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Les grenouilles de la Martinique

Photographie : François Denis 1732 1817. Vue du Fort Royal de la Martinique

L'hylode de la Martinique

l’Hylode de la Martinique
Eleutherodactylus martinicensis

LES GRENOUILLES DANS L’ILE DE LA MARTINIQUE

Rana esculenta L. (Batracien)

Géographie de l’île :

D’une superficie totale de 1 100 km², la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d’îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s’étire sur environ 65 km de longueur, pour 27 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m).
Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter a eu lieu au large de l’île[3].
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes.
D’une part, une zone située au nord d’un axe Fort-de-France – Le Robert, zone À la suite de phénomènes d’érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l’évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l’île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d’une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
D’autre-part, au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l’île.
Dans cette île, vivent de petits batraciens.

Les grenouilles :

Ces batraciens sont des Amphibiens (du grec amphi « qui-à-deux-vies », dont un groupe, celui des anoures passe son jeune âge dans les eaux dormantes sous forme de têtard. Ensuite, ils perdent queue et branchies et gagnent quatre pattes. Devenues terrestres, elles peuvent encore vivre dans l’eau, mais alors obligées de venir respirer à la surface. Les larves de Batraciens ont reçu diverses utilisations dans certains essais et les grenouilles dans le diagnostic de la grossesse.

L’Hylode de la Martinique :

C’est une grenouille de grande taille (3, 2 – 4,7 cm) à la tête large possédant de longues pattes munies de grands disques digitaux … autant de caractéristiques qui font de l’Hylode de la Martinique une grenouille parfaitement arboricole, endémique de Martinique Saint Dominique et Guadeloupe. Mais elle a disparu de Sainte-Lucie et a été introduite dans les îles du Nord.

 

Elle multiplie les lieux de villégiatures :

On la retrouve du niveau de la Mer jusqu’au sommet de Soufrière dans son habitat, les forêts hygrophiles, mixtes , sèches, les •« Savanes » d’altitude, mais également dans les habitats perturbés, artificiels comme les jardins, champs,  serres.

On peut même la retrouver à l’intérieur des maisons où elle affectionne les cuisines et salles de bains. Elles y chassent activement différents insectes dont les moustiques.

Biologie :

Ce que nous connaissons le mieux de ces petites bêtes, ce sont bien sûr leurs concerts nocturnes qui caractérisent les nuits antillaises. Les mâles dilatent leur sacs vocaux pour appeler les femelles et marquer leurs territoires.
Ils chantent la nuit ou le jour par temps de pluie : série de notes puis deux notes : une courte, 2nde note plus longue, de plus en plus aiguë .
Il semblerait que leur longévité puisse atteindre 7 ans ! ce qui est remarquable pour de si petites créatures !
Leurs prédateurs naturels ? : Couresses, anolis, thécadactyle, merles, hérons garde-bœufs, les scolopendres.

Conservation :

En fait elles ont surtout à craindre de l’homme : de part l’usage effréné de ses pesticides (rappelons que les amphibiens ont une respiration cutanée qui les rend très vulnérables aux divers polluants de l’environnement) et des espèces qu’il a introduites comme les rainettes X Signées (compétitrices pour le territoire et probablement l’alimentation).
L’Hylode de la Martinique est classée « espèce proche de menacée » par l’UICN. Elle est menacée par les déboisements, la pollution et l’expansion d’une espèce introduite et invasive  la rainette x signée (Scinax x signatus) originaire d’Amérique du Sud.

 

 
 

 SOURCES :  

Merci à mon collègue Philippe pour ses précieuses informations qui ont permis la rédaction de cet article.

http://www.globalamphibians.org/
Breuil M. – Histoire naturelle des Amphibiens et Reptiles terrestres de l’archipel Guadeloupéen. Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy. Patrimoines Naturels, 54, Paris, SPN / IEGB / MNHN.2002. 339 pp
http://www.mnhn.fr/publication/spn/cpn54.html