EXTRACTION DES HUILES ESSENTIELLES

Certains procédés d’extraction des essences restent très simples, mais le plus courant, et qui appelle le plus d’explications, demeure la distillation.

Méthodes d’extraction des essences les plus simples

– L’incision

qui, comme son nom l’indique, consiste à inciser le végétal pour en recueillir les résines, les camphres (camphre de Bornéo, laurier de Guyane, pins qui laissent suinter les térébenthines). On connaît un arbre dans les environs de Bogota qui, lors de l’incision, laisse couler en quelques minutes un litre d’acéite d’Amacey ;

– L’expression

qui permet d’extraire les essences d’agrumes, (citron, orange, bigarade, bergamote, pamplemousse) contenues dans le zeste. Des presses à main ou des presses hydrauliques expriment l’essence. Celle-ci est ensuite décantée : c’est le procédé de « l’éponge ».

– Le procédé « à l’écuelle »

qui consiste à presser le zeste dans le fond d’un récipient muni d’aspérités.

Il existe des appareils mécaniques qui grattent le zeste sous une aspersion d’eau, ou d’autres qui expriment l’essence contre des surfaces ondulées sans aspérités. Les techniques chimiques modernes ont apporté leurs propres méthodes d’extraction par solvant, mais elles sont sujettes à caution. Pour extraire certains constituants des plantes, certains éléments biochimiques, acides, esters, éthers, aldéhydes, etc…, des solvants chimiques toxiques sont utilisés. Ils épuisent la plante qui passe ensuite à la distillation. Par ce procédé, on obtient les « concrètes » solides insolubles dans l’alcool, lesquels traités à leur tour, conduisent à l’obtention des « absolus », solubles dans l’alcool et d’un prix très élevé.

Il existe un autre procédé plus naturel que celui de l’extraction par solvant :

– L’enfleurage

Il consiste en une macération à froid de la plante dans une huile neutre et pure, pendant un temps assez long. Les parfums et les vertus curatives de la plante se communiquent à cette huile.

 

A la cueillette des plantes rigoureusement sélectionnées et à leur minutieuse distillation, ne suivent que les indispensables manipulations des arômes, qui sont, après simple filtration, directement stockés dans des cuves inaltérables et hermétiques entreposées dans une cave fraîche afin de leur éviter une oxydation et une polymérisation préjudiciables par l’air, la lumière ou la chaleur, se traduisant par une variation progressive des couleurs.

 – Le procédé par Épuisement  

A Proscrire

Il se divise en deux catégories :

  1. la première qui s’apparente à l’enfleurage mais à chaud est une digestion ou macération ;
  2. la seconde est une extraction artificielle aux solvants neutres (?) volatiles (éther de pétrole et benzène surtout, etc…), par laquelle s’obtiennent des CONCRÉTÉS de fleurs et de feuilles et des résinoïdes d’écorce et autres, donnant par épuisement à l’alcool éthylique des ABSOLUES.

Cette technique, qui envahit tous les pays producteurs du monde, ou presque, s’utilise non seulement pour les fleurs (rose, jasmin, cassie, oranger, lavande, sauge sclarée, verveine, géranium…) mais encore pour le genévrier et le pin.

Ce procédé est DANGEREUX aussi bien pour les ouvriers manipulant ces solvants inflammables et toxiques (asthénies, anémies, lésions organiques graves…) que pour l’utilisateur des essences ainsi obtenues.

Ne retrouve-t-on pas de 2 à 6 % de solvants résiduaires dans les concrètes, voire 25% comme cela s’est produit ! et donc autant de p.p.m.(*) dans les essences ! par ailleurs plus oxydées et qui n’ont d’ailleurs pas droit à cette appellation puisque, hormis la cellulose, tout a été extrait.

(*) p.p.m. : définition de PPM Unité de proportion = part-par-million

Extraction, quelques exemples

Voici un tableau de rendement pour des plantes issues de Provence, en hydrodistillation

 

 

Plantes fraîches de Provence

Hydrodistillation

Espèce botanique cueillette manuelle en kg/jour Rendement réel moyen en kg pour 1 tonne de plantes fraîches durée moyenne en heures
Lavande officinale
altitude 1000 – 1300
(éboulis)
100 7.50 1.15-2.30
Lavandin abrial 1 000 20.00 2
Romarin officinal 200 1.50 1 – 2
Thym vulgaire 100 0.7 à 2.50 1 – 2
Sarriette des montagnes 125 0.58 à 1.80 1 – 1.30
Origan vulgaire 100 0.7 à 1.80 1 – 2
Sauge officinale (fleurs + feuilles) 500 0.60 2 – 3
Sauge sclarée (en graines) 200 1.00 à 2.00 2.30 – 3.30
Menthe sylvestre 50 0.125 2.30 à 3.00
Millepertuis 300 – 600 0.25 à 0.50 4
Rose (pétales) 10 à 15 0.28
Céleri 15.00 24 (+ 12h arrêt inter.)
Cyprès 2 500 1.50 22 (+ 2×2 h arrêt inter.)
Pin sylvestre 1 à 2.00 2 – 3
Myrte commun 0.50 à 3.50 2 à 6

La cueillette des plantes rigoureusement sélectionnées et à leur minutieuse distillation, ne suivent que les indispensables manipulations des arômes, qui sont, après simple filtration, directement stockés dans des cuves inaltérables et hermétiques entreposées dans une cave fraîche afin de leur éviter une oxydation et une polymérisation préjudiciables par l’air, la lumière ou la chaleur, se traduisant par une variation progressive des couleurs.

La couleur des flacons

Conditionnez-les dans des flacons bleus et hermétiques qui ne sont pas un luxe mais une protection nécessaire, parfaite en l’absence de plastique ou de caoutchouc sur lesquels s’opère une micro-dissolution. La protection relative est nulle avec un verre blanc ; moyenne avec un verre jaune qui absorbe les U.V. (radiations entre 3000 et 5000 A) ; et excellente avec le verre bleu qui absorbe les rouges (radiations entre 5000 et 7000 A).

A – Elle doit être : 100% naturelle

Ce qui signifie non dénaturée avec :

– Des esters synthétiques de faibles prix, dits « parfums »,

– Des agents émulsifs chimiques, hydrosoluble (monostéarate de sorbitanne polyoxyéthylène) ou liposoluble (monostéarate de sorbitanne),

– Ou des diluants d’origine pétrolique, à savoir des huiles minérales servant de base à certaines préparations, du white spirit se retrouvant quelquefois dans la térébenthine et même (cela s’est vu) de l’essence d’auto ou du kérozène dans la lavande !
Cette profonde altération les rend allergisantes, voire cancérigènes et leucémigènes, et perturbe leur absorption. 

B – 100% pure

C’est-à-dire :

– Exempte d’autres Huiles Essentielles similaires, à savoir, par exemple, du lavandin super, peu camphré, de moindre prix, dans de la lavande fine, déjà mélangée de par les plantations composites ; ou bien d’autres huiles Essentielles « passe-partout », comme la térébenthine par exemple, qui se retrouve trop souvent dans nombre d’essences dites « pures », mais à quel pourcentage ? et comme l’essence de cèdre ou de gurgum ; exempte également d’huiles grasses peu odorantes ou désodorisées (ricin, blanc de baleine, stéarate…) et bien sûr d’alcool qui l’alcalinise, ni d’autres additifs possibles.

 – Certaines essences rares ou rarissimes ne se trouvent que reconstituées : ainsi celles de Niaouli, de Rose et surtout de mélisse et de Verveine, ne pas accepter l’allongement ni la dilution, en mauvais jargon, celle se nomme « faire la sauce ».

Du producteur à l’utilisateur, en passant par divers intermédiaires, les risques sont grands de trouver des essences trafiquées.

C – 100% Totale

C’est-à-dire :

— Non amputée de certaines molécules actives et radiations électromagnétiques qu’elle émet et par là même, — non décolorée, donc dévitalisée, ni d’ailleurs recolorée artificiellement, « Tout l’arc-en-ciel se retrouve dans les essences, le bleu de la Camomille, le vert du Buis, le jaune du Romarin, l’orange de la Sarriette et le rouge du Thym de garrigue.

— Non peroxydée, donc non suroxydée;

—Non déterpénée. Le fait de déterpéner une essence de Thym rouge va à l’encontre du but recherché puisqu’il ne la rend que plus agressive par augmentation relative du Thymol assez caustique et toxique ; celui de déterpéner une essence de lavande sauvage, compte tenu de sa richesse naturelle en esters comprise entre 50 et 70 % ne sert à rien, sinon à l’oxyder et à lui soustraire ses bio-catalyseurs terpénophyles.

— Et non rectifiée.

— De très haute qualité physico-chimique et biologique,

A connaître :

Leur haut potentiel énergétique, protonique (elles sont acides) et électronique (elles sont réductrices) joint à leur grande pureté électrolytique (elles sont hyper-résistives) ; leur teneur en certains phénols comme le carvacrol ou en esters aromatiques variés ; leur degré d’activité physiologique enfin correspondant à leur richesse en bio-catalyseurs (hormones végétales).

Une certification précise et complète du mode d’extraction des essences et de leur authenticité, pureté et intégralité est fondamentale pour éviter à leur utilisateur non seulement de n’en pas recevoir de bienfait mais encore et inversement de s’intoxiquer un peu plus.

Si vous êtes prescripteur et que vous lisez cet article, c’est à vous de rechercher et d’imposer les laboratoires fournissant des essences végétales aromatiques de qualité supérieure, qui puissent répondre rapidement et efficacement à ce qu’on attend d’elles, au lieu d’impliquer des échecs malheureusement trop fréquents.

Maintenant c’est à l’utilisateur, à vous qui les utilisez et les aimez, d’en demander leur authenticité là où vous l’achetez et de ne pas regarder au prix, leurs prix sont forcément élevés, mais normaux et justifiés.

Toujours avoir à l’esprit que c’est à la nature, et à elle seule, pour peu que l’on ne cherche pas à « la modifier » pour quelque motif que ce soit, que revient le privilège des forces de vie qui sont des forces de santé et de longévité et qui font des arômes nos meilleurs alliés.

DILUTION DES ESSENCES DE PLANTES

Dilution ou lévitation des poudres de plantes

Ce mode opératoire permet de séparer les parties les plus fines de parties plus grossières de certaines matières pulvérulentes. On fait une pâte avec ces dernières et de l’eau, on la délaye dans une plus grande quantité de ce fluide, on laisse reposer un instant et on décante le liquide encore trouble. On broie le dépôt et on le traite de nouveau comme il vient d’être dit. On laisse reposer le liquide décanté, on recueille le dépôt et on le sèche en pains ou en trochisques. On ajoute à ces modes de pulvérisation ceux par précipitation, hydratation, et caléfaction.

AROMATHERAPIE

Si nous plaçons la notion d’huiles essentielles dans le contexte thérapeutique, nous devons étudier leurs propriétés, déterminées ou non, et cela n’est pas toujours facile à mener. Nous savons aujourd’hui que leurs effets salutaires s’inscrivent dans la tradition des thérapeutiques naturelles de la phyto-aromathérapie. Les composants connus de nos jours ou qui peuvent être isolés sont très nombreux. Ils facilitent et provoquent des réactions chimiques qui, pour certaines, ne sont pas toujours prévisibles. 

Nous connaissons mieux qu’il y a deux mille ans leur chimiothérapie agissante, leurs actions indésirables ou non, leurs indications et, le cas échéant, leurs contre-indications. Ces considérations étant faites, il faut que, dans la pratique de l’aromathérapie, la prudence soit de règle lorsqu’on prescrit et on administre un traitement, surtout si celui-ci doit être ingéré par voie buccale. 

Pour l’usage externe, les applications sur la peau doivent être faîtes, dans la majorité des cas, par des frictions d’essence diluées dans des huiles végétales légères. Ma mère a toujours donné sa préférence à l’huile de tournesol, fluide, peu grasse, plutôt qu’à l’huile d’amande épaisse et grasse que choisissent souvent les hygiénistes. D’autres huiles sont utilisées :

– L’huile de ben qui rancit lentement, ne se congèle pas et n’a pas d’odeur. Légère et douce, elle est appréciée par des parfumeurs dans la préparation des produits de parfumerie et des extraits de fleurs.
– L’huile d’œillette, fournie par la graine de pavot. Elle est utilisée également dans la fabrication de certains produits cosmétiques, de produits d’hygiène et de dermopharmacie. Elle entre dans la composition du baume tranquille, de l’huile de camomille et de topiques vétérinaires.
– L’huile de maïs, pas trop grasse, assez fluide, qui est également utilisée pour la fabrication des margarines et en savonnerie.
– L’huile de jojoba est utilisée comme diluant pour les crèmes, les lotions un peu grasses, les lotions solaires et les lotions pour le corps. Elle entre dans la préparation de produits cosmétiques et de dermopharmacie ainsi que dans certains produits de parfumerie.
– L’huile d’onagre, riche en acides aminés gras essentiels. Elle assure un renouvellement des cellules de l’épiderme.

LA CONSERVATION

Mais il arrive souvent que, lors de la conservation, ces huiles végétales et leurs acides gras créent des incompatibilités avec certains composants des huiles essentielles tels que leurs arômes, leurs substances oxygénées, leurs terpènes, aldéhydes, éthers, phénols, péroxydes ou autres. Aussi de telles solutions d’huiles essentielles ne sont-elles pas stables ; au bout de quelques mois, elles se troublent et rancissent.

D’autres produits permettent de diluer les huiles essentielles : ce sont les solutions glycérinées, les alcools gras, les éthers d’alcools gras, les esters d’acides gras obtenus à partir de bases végétales. On peut également citer la gamme de myristates qui peuvent être utilisés également comme matières premières pour la cosmétique, les produits de dermo-pharmacie ou de pharmacie.

Suivant leur définition et leurs caractéristiques physico-chimiques, ce sont des supports adaptés pour la dilution des produits cosmétiques ou autres. Ils sont inertes, dépourvus d’action synergique, et chimiquement stables.

Certains myristates sont des éthers d’acides gras à chaîne droite, complètement biodégradables. D’autres sont des esters de l’acide myristique.

Le myristate d’isopropyle est le plus fluide, de viscosité faible et d’une inocuité absolue. Comme agent émollient, il pénètre bien la peau, facilite l’étalement de l’huile et des autres produits actifs auxquels il servirait de support. Les huiles essentielles diluées avec le myristate d’isopropyle donnent une solution limpide, odoriférante, le pyristate n’altère pas l’odeur, chimiquement stable, de plus longue conservation qu’avec la dilution par les huiles végétales.

Il a été observé que les complexes aromatiques de traitement qui étaient élaborés avec le myristate d’isopropyle présentaient une très longue durée de conservation, de limpidité et des effets optima de pénétration à travers le derme, ce qui provoquait une action quasi magique en thérapeutique. »Tout est dans la dose ».

DILUTIONS

Pour une compréhension plus facile, les formules proposées dans les articles de ce blog ont été basées d’après les dilutions de l’ordre de 10 à 20 %, 22 et 23 % ou plus quelquefois, en particulier pour le myristate d’Isopropyle, et pour un conditionnement de 100 ml qsp (*) ou, autrement dit, 100 ml de solution ou mélange d’huiles essentielles diluées.

La dilution de 10 à 15 % convient particulièrement aux jeunes enfants et aux personnes âgées ou sensibles. L’aromathérapeute peut concevoir une « dilution choc » à forte teneur en huiles essentielles, de l’ordre 33, 35 ou 40 % qui sera destinée à traiter les états de crise, les symptômes aigus des affections graves (cancer par exemple) et tous les cas pathologiques qui n’ont pas réagi favorablement aux dilutions faibles.

Même non diluées, les huiles essentielles peuvent servir à traiter certains symptômes ou syndromes.

OBSERVATIONS SUR LES DILUTIONS

– Il a été observé que sur une crise de goutte aiguë, une dilution de 10 % d’huile essentielle de camomille était inopérante. Par contre un dosage de 40 % provoquait l’effet antalgique souhaité dans la demi-heure qui suivait son application et que cet effet persistait de façon durable.

– Sur une verrue saillante pédiculée qui s’incrustait pendant des mois, il a été fait une application d’huile essentielle non diluée de citron. La verrue tomba et sécha en quatre jours.

– Pour la phyto-cosmétique (produits de soins, de traitement, de beauté pour le corps et produits de dermo-pharmacie pour le visage), la dilution est de l’ordre de 0,25 %, soit de 8 à 10 gouttes d’huiles essentielles dans 100 ml de solution aqueuse.

– Dans une solution huileuse ou de myristate d’isopropyle, la dilution peut être plus élevée, de l’ordre de 3 à 5 %, pour l’imprégnation des muqueuses, du nez, de la gorge, des oreilles et des yeux.Pour la fabrication des masques, crèmes, pâtes, il faut compter une dilution de l’ordre de 3 à 5 %, ou plus pour les pommades ou quand il s’agit de produits spécialement pharmaceutiques.

– Dans le traitement des maladies de la peau, le pourcentage des dilutions peut varier à l’infini. Pour l’usage externe, R. Fauron, R. Moatti et Y Donadieu ont établi des dilutions dans l’huile d’amande douce qui vont de 7 % pour le traitement de l’impétigo à 18 ou 24 % pour celui du zona. Ils ont prévu des dilutions en soluté avec alcool de l’ordre de 8 % pour l’herpès, de 3,2 % pour l’acné ou de 2,5 % pour les mycoses, l’urticaire, le psoriasis et les dartres. Pour les panaris et les abcès, elles sont de l’ordre de 5,5 %.

– Les dilutions sont établies en fonction des opinions des auteurs, et selon qu’elles sont associées ou non à un traitement adjuvant interne ou externe. Il est impossible de fixer des règles, hormis celle-ci :

« Le phytothérapeute devra régler dosage et posologie sur le terrain en ajustant sa prescription suivant sa susceptibilité et la réceptivité personnelle du patient et les résultats obtenus. »

Mais il existe des formules de mélanges d’huiles essentielles dont l’action simultanée est prévisible. Ces associations d’huiles essentielles caractérisées permettront de traiter telle ou telle maladie.

Un praticien, conventionné inscrira les formules sur son ordonnance afin que le pharmacien puisse l’exécuter.

HALTE A LA FALSIFICATION

Restez extrêmement vigilants. N’existe-t-il pas des « maîtres-coupeurs » ?

Par ouï-dire :

– En son temps, une maison de la Drôme s’est vue réexpédier des USA 20 tonnes de lavande falsifiée, et pourtant les acheteurs américains sont très bien conditionnés sur la « sauce » qu’on leur propose au point de refuser comme artificielles et douteuses de véritables Huiles Essentielles naturelles de plantes sauvages. Là, la falsification avait été poussée trop loin. Un laboratoire, surpris de la qualité d’une Huile Essentielle de graines de céleri et du prix demandé, a poussé les analyses des autres essences de céleri, garanties naturelles, qu’il achetait ; il s’est aperçu qu’elles étaient trafiquées à 80 %.

– Un autre laboratoire importe de l’essence de citron naturelle ; il s’avère qu’elle se trouve un jour trafiquée à 60%.

Le producteur de confiance est hors de cause. L’enquête prouve que le fût remis à la douane, pour être plombé et expédié, passe dans les mains d’habiles trafiquants qui le percent, remplacent une partie du contenu par du Citral synthétique de moindre valeur et le rebouchent sans traces.

– Un masseur-kinésithérapeute suisse de passage chez un fournisseur français, qui livre en haut de gamme des Huiles Essentielles supérieures mais non garanties pour usage médical, se plaignait d’être indisposé une 1/2 heure après les massages aux Huiles Essentielles (brûlures des mains, démangeaisons…)

Un échantillon de Lavande officinale sauvage étant là, on lui fit pratiquer un massage avec et, une heure après, il déclarait surpris : « C’est la première fois que je n’éprouve aucun malaise ».

En conclusion : acheter en magasins spécialisés, avec certification de l’huile.

Les Huiles Essentielles sont très sujettes à être falsifiées par de l’alcool, des huiles fixes ou volatiles de moindre valeur (essence de térébenthine), certains esters de synthèse, de la cire, voire même par du savon animal et de la gélatine. L’alcool s’ajoute particulièrement aux huiles essentielles très fluides.

Pour découvrir les moyens de ces manipulations, on prend un tube gradué ou un tube simple sur lequel on fait des marques, on remplit d’eau la partie qui est entre le fond du bue et le trait inférieur et d’huile volatile l’intervalle des 2 traits ; le haut du tube reste vide. Alors on agite à plusieurs reprises et après quelques instants de repos, si l’huile contient de l’alcool, on trouve que le volume de l’eau a augmenté et que celui de l’huile a diminué.

Dans le cas contraire, les volumes ne changent pas beaucoup.

Dans le cas où l’huile essentielle est plus pesante que l’eau, c’est celle-là que l’on met en premier lieu dans le tube et celle-ci la dernière.

On peut également prendre 15g d’huile d’olive pure ou d’huile d’amande et on les mélange avec de l’essence suspectée ; si celle-ci contient de l’alcool, ce dernier corps se sépare immédiatement en surnageant.

 

TECHNIQUE ESSENTIELLE, LA DISTILLATION

Elle s’opère selon deux procédés :

1. La plante n’est pas en contact avec l’eau. Elle est placée sur une grille perforée au-dessus de la base de l’alambic. Les principes volatils seront séparés par la décantation du distillat refroidi.

2. La plante, au contraire, est placée en contact avec l’eau dans un alambic qui comprend une chaudière, un chapiteau, un col de cygne et un réfrigérant. Les plantes sont mises à macérer dans de l’eau au fond de la cuve de l’alambic, puis portées à ébullition. La chaudière peut être chauffée par l’action directe du feu. Ce procédé de chauffe peut communiquer aux essences une certaine odeur empyreumatique ou de brûlé s’il n’est pas minutieusement surveillé. Le distillateur sera vigilant pour contrôler les températures.

– Cette distillation à feu nu n’est employée que lors de la fabrication de certaines essences d’outre-mer, ou dans quelques exploitations rurales de montagne, pour la lavande, l’aspic, le thym ou le romarin.

– La chauffe de la chaudière peut se faire également à la vapeur d’eau sous pression, ce qui est plus pratique. L’odeur n’en est pas modifiée et la qualité de l’essence nullement altérée.

– Cette distillation à la vapeur d’eau sous pression est généralement utilisée dans les distilleries importantes. Nous retrouvons le « vase florentin » qui reste toujours basé sur l’ancien principe consistant à opérer la séparation de l’eau et de l’essence de densités différentes.

– L’essence s’échappe par la tubulure supérieure lorsqu’elle est plus légère que l’eau sur laquelle elle surnage, ou bien par la tubulure inférieure lorsqu’elle est plus dense. L’excès d’eau décantée, plus ou moins chargé d’essence, peut être renvoyé plusieurs fois dans l’alambic au moyen d’un siphon.

Le récipient Florentin

Les essences ou huiles essentielles sont des produits volatils et aromatiques. On les retire des végétaux à des fins aromatiques et thérapeutiques. La distillation demande un instrument technique en adéquation.

C’est ainsi que nous allons vous parler de ce vase florentin, un célèbre instrument modifié une première fois par Amblard puis une seconde pour cause de contenant.

La modification d’Amblard

Premièrement, elle a consisté à se servir d’un tube de 1 à 2 cm de diamètre qui s’adaptait au moyen d’un bouchon dans le col du récipient florentin.

On recevait l’eau dans ce tube qu’elle traversait et venait, par l’extrémité inférieure effilée, se répandre dans la capacité du vase. En traversant ce tube, elle y avait laissé l’huile essentielle dont elle était chargée.

Le vase cylindrique

En revanche, cet appareil n’était applicable que dans le cas d’huiles volatiles légères et de petites quantités d’essences. C’est la raison pour laquelle on transforma à nouveau ce vase florentin en un appareil plus adapté pour la séparation des huiles volatiles.

Et un vase cylindrique vit le jour  pour amener une procédure de distillation.

Procédure de distillation

« Dans le cas le plus général d’huiles légères, l’hydrolat, en tombant du réfrigérant dans le récipient, s’échappe par le tube coudé tandis que l’huile s’accumule à la surface de l’eau dans la capacité principale de l’appareil. D’où il résulte que la distillation continuant, la quantité augmentera.

Lorsqu’elle sera arrivée à la hauteur, elle sera déversée à mesure par ce tube. A la fin de la distillation, on bouche l’ouverture du tube coudé, de manière que le niveau de l’eau s’élève dans le corps principal du récipient, et que l’huile qui surnage soit complètement expulsée par l’ouverture supérieure ».

Conclusion

Cette méthode de séparation de l’huile est bien préférable à l’usage de la pipette et résume bien l’utilité du Récipient Florentin. Ce vase mythique justifie bien,  de ne pas méconnaître les propriétés des huiles essentielles utilisées en aromathérapie.

La lavande

 

 

Des siècles ont passé, que sont devenues aujourd’hui les recettes ancestrales ? Les techniques ont été reprises dans leur esprit et se sont affinées grâce à la technicité moderne.

 

Rôle du distillateur

C’est à la technicité du distillateur qu’il appartient d’obtenir les meilleures essences et le meilleur rendement. Il jugera s’il doit faire des distillations successives, s’il doit repasser plusieurs fois la vapeur sur les plantes ou s’il doit en ajouter de nouvelles.

Il veillera à distiller lentement (durant 1H30 environ) et à éviter des distillations trop rapides car certains constituants des huiles essentielles ne passeraient pas en fin de distillation.

Les huiles essentielles sont ensuite clarifiées, filtrées soigneusement et conditionnées dans des récipients opaques, en verre teinté, à l’abri de la lumière et de la chaleur.

Dans certains cas, le distillateur devra, en outre opérer une déterpénation des huiles essentielles. Celles-ci sont en effet susceptibles de contenir jusqu’à cinquante pour cent d’hydrocarbures terpéniques et ses quiterpéniques, de caractère insaturé, qui s’oxydent, se résinifient, dégradent le parfum de la plante, provoquent la prolifération des bactéries et des champignons, ce qui entraîne une moins bonne conservation de l’essence.

La déterpénation

 

On procède à une déterpénation soit par des distillations fractionnées sous une pression réduite, soit par une distillation dans un courant de vapeur.

La déterpénation présente l’avantage d’affiner le bouquet de l’essence, d’augmenter son parfum, de rendre l’huile essentielle plus stable, plus concentrée, plus antiseptique. Cela permet de la conserver plus longtemps; et elle est aussi plus aisément soluble dans l’alcool. Les essences « déterpénées » sont d’un prix plus élevé, généralement du double des essences normales.

La péroxydation

Certains distillateurs pratiquent la « péroxydation » qui consiste à oxygéner les essences en leur ajoutant de l’oxygène qui va se fixer sur les terpènes. Ces derniers seront libérés secondairement à l’état d’ozone. Mais les essences de plantes étant naturellement des produits oxygénés, la « péroxydation » ne se justifie pas et pourrait être considérée comme une forme de falsification.

Rendement et qualité pour les Huiles essentielles

Ils peuvent différer selon les plantes utilisées, les terroirs de provenance, les conditions de culture. Les plantes doivent être récoltées avec soin pour être distillées dès que les fleurs sont parvenues à maturité. Il faut toujours préférer la distillation sur les plantes fraîches à celle sur les plantes sèches car elles fournissent plus d’essence. De plus elle est plus agréable et de meilleure qualité. L’essence aromatique exhalera son arôme, son bouquet, son âme, sa quintessence. Elle deviendra un « cru » comme il en existe pour les vins.

Les essences aromatiques, celles de la véritable lavande, le lavandin des Alpes, de Haute Provence ou de la Drôme, les menthes poivrées de la vallée d’Asse, les térébenthines des Landes sont réputées dans le monde entier.
La fleur parfume pour mieux enchanter l’air. Elle rayonne son caractère odoriférant à la vie. La plante livre son essence qui donne la force curative.
Mais l’huile essentielle devra être de pureté intégrale, biologique, garantie comme étant absolument universelle.

 
 
 
 

BIOCHIMIE DES HUILES ESSENTIELLES

 

Pour une lecture plus claire des paragraphes suivants, les noms des plantes (ou sortes de plantes) d’où sont tirées les huiles essentielles dans lesquelles on rencontre l’élément biochimique cité, figureront en fin de paragraphe après le signe <

Acides aromatiques

 

Ils sont présents en quantité infime à l’état libre. Ils ont une saveur piquante. Pour l’usage externe, à l’état non dilué, leur action est généralement rubéfiante, cautérisante, destructive des excroissances, végétations, verrues, etc.

Pour l’usage interne, leur action générale est calmante et anti-inflammatoire.

Ils sont présents dans presque toutes les huiles essentielles, surtout les hespéridées.

Alcools aromatiques


En usage externe, ils développent des propriétés existantes antiseptiques exploitées dans le pansement des plaies.

En usage interne, ils agissent comme tonique, stimulant et antiseptique.

Leur action générale est tonifiante et bénéfique.

On les distingue sous le nom d’alcools secondaires ou « alcools terpéniques ».

Ce sont des :

Apiol officinal

< Semences de persil. Ascaridiol

<  Chénopode.

Camphres naturels de la plante que l’on exprime à la distillation.

<On les nomme encore Bornéols ou camphres du Japon, de Bornéo.

Au début, ils développent des propriétés excitantes, exaltantes du psychisme et, par la suite, ils deviennent sédatifs et stupéfiants. Ce sont des stimulants cardiaques et respiratoires. Ils combattent l’asphyxie, le collapsus et l’atonie du myocarde.

< Camomille, Romarin, Aspic, Cyprès, Eucalyptus, Genièvre, Sassafras, Sauge, Hysope, Thym. Citronello1

<Géranium. Cuminol

< Cumin. Eucalyptol ou Cinéol Antiseptique pulmonaire modificateur des sécrétions bronchiques.

< Eucalyptus, Niaouli, Romarin, Myrte. Géraniol < entre autres dans Rose, Géranium, Bigarade, Ylang-ylang. Lavandulo1

< Les lavandes. Lina1o1

< Bigarade, Géranium, Bergamote, Thym, Cannelle, Citron, Ylang-ylang, Sauge sclarée, Lavande, Orange, Basilic. Menthol

< Menthes. Nérol

< Citronnelles. Patchoulo1 ou « camphre de patchouly » ; homologue du « Bornéol », il provoque les mêmes effets.

< Patchouly. Santo1o1s

< Santal. Sclaréol Alcool diterpénique.

< Sauge sclarée. Terpinéol A faible dose, fluidifie les sécrétions bronchiques. Produit des effets contraires à haute dose, la vaso-constriction des vaisseaux bronchiques stoppant les sécrétions bronchiques.

< Térébenthine, Eucalyptus, Cajeput, Genièvre, Niaouli, Géranium, Marjolaine, Muscade. Terpinol

< Orange.    Certains peuvent déterminer des effets narcotiques ou calmants. Ils peuvent devenir irritants sur la peau, les muqueuses, les organes. L’oxydation croissante et les oxydants les transforment en Acides aromatiques.

Aldéphydes aromatiques

A haute dose, ils ne sont pas dénués de toxicité. Ils développent des propriétés antiseptiques qui trouvent leur utilisation dans certaines formes de maladies infectieuses, de l’intestin en particulier.

Citons parmi eux :

Benzoïque – Aldéhyde

Effet calmant mais peut devenir irritant et occasionner des dermites. En traitement externe, agit sur certains prurits dartreux et sur les éphélides. < Amande amère.

Cinnamique – Aldhéhyde

< Cannelle.

Citral et Citronellal

<Citron, Citronnelles, Géranium, Verveine.

Cuminique-Aldéhyde

< Cumin, Myrrhe.

Phénols aromatiques :

Ils apparaissent au cours des distillations. Généralement, ils ont une odeur caractéristique vive, une saveur piquante, brûlante. Ils sont caustiques et peuvent déterminer des troubles cutanés, dermo-caustiques. Il faut prendre garde à la nature des peaux qui peuvent présenter des réactions allergiques. En prise interne, à haute dose, ils peuvent être toxiques pour le foie et faire courir des risques d’intoxication. Mais ils développent aussi des effets bénéfiques, toniques, stimulants, excitants. Ils manifestent des propriétés antiseptiques et désinfectantes.

Citons les suivants :

Anéthol

< Fenouil et Anis vert.

Carvacrol

< Carvi, Thym, Origan, Sarriette.

Eugénol

< Cannelle, Girofle, Muscade, Sassafras.

Safrol

< Sassafras.

Thymol

< Origan, Thym.

Éthers et esters aromatiques

Ils résultent de l’union d’un alcool aromatique et d’un acide aromatique. En général on leur attribue un usage thérapeutique anesthésiant, hypno-anesthésique et, localement, analgésique et non irritant. On les dit bénéfiques, équilibrants et antiseptiques. A forte dose, ils peuvent devenir toxiques. Citons les suivants :

Acétate ou Ester de Bornéol

< Romarin.

Acétate de Bornyle

< Pin et Térébenthine.

Acétate de Lynalyle et de Géranyle

< Bigaradier (feuilles fraîches), Bergamote, Lavande, Ylang-ylang.

Acétate de Néryle

< Bigarade.

Butyrate de Lynalyle

< Lavande.

Esters acétiques (cadinène, pinène, sabinène)

< Rue, Sabine.

Ester Angélique

< Romarin, Camomille.

Esters Menthyliques

< Menthes.

Ester Salicylique ou Salycylate de Méthyle

< Combiné de feuilles de Bouleau et d’écorces, Reine des près, Coca, Ylang-ylang, Acacia, Thé, Rue.

Éther Caprilique

< Orange.

Éther Méthylchavicol ou Estragol

< Estragon et Anis vert.

Éther Méthylique

< Lavande.

Éther Phénolitique

Narcotique et toxique. < Muscade.

Terpènes

Ils sont constitués de diverses formes de dérivés :

Cymènes

< Chénopode.

Pinènes

< Thym, Cajeput, Romarin, Myrte, Niaouli purifié, Sassafras, Hysope, Ylang-ylang, Marjolaine, Sauge.

Cétones

Ce sont des produits toxiques analogues à l’acétone. Elles développent des effets nocifs stupéfiants, neuro-toxiques, et peuvent provoquer des actions convulsives et épileptisantes. Elles sont identifiées comme suit :

Carvone

< Carvi, Rue, Sabine.

Menthone ou « camphre de menthe »

< Menthes.

Salvone

< Sauge officinale.

Thuyone

< Thuya.

Verbénone ou « camphre de verveine »

< Verveines.

 

GARANTIES SUR LA PLANTE

A  – Équipement enzymatique

L’intérieur de certaines espèces botaniques, se différencient des races chimiques possédant chacune un équipement enzymatique particulier déterminé génétiquement et écologiquement (par les conditions podologiques – sol – et climatiques – altitude…)

B – Race chimique définie (par chromatographie capillaire en phase vapeur)

La biosynthèse s’oriente vers la formation préférentielle d’un constituant aromatique actif.

Ainsi existe-t-il pour le Thym vulgaire de Provence sept chimiotypes principaux (ou chémotypes) dont l’action eubiotique et antibiotique est différente et la zone d’action variable :

Nota Bene : Encore faut-il quelque fois préciser, comme c’est le cas pour les ombellifères et l’angélique en particulier, de quelle partie de la plante il s’agit : les racines, la tige herbacée et les graines fournissent des Huiles Essentielles de nature et d’odeur différentes.

C – Récolte des plantes aromatiques

C1 – La cueillette de la lavande sauvage

Elle ne commence qu’après la rosée du matin, se fait à la faucille dans des terrains difficiles, dans les « baïassières » de pentes et déboulis entre 1000 et 1600 m d’altitude ; de même que celle des lavandins cultivés dans la fauche mécanique mutilante n’est guère plus rapide.

La cueillette du thym sauvage, longue et fatigante, se fait également à la petite faucille ou au sécateur, de préférence l’après midi. L’arrachage tel qu’il se pratique à l’étranger avec la pioche ou la herse est un véritable massacre écologique.

Les roses se cueillent à l’éclosion, après la rosée du matin, mais avant la grosse chaleur de midi. La main-d’œuvre est considérable car il faut trois tonnes et demie de pétales, récoltable sur un hectare de rosiers, pour obtenir un kg d’essence.b) La récolteElle se fait en général au moment où la plante est la plus riche en essences aromatiques, à savoir :

– avant la floraison pour la menthe, qui s’enrichit d’ailleurs en cétones toxiques à la floraison, et pour la sarriette, dont le taux de carvacrol (antiseptique) est maximum;

– pendant la floraison pour la lavande et en général pour le romarin officinal;

– après la floraison, à la graine, pour la sauge sclarée.

Une certification rigoureuse de l’espèce botanique, de la race chimique, de l’origine végétale et du stade végétatif est souhaitable et nécessaire, tant pour le praticien que pour le patient ; ce qui n’enlève rien à la valeur propre de chaque essence.

 

D – Choix des plantes : sauvages ou saines, c’est-à-dire de culture écologique, dans la mesure du possible.

D1 – Les plantes sauvages de montagne

Elles ont une ODEUR et une ACTIVITÉ BIOLOGIQUE extraordinaire du fait de leur richesse exceptionnelle en esters aromatiques et en bio-catalyseurs, dont la synthèse a été non seulement favorisée par l’altitude, l’ensoleillement et la sécheresse, voire par la symbiose avec les autres plantes sauvages du BIOTOPE, mais encore et surtout n’a pas été gravement perturbée par aucun traitement chimique aux engrais, pesticides ou désherbants, lesquels « passent » à la distillation et altèrent l’essence.

Sont encore présents en mémoire moult exemples, plus particulièrement un dont nous ne citerons pas le nom : une usine avait fourni à un distillateur des cuves en aluminium pour entreposer ses produits aromatiques. Ces cuves ont été rongées en deux ans. Le producteur a porté plainte ; l’usine s’est retournée contre le fournisseur de l’aluminium qui a fait analyser les produits entreposés dans les cuves. L’analyse a prouvé que des produits chimiques corrosifs, issus de désherbants et qui ne devraient pas se trouver dans de l’Huile Essentielle, avaient attaqué les cuves.

Ces produits dangereux sont susceptibles d’attaquer les muqueuses pulmonaires et digestives des personnes ayant reçu ces produits. Selon statistiques, 60 % des lavanderaies, 98 % des plantations industrielles, seraient forées aux engrais et désherbées chimiquement, favorisant ainsi l’apparition de maladies jusqu’alors inconnues comme la cécidomie contre laquelle on lutte avec des insecticides de synthèse dangereux, tel le lindane.

Une simple adjonction de sels minéraux solubles modifie également la composition physico-chimique de l’essence de menthe.

D2 – Il existe des crus de plantes.

Des différences de qualité parfois considérables peuvent être constatées sur des TERROIRS différents, à quelques kilomètres seulement de distance, sur des sols et dans des conditions climatiques apparemment identiques.

Dans le monde entier, les essences végétales aromatiques de certaines régions comme la Haute-Provence par exemple,  jouissent d’une renommée exceptionnelle, car elles possèdent des vertus uniques.

Une certification claire du mode de croissance ou de culture est indispensable pour le consommateur qui cherche à se revitaliser énergiquement et non pas surtout à s’empoisonner insidieusement.

Sources : familiales


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