette espèce. Il n’a donc qu’une valeur relative. On peut le définir soit par rapport à l’activité antigénétique, soit par rapport à l’activité antibiotique (ou bactéricide proprement dite). La détermination du coefficient de phénol est généralement réalisée aux dépens du bacille typhique, auquel on substitue parfois le pyocyanique ou le staphylocoque. Si imparfait soit-il, le coefficient de S. Rideal et A. Walker rend des services, mais il n’est pas douteux que les efforts réalisés en vue de lui substituer un test plus objectif méritent d’être suivi avec la plus grande attention.
Nature chimique des essences
Elle reste très variable. Alors que leur pouvoir antiseptique est général, on pense que cette propriété commune aux essences doit être attribuée à des propriétés physiques communes : pour certains auteurs, l’action désinfectante des essences serait proportionnelle à l’abaissement de la tension superficielle (1). Pour d’autres, il s’agirait d’une solubilité spéciale sur la couche limitante des cellules vivantes.
1) Force apparaissant dans les couches superficielles des liquides qui, du fait d’un arrangement particulier de leurs molécules, acquièrent des propriétés analogues à celles d’une membrane élastique.
UTILISATION
Le plus souvent, les huiles essentielles sont en si petite quantité par rapport à la masse du végétal et elles adhèrent tellement aux plantes qui les contiennent, qu’il faut procéder à une distillation des plantes. La manière d’opérer la plus commune diffère peu de celle usitée dans la préparation des eaux distillées. Mais la même eau doit être distillée sur de nouvelles quantités de substances, sans quoi on perdrait une quantité notable d’essences.
Elles représentent toutes les préparations improprement appelées essences ou extraits qui n’ont pu entrer dans d’autres groupes de médicaments, on parle alors de compositions aromatiques, mais non des huiles volatiles.
Il existe donc sur le marché des sticks diffuseurs qui sont écologiques, pratiques, originaux et esthétiques. L’huile est micronisée par de l’air sous pression sans être chauffée. Chacune possède une finalité bien particulière. Certains se composent d’une huile Bio de 10 ml, d’un diffuseur en bois à introduire dans l’orifice plastique du flacon et d’un étui en bois pour le poser et le dissimuler. L’étui peut disposer d’une bande Velcro autocollante pour maintenir le tout sur une surface verticale (voiture, etc.).
RECOLTE ET CONSERVATION DES PLANTES
D’elles, dépend l’action des végétaux car il est essentiel qu’ils conservent le maximum de leurs principes actifs
Marche à suivre :
Conservation
Pour les conserver, on les dessèche au soleil, au séchoir, au four ou à l’étuve. Les fleurs doivent être protégées de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. On conserve les plantes sur des claies ou en petits paquets suspendus. Auparavant, on mondera, c’est-à-dire on les débarrassera des substances étrangères, des portions mortes ou abîmées.
Racines
En principe, les racines doivent être séchées à l’air sec et conservées à l’abri de l’humidité. Les racines mucilagineuses sont séchées au four. Écorces et bois seront séchés au soleil ou à l’étuve et conservés à l’abri de l’humidité.
Fleurs
Fleurs, feuilles semences, doivent être séchées à l’ombre dans un grenier ou une pièce à atmosphère sèche. Les conserver dans des boîtes dans un endroit sec.
Cueillaison
On cueillera les plantes par temps sec après le lever du soleil et la disparition de la rosée. On cueille les fleurs avant complet épanouissement. Les fleurs d’œillet et de rose se cueillent en boutons. Les feuilles se cueillent avant complet développement, au plus tard au moment de la formation des boutons floraux (sauf pour les plantes dont on emploie les feuilles isolées, soit les sommités fleuries, exemple : les labiées). Les bourgeons se cueillent au printemps, les fruits en automne, les racines au printemps et en automne,, les écorces d’arbres en hiver, les écorces d’arbrisseaux en automne, les écorces de résineux au printemps.
Il paraîtrait que la négligence de ces données a contribué puissamment à faire tomber les plantes, à plusieurs reprises, dans le discrédit
PROPRIETES
Un pH acide
Rappel des pouvoirs étonnants des essences :
Il faut dire que les essences possèdent de nombreuses propriétés. Par exemple, les essences de niaouli, santal, thym s’avèrent antiseptiques et cicatrisantes. De même qu’elles ont le pouvoir de purification de l’air ambiant, d’où leur utilisation en aérosols. Qu’il ne faut pas confondre avec l’utilisation d’aérosols en médecine allopathique.
Aussi il n’est pas étonnant d’apprendre que l’addition des bactéricides les plus réputés n’augmente pas le pouvoir antiseptique des dentifrices aux essences.
Rien n’a pu égaler l’efficacité des mélanges à base d’anis, de girofle, de camomille, de menthe et d’autres huiles essentielles. Alors, en face des produits chimiques nocifs à la santé ou inactifs contre les germes microbiens, on comprend que de plus en plus on utilise les essences.
Un Pouvoir antiseptique, antibactérien, antimicrobien, antifongique élevé est octroyé aux huiles essentielles par leur pH acide.
Ces propriétés germicides s’exercent sur les germes pathogènes Gram + et Gram – ainsi que sur les champignons pathogènes.
Certaines huiles essentielles développent un pouvoir anti-infectieux durable, quel que soit le cas particulier du malade. D’autres ont une efficacité relative sur certains germes, selon les réactions immunologiques développées par un individu donné, explications :
En effet, si les moyens de défense immunitaire d’un individu déclinent, des germes qui n’étaient pas pathogènes peuvent le devenir, constituer une menace et entraîner des syndromes d’infection caractérisés. On fera alors subir au malade des examens bactériologiques avec la technique de « aromatogramme » pour identifier ces germes. L’aromathérapeute prescrira les mélanges appropriés d’huiles essentielles pour dispenser au patient une thérapeutique anti-infectieuse et de terrain.
Mais surtout, toutes les propriétés diverses énoncées confèrent aux huiles essentielles de l’efficacité dans la prévention ou le soin de nombre de troubles, de dérèglements et d’affections touchant les poumons, les systèmes sanguin, tissulaire, neuro-végétatif ou endocrinien.
INDICATIONS THERAPEUTIQUES
Les propriétés polyvalentes des huiles essentielles, renforcées par la déterpénation, leur confèrent de nombreuses indications thérapeutiques
Elles possèdent des qualités revitalisantes et excitantes, en premier lieu de l’épiderme, à travers lequel elles ont un pouvoir de pénétration très important. Les constituants des huiles essentielles franchissent la couche cornée et se trouvent rapidement diffusés dans le derme, dont ils transforment les tissus chéloïdiens, comme on le constate après les massages. Puis ils sont diffusés à travers l’organisme par osmose, pénètrent à une vitesse étonnante dans le sang et parviennent au niveau des glandes, des organes et du système nerveux.
Une demi-heure après l’application de l’essence, son odeur se retrouve dans les urines, les fèces et la sueur.
La cicatrisation
- Les huiles essentielles manifestent également un pouvoir cicatrisant, résolutif sur les ulcères de la jambe, les escarres, les zones de dermatose, les eczémas secs ou suintants, l’acné, le psoriasis, les écorchures, les plaies infectées, les plaies atones, les plaies gangréneuses, les plaies cancéreuses.
- Elles dissolvent les mucosités visqueuses, les cristaux et les concrétions dures. Elles saponifient les viscosités insolubles, leur permettant d’être ensuite entraînées dans le flux sanguin. En cela, elles manifestent un rôle de désintoxication, de nettoyage dans l’organisme, de drainage des déchets vers les émonctoires spécialisés, c’est-à-dire le foie, les reins, les poumons et la peau.
L’élimination
- Une propriété primordiale commune à toutes les huiles essentielles est d’être diurétique, comme les tisanes qui stimulent également la diurèse. L’excès d’acide urique, d’urée ou de cholestérol est rapidement résorbé par des associations d’huiles essentielles élaborées dans l’un de ces buts thérapeutiques.
- Les huiles essentielles ont également des propriétés antiparasitaires. Certaines d’entre elles attirent les insectes favorisant la pollénisation. D’autres, au contraire, les éloignent.
- Elles exercent une action bronchodilatatrice, eupnisante (c’est-à-dire qui facilite la respiration). Il a été observé que quelques bonnes formules d’associations d’huiles essentielles permettaient de calmer les crises angoissantes de l’acné.
La respiration
Diverses formules ont été élaborées pour traiter les affections des voies respiratoires supérieures et les affections pulmonaires, pour opérer l’asepsie des poumons en fluidifiant les glaires, ce qui facilite leur élimination. Une de ces formules, « Complexe aromatique pour Fumeurs, » est destinée à tous ceux qui fument et dont les poumons sont encrassés par la nicotine. Ce complexe aromatique est actif sur les sécrétions bronchiques irritatives provoquées par le tabac, sur les poussées aiguës d’inflammation pulmonaire, de toux, de bronchite, etc.
Cette fonction sur la respiration est largement exploitée au moyen des aérosols qui diffusent dans l’atmosphère des huiles essentielles permettant d’éliminer les mauvaises odeurs, d’aseptiser ou de désinfecter l’air confiné d’un lieu de travail. Dans le circuit commercial on trouve des diffuseurs d’arôme qui permettent de projeter dans l’air, sans chauffage ni gaz particulier, des micro-gouttelettes d’huiles essentielles.
- Elles sont efficaces contre l’arthritisme et tout son cortège d’algies goutteuses et rhumatismales. Des mélanges d’huiles essentielles procurent des rémissions spectaculaires.
Ce mélange standard est adapté à la synergie des rhumatisants, arthritiques, arthrosiques, goutteux, polyarthritiques, rénaux-lithiasiques. Il développe une action générale et anti-inflammatoire. Ce Complexe Aromatique a une action sur le foie, la vésicule biliaire, intervient dans les syndromes hépato-rénaux, dans toutes les maladies diatésiques, stimule l’hypophyse et les cortico-surrénales dans tous les états d’allergie et d’infection.
- Les huiles essentielles peuvent agir sur la tension artérielle, certaines en la relevant, d’autres au contraire en l’abaissant.
Le drainage
- Pour les syndromes des cellulites et des obésités, le Complexe Aromatique Cellulite a été élaboré pour activer la circulation périphérique, développer une action sur les tissus cellulitiques et conjonctifs, là où se forme une modification par sclérose ou par calcification. Ce complexe stimule les tissus lymphoïdes, assouplit les téguments, diminue la rétention d’eau locale, lutte contre l’infiltration du tissu adipeux et agit en même temps sur la circulation veineuse et artérielle.
- Dans les soins apportés à la chevelure, la présence d’huiles essentielles, par son action vaso-motrice, favorise la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu. La peau est protégée contre tous les rayonnements en particulier contre les rayons solaires, échappant ainsi aux érythèmes, grâce aux huiles essentielles qui favorisent la création de mélanine (pigments du bronzage) dont elles sont les accélérateurs.
Le raffermissement des seins
- Certaines huiles essentielles tonifient les tissus distendus des seins, augmentent légèrement leur volume. Le Complexe Aromatique pour le buste présente ces propriétés astringentes, raffermissant les muscles sous la peau, les seins volumineux affaissés ou les seins insuffisamment développés.
La décongestion des organes
Animées des vibrations qu’elles émettent, elles modifient le champ électro-magnétique des personnes. Leur odoriférance fait vibrer les micelles et recharge en électricité vitale le système vaso-sympathique et neuro-endocrinien, ainsi que la substance grise du cerveau où s’élabore l’énergie nerveuse psychique et mentale. Par cette énergie « intra-atomique », la cellule embaumée, vivante ou morte, ne périra point. Une formule a été composée qui provoque des effets tranquillisants et neuroleptiques.
L’aromathérapie est un art médical qui exprime sa technique au travers d’une collaboration entre le biologiste qui détermine les aromatogrammes dans son laboratoire, l’aromathérapeute qui prescrit l’ordonnance et élabore des formules, puis le pharmacien d’officine qui effectue les préparations magistrales.
D’autres propriétés qualifient les huiles essentielles pour une indication thérapeutique antispasmodique, stimulante, hormonale, dynamisante des cortico-surrénales, en raison de leur concentration élevée en hormones végétales. Elles deviennent les catalyseurs de toutes les fonctions de l’organisme, synchronisant leur action avec celle des glandes endocrines et des systèmes sympathiques.
PARTICULARITES
- Convulsives (1)
- Epileptisantes (2) (hysope, sauge, romarin, fenouil, absinthe),
- Excito-stupéfiantes (sarriette, origan, marjolaine, basilic, menthe, angélique)
- Ou seulement stupéfiantes, dans certaines conditions tenant surtout à leur emploi exagéré (3) (thym, anis, bardane, mélisse, menthe, origan).
GARANTIES
Il existe une réelle difficulté à s’approvisionner en plantes saines ; les plantes sauvages sont difficiles à cueillir et demande beaucoup de temps et une main-d’œuvre coûteuse ; les végétaux de culture naturelle sont rares. Ensuite, il faut les distiller avec l’ancienne tradition, dans laquelle les solvants et détartrants chimiques étaient inconnus. Les parfums et arômes ainsi obtenus seront sagement préservés de toute manipulation qui pourrait les dénaturer.
Seules seront d’authentiques produits de la nature, les essences pouvant se prévaloir d’une triple garantie, sur la plante, sur l’extraction et sur l’essence elle-même.
Ainsi faut-il ajouter à la compétence scientifique et technique certaine du Maître Distillateur une grande et réelle honnêteté !
Il est actuellement très difficile de produire et donc de trouver de véritables essences végétales aromatiques (ou Huiles Essentielles) de haute qualité.
- Pour mieux respirer : Eucalyptus
- Pour protéger le linge dans l’armoire : Bois de cèdre
- Contre le « mal de mer » en voiture : Menthe
- Pour respirer comme en montagne : Pin sylvestre
- Pour la chambre de bébé : Orange douce
- Pour parfumer l’armoire à linge : Lavandin
- Pour repousser les insectes volants : Citronnelle
A titre indicatif, vous pouvez vous procurer les formules d’essences en magasins spécialisés ou Maisons de Cosmétiques, dans la France entière. Leurs pouvoirs sont d’assainir, de désodoriser et de revitaliser les 12 000 litres d’air que nous respirons chaque jour. Utilisées depuis l’antiquité Égyptienne elles font partie des remèdes de Grand-mère si simples et si efficaces.
Complexes aromatiques
- Pour bénéficier d’un anti-insecte, excellent répulsif des mouches et moustiques :
Citronnelle, géranium, lavandin, girofle et menthe : Complexe aromatique contre les insectes pour les chasser des armoires, des locaux d’habitation, du jardin et du pelage des animaux. Certaines essences qualifiées d’antivénéneuses, neutralisent le venin des insectes et celui des vipères. D’autres développent une action anti-fermentaire, vermifuge ou vermicide. - Pour effets et bienfaits respiratoires, désinfectant, qui protège des microbes :
Eucalyptus, thym, pin, romarin, lavande, camomille et myrte. - Pour lutter contre les migraines, douleurs et améliorer la digestion, excellent tonique nerveux, en particulier sexuel :
Menthe - Comme anti-inflammatoire, fortement sédative, qui calme un malade agité :
Verveine exotique, citronnelle, oranger, palmarosa. - Pour le bien-être, décontraction et douceur, une huile des réceptions raffinées et conviviales :
Composition cannelle-orange. - Antitabac : Pour lutter contre les odeurs de tabac, une huile qui réduit les odeurs et limiterait le geste du fumeur :
Cèdre, pin, menthe, cade, litsea, sassafras. - Pour procurer une ambiance fraîche et vivifiante au bureau ou dans les salles de sport :
Composition de romarin, Citron, basilic, menthe. - Enfin, l’universelle, cette plante non cultivée, qui se cueille à l’état sauvage entre 800 et 1 600 m, désinfectante, calmante et cicatrisante :
La Lavande.
Les huiles essentielles ont des vertus uniques. Elles se diffusent dans la pièce pour la santé et le plaisir. Les particules sont infimes et se mélangent à l’air, sans aucune trace huileuse.
RÔLE THERAPEUTIQUE DES ESSENCES
1/ Contre les maladies contagieuses :
— Certains spécialistes ont reconnu, tant dans des services de pédiatrie que dans des laboratoires de bactériologie, que le rôle thérapeutique était essentiel et qu’on pouvait l’assigner à cette préparation dans la prévention des maladies contagieuses de l’enfance (coqueluche, coryza épidémique, grippe), et des maladies aiguës ou chroniques des voies respiratoires de l’adulte (grippe, tuberculose, pneumonie). Certaines observations cliniques ont permis de faire la preuve que la désinfection, en cas de maladie, de l’air ambiant de la chambre ou de l’appartement où vit le malade, a une action thérapeutique préventive ». Comme également on a reconnu l’action bactéricide du mélange sur le staphylocoque doré, le streptocoque hémolytique et 14 autres germes microbiens.
— Si on compte 5 germes microbiens au mètre cube dans la forêt de Fontainebleau, il y en a 20.000 dans un appartement parisien, neuf millions dans les différents lieux populaires (par mètre cube), à peu près autant dans les grands magasins. Une table de travail ou un clavier d’ordinateur porte cinq millions de microbes au mètre carré, une moquette neuf millions.
2/ Vaporisations et aérosols :
Il est à rappeler qu’un moyen très simple s’avère souvent le plus efficace. De la même manière qu’on utilise simplement les propriétés d’une petite lampe chauffante surmontée d’une coupelle. A l’intérieur, on verse journellement quelques gouttes d’essence naturelle de thym, de lavande, d’aiguilles de pin, d’eucalyptus ou de toutes autres sortes.
- La solution à 2 % (soit 2 gr d’essence pour un litre d’eau) semble, pour de nombreuses essences, l’état de grande division favorable.
- Ce mélange comporte les essences de pin, de thym, de menthe, de lavande, de romarin, de girofle, de cannelle.
- Les boîtes de Petri sont formées de 2 disques de verre, creux, pouvant s’emboîter l’un sur l’autre, comme une boîte ronde et son couvercle. Dans le disque inférieur formant la boîte proprement dite, on coule un bouillon de culture destiné à étudier les colonies microbiennes qui s’y développent.
3/ Les essences dites actives
L’essence de niaouli (goménol) :
— Cette essence est utilisée en solutions huileuses de 5 / 10 %, pour les pansements des plaies, les brûlures ou les ulcères. On se sert aussi de l’eau goménolée à 2 % (1), préparée par agitation. A l’intérieur, on l’utilise en capsules sous forme d’huile goménolée à 50 % (1 gr par jour). Le goménol a, de tous temps, été utilisé en Nouvelle-Calédonie : les indigènes mangent les feuilles, font des infusions, emploient l’essence pour la désinfection de l’eau.
L’essence de santal :
— Elle est considérée comme un spécifique de la désinfection des voies urinaires. D’autres essences sont de puissants désinfectants urinaires : genévrier, lavande, térébenthine…
L’essence de thym :
— Il s’agit d’un excellent antiseptique, sans doute grâce au thymol qu’elle contient. De très nombreux travaux – français et étrangers – ont beaucoup traité du pouvoir bactéricide de l’essence peroxydée (soit oxydée au plus haut degré) à 1,5 %. La solution aqueuse à 5 % tue le bacille typhique (fièvre typhoïde) et le bacille de shiga, agent de la dysenterie épidémique, en 2 minutes. Elle tue le colibacille en 2 à 8 minutes, le streptocoque et le bacille diphtérique en 4 minutes, le staphylocoque en 4 à 8 minutes, le bacille de Koch (tuberculose) en 30 à 60 minutes. L’essence de thym peroxydée à 0,10 %, en solution savonneuse diluée, détruit la flore microbienne de la bouche en 3 minutes.(Peroxydation des essences végétales)
L’essence de cannelle :
— De nombreux travaux ont démontré que cette essence tue le bacille typhique à la dilution de 1 pour 300.
L’essence de camomille allemande :
— L’azulène, l’un de ses constituants, possède des propriétés bactériostatiques insoupçonnées. L’azulène surtout est efficace à la concentration de 1 pour 2000 contre le staphylocoque doré, le streptocoque hémolytique (agent de la scarlatine et du rhumatisme articulaire aigu). Des plaies infectées ont été guéries par une concentration de 1 pour 85000 à 1 pour 170.000.
L’essence de citron :
— Cette essence possède des propriétés antiseptiques et bactéricides incomparables. Les travaux de M. et R. ont montré que les vapeurs d’essence de citron neutralisent le méningocoque en 15 minutes, le bacille typhique en moins d’une heure, le pneumocoque et 1 à 3 heures, le staphylocoque doré en 2 heures, le streptocoque hémolytique en 3 à 12 heures. En outre l’essence neutralise le bacille typhique et le staphylocoque en 5 minutes, le bacille diphtérique en 20 minutes. Quelques gouttes de citron dans les huîtres les débarrassent en 15 minutes de 92 % de leurs microbes.
RÉSISTIVITÉ
La résistivité est la propriété d’une solution à s’opposer à la transmission de la chaleur ou de l’électricité. Plus une solution est pure, plus elle s’oppose à la transmission électrique.
Or, d’une manière générale, les essences naturelles ont un pH acide et surtout une résistivité très importante. La résistivité de l’essence de girofle est de 4.000 (20 fois celle du sang humain), celle du thym de 3.300, celle de l’essence de lavande de 2.800, celle de l’essence de menthe 3.000. Un mélange d’essences dont on sait qu’elles sont dotées de propriétés bactéricides marquées par nébulisation dans l’atmosphère, a une résistivité de 17.000 (la résistivité du mélange est ainsi beaucoup plus forte que celle de chacune des essences le composant). Son pH est très acide, à 4,6.
Or l’alcalinité favorise la pullulation microbienne et l’acidité s’y oppose. On comprend dès lors les propriétés bactéricides intenses des essences naturelles.
La haute résistivité des essences s’oppose également à la diffusion de l’infection et des toxines.


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