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Citronnier, constituants, indications, modes d’emploi, recettes utiles

LIMONIER

Citrus limonum. Rutacée

SYNONYME :

Serait originaire de l’Inde.

Croît dans le Midi de l’Europe, surtout en Espagne et au Portugal.

On utilise le fruit sous diverses formes de préparation, ou l’essence obtenue par expression de la partie externe du péricarpe frais du citron (le citron renferme de nombreuses et grosses poches à essence dans le parenchyme sous-épidermique).

Les fruits verts fournissent plus d’essence que les citrons mûrs. Il faut environ 3.000 citrons pour obtenir 1 kg d’essence.

La pulpe du fruit sert à préparer l’acide citrique.

Citronnier

 

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– 30 % de suc contenant lui-même 6 à 8 % d’acide citrique, de l’acide malique, des citrates de chaux, de potasse …
– glucides : glucose, fructose directement assimilables, saccharose
– sels minéraux et oligo-éléments : calcium, fer silice, phosphore, manganèse, cuivre
– gommes – mucilage – albumines,
– vitamines, surtout B (B1, B2, B3), également vitamines A.C.PP.

  • les vitamines B1, B2, B3 ont un rôle important dans la nutrition, l’équilibre nerveux
  • le carotène (provitamine A) est surtout dans la peau, la vitamine A dans la pulpe fraîche et le jus. Ils ont une grande importance dans les phénomènes de croissance, le maintien de la jeunesse tissulaire.
  • la vitamine C (4 à 50 mgr par 100 gr de fruit) a un rôle primordial dans les phénomènes d’oxydo-réduction. Elle influe sur les glandes endocrines.
  • la vitamine PP est un facteur de protection vasculaire.

– l’essence contient environ 95 % de terpènes (pinène, limonène, phellandrène, camphène, des sesquiterpènes), du linalol, les acégates de linalyle et de géranyle, citral et citronellal (6 à 8 %), des aldéhydes, un camphre de citron …

PROPRIÉTÉS :

– Très nombreuses.
– En Espagne et dans certains pays, le citron est utilisé – systématiquement et avec de réels succès – dans une infinité d’affections.

usage interne :

– bactéricide (voir N.B.), antiseptique
– activateur des globules blancs dans la défense organique
– rafraîchissant
– fébrifuge
– tonique du système nerveux et du sympathique
– tonicardiaque
– alcalinisant (Rancoule – noir N.B.)
– diurétique
– antirhumatismal – antigoutteux (Labbé) – anti-arthritique
– calmant – anti-acide gastrique (voir N.B.)
– antiscléreux (prévention de la sénescence)
– antiscorbutique
– tonique veineux
– abaisse l’hyperviscosité sanguine (fluidifiant sanguin).
– hypotenseur par retour de l’équilibre biologique
– dépuratif
– reminéralisant
– anti-anémique (hématopoïétique)
– favorise les sécrétions gastro-hépatiques et pancréatiques
– hémostatique
– carminatif
– vermifuge
– antivénéneux
– antiprurigineux
– l’écorce est tonique, carminative
– les semences sont anti-helmintiques, fébrifuges

usage externe :

– antiseptique, antitoxique

INDICATIONS :  

usage interne :

– infections diverses (pulmonaires, intestinales …)
– maladies infectieuses (stimule la « leucocytose curative »)
– paludisme, états fiévreux (Cazin)
– prévention des épidémies
– asthénie, inappétence
– ascites (L. Binet et Tanret)
– rhumatismes, arthritisme, goutte
– lithiase urinaire et biliaire
– hyper-acidité gastrique, ulcères d’estomac
– cicatrisant
– anti-prurigineux
– anti-vénéneux (piqûres d’insectes)
– cytophylactique (entretien de la peau)
– éloigne les mites et les fourmis
– dyspepsies (digestions pénibles), aérophagie
– scorbut
– artériosclérose
– varices, phlébites, fragilité capillaire
– pléthore hyperviscosité sanguine (une cure de citron « remplace la saignée »)
– obésité
– hypertension
– tuberculose pulmonaire et osseuse (mal de Pott)
– déminéralisation, croissance, convalescence
– anémie
– ictère, vomissements (Avicenne)
– insuffisances hépatique et pancréatique
– congestion hépatique
– hémophilie
– hémorragies (épistavis, gastrorragies, entérorragies, hématuries)
– météorisme
– dysenterie, diarrhées,typhoïde
– parasites intestinaux (oxyures)
– également : asthme, bronchite, grippe, blennorragie, syphilis, sénescence, céphalées.

usage externe :

– rhumes de cerveau, sinusites, angines, otites
– hémorragies nasales
– stomatites, glossiles, aphtes (Leven)
– syphilides buccales (Caussage et Goubeau)
– blépharites
– éruptions, furoncles, dartres
– migraines
– verrues
– herpès (Berlureaux)
– engelures
– plaies infectées, putrides
– piqûres d’insectes
– teigne, gale
– entretien de la peau et soins de beauté
– séborrhée du visage, taches de rousseur
– prévention des rides, soins des mains
– ongles cassants
– pieds sensibles
– pour éloigner les mites et les fourmis

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

– Citronnade (citron frais en tranches dans de l’eau  ou le jus d’un citron dans 1/2 verre d’eau sucrée).

La citronnade est la boisson de choix des fiévreux, des personnes ayant des nausées, ou des hémorragies.

– Jus de citron :

– Faire des cures en montant progressivement de 12 à 10, 12 citrons par jour – descendre progressivement – étaler sur 4 à 5 semaines. et poursuivre à 1, 2 citrons par jour (utiliser des fruits très mûrs).

– Vermifuge : écraser l’écorce, la pulpe et les pépins d’un citron. Faire macérer pendant 2 heures dans de l’eau additionnée de miel. Passer avec expression. Boire au coucher.

– La décoction de tout le fruit est également indiquée contre les vers intestinaux.

– Contre les oxyures : pépins broyés avec du miel, chaque matin, à jeun.

– Pour l’engorgement hépatique : verser, le soir, de l’eau bouillante sur 3 citrons coupés, et boire le lendemain, à jeun.

– Contre l’embonpoint : verser, le soir, une tasse d’eau bouillante sur 2 têtes de camomille et un citron coupé en rondelles. Laisser macérer la nuit. Passer le matin et boire à jeun.

– Infusion indiquée également contre l’aérophagie.

– L’essence : 5 à 10 gouttes sur du sucre ou en potion.

usage externe :

– Contre les rhumes de cerveau, sinusites : quelques gouttes de suc dans les narines plusieurs fois par jour
– Contre les hémorragies nasales : tampon de coton imbibé de jus de citron
– Contre les aphtes, stomatites : citron + miel + eau : en bains de bouche prolongés
– Contre les angines : gargarismes avec un jus de citron dans un verre d’eau tiède
– Dans les yeux des nouveau-nés et contre les blépharites : une ou deux gouttes de jus de citron
– Sur le front des migraineux : compresses de jus de citron ou tranches de citron sur les tempes
– Sur les blessures, les plaies infectées (antiseptique, hémostatique) : jus de citron pur ou dilué
– Contre les engelures : frictions au jus de citron (également préventif)
– Contre les otites : jus de citron dans les oreilles
– Contre les verrues : badigeons 2 fois par jour avec un vinaigre fort dans lequel on a fait macérer pendant 8 jours l’écorce de 2 citrons
– Contre les ongles cassants : matin et soir, pendant une semaine, applications de jus de citron

Beauté

– Sur les peaux grasses : lotion du visage matin et soir, avec un coton imbibé de jus de citron (laisser sécher 20 min avant crème ou poudrage)
– Contre les taches de rousseur : jus de citron légèrement salé en lotions du visage
– Pour éviter les rides : lotions du visage, 2 fois par semaine avec du jus de citron (éclaircit également le teint)

– Pour entretenir la douceur des mains : les enduire d’un mélange :
J
us de citron/glycérine/eau de cologne en parties égales

– Pour conserver les dents blanches : brossage hebdomadaire avec du jus de citron
– Pieds sensibles : bains de tilleul suivis de frictions au jus de citron
– Sur les piqûres d’insectes : frotter avec une tranche de citron. Contre morsures de serpents : traitement d’appoint
– L’envers de la peau : frottée sur les gencives, les tonifie ; sur le visage, les mains : constitue un traitement d’entretien des téguments.

N.B.

1 – Les travaux des professeurs Morel et Rochaix, sur l’action bactéricide de l’essence de citron, ont démontré que :

a) les vapeurs d’essence de citron neutralisent le méningocoque en 15 minutes, le bacille d’Eberth (typhoïde) en moins d’une heure, le pneumocoque en 1 à 3 heures, le staphylocoque doré en 2 heures, le streptocoque hémolytique en 3 à 12 heures.

b) l’essence neutralise le bacille d’Eberth en 5 minutes, le staphylocoque en 5 minutes, le bacille de Loeffler (diphtérie) en 20 minutes. Elle est infertilisante pour le bacille de la tuberculose à la dose de 0,2 °/°°
Charles Richet : quelques gouttes de citron dans les huîtres les débarrassent, en 15 minutes, de 92 % de leurs bactéries.

2 – Le jus de citron sera utilisé largement pour la désinfection d’une eau de table suspecte (le jus d’un citron pour un litre) et des viandes et poissons de fraîcheur douteuse.

3 – Pour préparer le lait caillé avec le jus de citron, on procédera de la manière suivante : verser un citron, goutte à goutte, sur 1/2 litre de lait en tournant avec une cuiller.
Le résultat est obtenu lorsque l’aspect devient granuleux. Le produit obtenu est très riche en vitamines.

4 – Fabrication de la limonade : dans un tonnelet contenant 5 litres d’eau, mettre un citron coupé en rondelles avec son écorce. Remuer deux fois par jour. Passer 8 jours plus tard et mettre en bouteilles. Boucher, ficeler et coucher les bouteilles.

5 – L’infusion avec la peau de 2 à 3 citrons pour un litre d’eau forme une excellente boisson courante (y ajouter quelques gouttes de suc frais).

6 – Limonade purgative :

carbonate de magnésie …………… 11 gr
acide citrique …………………………….. 18 gr
eau …………………………………………….. 300 gr

aromatiser avec teinture de citron.

7 – Le citron entre dans la composition de l’alcoolat de mélisse composé.

8 – Sur l’activité du citron :

Le citron est un alcalinisant et un anti-acide gastrique. les travaux de Rancoule, Labbé en ont traité. La saveur acide n’implique pas, en effet, que le citron soit acide pour l’organisme car le goût est dû à des acides organiques qui ne restent pas à l’état d’acides dans les cellules. Des expériences ont prouvé que l’usage prolongé du citron entraîne, dans l’organisme, la production de carbonate de potasse permettant de neutraliser l’excès d’acidité du milieu humoral. On neutralise également l’hyperacidité gastrique par du jus de citron étendu d’eau (le citron est d’ailleurs classé parmi les aliments basiques).
L’acide citrique naturel est oxydé pendant la digestion. Les sels restant donnent des carbonates et bicarbonates de calcium, potassium … lesquels maintiennent l’alcalinité du sang.
Ainsi une substance peut-elle donner à l’extérieur une réaction acide et, dans l’organisme, être génératrice d’alcalinité.

9 – Les citrons rendent beaucoup plus de jus si on les fait auparavant tremper pendant 5 minutes dans de l’eau chaude.

QUELQUES RECETTES UTILES

En nettoyage :

– Des cuivres noircis, les frotter avec 1/2 citron dont on a recouvert la section avec du gros sel.
– Bijoux en argent, les frotter avec une tranche de citron, rincer à l’eau chaude et sécher à la peau de chamois.
– Cheminée de marbre blanc : la frotter avec 1/2 citron en insistant sur les taches. Passer ensuite un linge fin légèrement huilé.
– Pour enlever la rouille sur un linge blanc : placer une rondelle de citron entre 2 couches de tissus. Poser sur la tache et appuyer un fer à repasser très chaud. Recommencer si besoin.
– Un lavabo taché ? Frotter avec le mélange 1/2 tasse de jus de citron + une grosse pincée de sel.
– Les taches de légumes, de fruits ou d’encre sur les doigts s’enlèvent avec du jus de citron.
– Des fourmis chez vous ? Déposer un citron pourri.
– Des mites dans vos armoires ? Pendre dans les placards des sachets contenant des écorces de citron séchées.

Chenopode anthelmintinque, Camphre, autres variétés ansérines ou chénopodes

 

Toxique

Croît dans nos jardins. Variété de chénopode ambroisie

 

Camphre

Choenopodium anthelminticum

Chenopodiacée

Synonyme :

graine aux vers.

Parties utilisées :

feuilles, semences, et surtout : huile essentielle de choenopodium obtenue par distillation à la vapeur d’eau des sommités fleuries et des graines.

 PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

– ascaridiol (40 à 80 %),
– chénopodine,
– cymène,
– sylvestrène,
– safrol,
– cinéol,
– carvone,
– camphre droit,
– acides gras volatils (butyrique …)

PROPRIÉTÉS :

– vermifuge

INDICATIONS :

– parasites intestinaux : ascaris, ankylostomes (également oxyures et anguillules ; très discrètement : taenia)

CONTRE-INDICATIONS :

– affections cardio-rénales, tuberculose, arthritisme, grossesse

MODE D’EMPLOI :

usage interne :

1 – essence (oetheroleum chenopodi anthelmentici) : en capsules gélatineuses dosées à 15 gouttes d’essence adultes : 3 capsules le matin à jeun (à prendre espacées d’heure en heure)

10-15 ans : 2 capsules
6-10 ans : 1 capsule

donner, une heure plus tard, une purge de sulfate de magnésium et rester à la diète jusqu’à effet complet de la purgation

renouveler le traitement 15-20 jours plus tard.

2 – semences : une cuillerée à café, ou feuilles ; une cuillerée à soupe, par tasse d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse le matin à jeun, 3 jours de suite.

usage externe :

3 poignées de feuilles pour un litre d’eau. Bouillir 10 minutes. En compresses humides chaudes sur l’abdomen.

N.B.

– L’essence de chénopodium est toxique, surtout chez les personnes à jeun. Aussi recommande-t-on un régime riche en glucides et pauvre en matières grasses pendant quelques jours avant le traitement. L’organisme devient ainsi plus résistant à la toxicité.

 

TOXICITÉ :

– hypotenseur
– dépresseur cardiaque et de la respiration
– atteinte du système nerveux
– atteinte de l’ouïe, (surdité parfois définitive)
Signes d’intoxication : vertiges, accidents nerveux, troubles de l’ouïe, et de la vue.
(traitement : lavage d’estomac immédiat)

Doses maxima :

– 25 gouttes ou 0,50 gr en une fois
– 50 gouttes ou 1 gr par jour.

SPÉCIALITÉS :

– Oxyfuge Castel, Vermirène.

 

Autres variétés de chénopodes ou ansérines :

CHÉNOPODE BLANC (chenopodium album)

ou Ansérine sauvage.
Abondante en France.
Rafraîchissant, sédatif, anti-hémorroïdal.

CHÉNOPODE AMBROISIE (chenopodium ambrosioïdes)

ou Thé du Mexique, d’Espagne, thé des Jésuites.
Tonique, stomachique, indiqué dans les affections nerveuses.
Se prend en infusions.

CHÉNOPODE DE BON-HENRI

Commune en France, où on la mange parfois à la manière des épinards, d’où son nom : épinard sauvage.
Rafraîchissant et laxatif.

CHÉNOPODE DES JARDINS

Cultivée dans les jardins, est mangée sous le nom d’épinard rouge.

CHÉNOPODE A GRAPPE, CHÉNOPODE FÉTIDE …

Les SALICORNES (corail de mer)
Salicornia fruticosa.
Chenopodiacées employées comme condiment confit au vinaigre.

La POIREE OU BETTE

Est une chenopodiacée.
On mange les côtes des feuilles de bette sous le nom de cardes.

 

 

 

Le fraisier

FRAISIER

Fragaria vesca L. (Rosacées)


PROCÉDÉS

On emploie la racine ou plutôt le rhizome qui est cylindrique, noirâtre au dehors et brun rougeâtre au dedans.

Contient un tanin hétérosidique (fragarianine) et des vitamines A et C.

Les fraises contiennent eau, acides organiques, sucre de canne, sucres, matières grasses, protéiques, sels et des traces d’acide salicylique.

 

 

PROPRIÉTÉS

C’est un diurétique et astringent utilisé en tisane par décoction (pp. 20 : 1000).

Les fraises sont préconisées contre la goutte et la gravelle ; comme vermifuges.

Les fraises, écrasées dans l’eau donnent une boisson agréable, utile dans la fièvre qui accompagne certaines maladies inflammatoires.

 

UTILISATION

En poudre : 1,50 g après chaque repas (jusqu’à 10 et 15 g par jour).

A la suite de son usage, les urines prennent une teinte rose, et les excréments rougissent.

Les fraises servent aussi à faire un sirop

 

La Bardane

 

LA BARDANE

 

 

La bardane est une Composée bisannuelle

 

Ces plantes sont hautes , ramifiées en pyra­mide, aux feuilles du bas atteignant jusqu’à 50 cm, aux petits capitules globuleux ou ovoïdes hérissés de très nombreuses bractées étroites, crochues, accrochantes.

Les bar­danes croissent communément aux alentours des lieux habités, recherchant comme le marrube et l’ortie, les sols riches en nitrates du pied des murs, des décombres, des terrains vagues, où elles fleurissent de juillet à septembre.

On récolte la racine et les feuilles (saines) soit de la grande bardane (A. lappa), espèce officinale, aux gros capitules (3-4 cm) à long pédoncule, soit de la petite bardane (A. minus), aux capitules de 1,5-2,5 cm à pédon­cule court.

L’arrachage de la racine, pour la conservation, doit avoir lieu au printemps de la deuxième année, mais elle s’utilise souvent  fraîche .  Les feuilles aussi s’emploient de préférence à l’état frais.

 

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES

 

La bardane, le populaire glouteron, est une plante très précieuse que la médecine domestique ne peut ignorer. C’est d’ailleurs l’un des remèdes traditionnels les plus usités, spécialement à l’extérieur sur les dermatoses et les ulcères. Les praticiens contemporains les plus autorisés ont vérifié le bien-fondé de ces emplois séculaires.

 

Usage interne

 

La racine fraîche, prise en décoction de 50 g par litre d’eau (cuire à feu doux jusqu’à réduction aux 2/3 ; goût un peu amer) est diurétique et, selon  M. Piotrowski (1935), hypoglycémiante. Si son utilité exacte dans le diabète est encore floue, ses vertus dépuratives, bien connues de la médecine populaire, font de la préparation ci-dessus le complément indispensable des traitements externes.

On l’utilise aussi contre la goutte. C’est un excellent remède à conseiller aussi bien aux rhumatisants et aux goutteux qu’aux hépatiques (cholécystite, en particulier). Chez les premiers, les feuilles cuites dans un peu d’eau avec du son et appliquées en cataplasmes chauds sur les points douloureux, soulagent le mal et peuvent dissiper les gonflements. Les semences auraient aussi un effet diurétique prononcé.

Les grandes feuilles, légèrement froissées et huilées pour éviter l’adhérence, s’emploient en enveloppements de la poitrine et du dos, dans les maladies des voies respiratoires.

 

Usage externe

 

– Furoncles

Les feuilles de bardane et la pulpe fraîche de la racine nous donnent sans doute le meilleur de nos topiques indigènes pour le traitement des maladies cutanées.

Elles font « mûrir » remarquablement vite les furoncles et l’auteur de ces lignes s’en est servi sur lui-même pour traiter un bouton de cette origine, très douloureux, sis à peu de distance de la commissure des lèvres, avec fièvre et enflure de la moitié de la face qui, après un jour seulement d’application de pulpe de racine cuite et de jeunes feuilles, très chaude, rendit le bourbillon avec disparition de la température et de la douleur.

Des recherches récentes ont associé cette action à la présence, dans la plante, de plusieurs substances antibiotiques (arcttopicrine, etc.).

Elle se manifeste aussi bien au niveau intestinal, dans la staphylococcie (cure de décoction à 6 %, ou, mieux, de suc frais stabilisé).

L’alfalfa, le Bamboosil et la Prêle

L’ALFALFA

Medcago sativa

 

Partie utilisée :


– Le suc des feuilles

– Cette plante est très riche en éléments indispensables : acides aminés, vitamines (A, B, C, D, E, K) et oligo-éléments (Calcium, Phosphore, Fer, Magnésium, Sélénium et Silice). Elle fait baisser le taux de cholestérol du sang et possède un principe hormonal, le coumestrol.

 

Propriétés traditionnelles :

– Apport d’éléments nécessaires à la vie
– Action hypocholestérolémiante
– Action hormonale

 

Indications traditionnelles :

– Anémie, claquages et crampes musculaires, épreuves sportives, croissance, surmenage, spasmophilie,
– Excès de cholestérol dans le sang,
– Troubles de la ménopause.

Le BAMBOOSIL

Bambousa arundinacea

Partie utilisée : 


– Exsudat de la tige

– Le bamboosil est un véritable quartz végétal, doué de toutes les propriétés de la silice. Il est d’usage traditionnel en Inde. La silice joue de multiples rôles dans l’organisme, renforçant aussi bien les défenses du tissu conjonctif que la structure des os, de la peau, des ongles et des cheveux.

 

Propriétés traditionnelles :

– Reminéralisant
– Lutte contre le vieillissement

Indications traditionnelles :

– Douleurs articulaires, arthrose, maladies du cartilage, ongles et cheveux cassants,
– Prévention des conséquences de l’athérosclérose,
– Fatigue,
– Prévention de la sénescence

LA PRÊLE

Equisetum arvense


Partie utilisée :

– La plante

– De par sa richesse en éléments minéraux, comme la silice, le calcium et le potassium, la prêle joue un rôle capital comme reminéralisant et diurétique.

– L’apport de silice qu’elle représente lui permet en effet de renforcer les défenses des tissus conjonctifs, c’est-à-dire des cartilages et des tendons (d’où son impact en rhumatologie), mais également de la paroi des artères (prévention des conséquences de l’athérosclérose).

Propriétés traditionnelles :

– Reminéralisant,
– Apport de silice,
– Diurétique

Indications traditionnelles :

– Croissance, chute des cheveux, cheveux et ongles cassants, consolidation des fractures, spasmophilie, psoriasis,
– Arthrose, douleur articulaire, maladies du cartilage, rhumatismes,
– prévention des conséquences de l’athérosclérose, retarder la sénescence,
– Rétention d’eau, œdèmes.

Article en rapport : Silice, le minéral oublié

Sources : familiales

Lavandin

Les lavandins ou badasses sont des hybrides formés entre les Lavandula vera et Lavandula spicata cultivés dans le Sud-Est de la France entre 500 et 100 m. La teneur en essence se situe entre 1 à 2 %. Certains donnent des essences très estimées comme Lavandula Abrialii.

 

LAVANDIN

 

Lavandula burnatii

En 1957, la production de l’essence de lavandin dans les Alpes françaises atteignait 500 000 kg (Source Dorvault). Il s’agit d’une matière première pour la préparation du linalol, du citral, du nérol, etc.

G. Igolen a identifié entre autres dans cette essence :

– le l-linalol,
– le d-bornéol
– le géraniol,
– l’eugénol,
– la coumarine,
– le camphre droit

LE LAVANDIN, UN APAISANT QUI SOULAGE LES MUSCLES

C’est la plante à privilégier en cas de crampes ou de contractures. Les muscles que l’on fait travailler et qui sont d’ordinaire au repos, deviennent, en cette occasion, douloureux.

– Utiliser dans ce cas :

  • L’huile essentielle de lavandin abrial, ou Lavandula hybrida clone abrialis (o.p. fleurs s.b. linalol). Le lavandin est un tonique et un décontractant musculaire et tendineux, à utiliser en frictions, avant et après l’effort. Il vient en prévention des crampes, de la tendinite, des contractures, etc. Il s’agit également d’un antalgique (antidouleur), anti-inflammatoire, anti-infectieux cutané ainsi qu’un tonique circulatoire, cette dernière qualité étant importante pour soulager la sensation de jambes lourdes . Une huile réservée aux sportifs randonneurs.
  • Pour se détendre après un effort musculaire : diluer 10 gouttes d’huile essentielle de lavandin dans 1 cuillère à soupe d’huile végétale. Verser dans l’eau du bain et y rester durant une dizaine de min.

Migraine :

On dit l’huile essentielle de Lavandin efficace en cas de mal de tête ou de migraine.

Calmante :

L’huile essentielle de Lavandin peut se montrer à la fois sédative (à faible dose) ou tonifiante (à haute dose).

 

Applications pratiques

 

Domaine de la Santé :

 

En cas de crampe : appliquer 2 à 3 gouttes d’huile essentielle de lavandin super et masser en remontant.

Combattre la migraine
: 1 goutte d’huile Essentielle de lavandin super sur la tempe. A renouveler plusieurs fois par jour.

Morosité ? : Ouvrir un flacon d’huile essentielle de lavandin super et prendre plusieurs respirations profonde de cette huile essentielle.

Traitement des cheveux chez les enfants
: Pour protéger vos petits d’une éventuelle invasion de poux, chaque matin, déposer une goutte d’huile essentielle de lavandin super à la base des cheveux.

 

Maison :

Pour parfumer votre intérieur : dans un diffuseur d’huile essentielles, mélanger 10 gouttes d’huile esentielle de lavandin super + 5 gouttes d’huile essentielle d’orange douce. Cette composition est idéale au moment du coucher pour se préparer au sommeil.

 

(*) Pourquoi un insecte porte-t-il le nom de punaise ? Le mot « punaisie », du français médiéval, nous vient du bas latin putire « puer » et nasus « nez », à savoir lieu puant. L’insecte écrasé dégageant autour de lui une odeur qui empuantit le lieu a donc tout naturellement été baptisé punaise…

 

Ambre gris/Ambre jaune

Il est peu de substances qui aient donné lieu à autant d’hypothèses sur leur nature que celle-ci, cependant on la considère aujourd’hui comme un produit morbide du cachalot (physeter macrocephalus – Cétacés) se rapportant tantôt à des productions biliaires tantôt enfin à des calculs intestinaux ou pancréatiques. C’est un véritable coprolithe (*).

 

AMBRE GRIS

Ambra cinerea, s. vera, Ambarum

Description

L’ambre se présente en masses irrégulières, formé de couches concentriques, d’une consistance de cire, de couleur cendrée, parsemé de taches jaunes et noirâtres, qui peut fondre au contact de la chaleur.

Le poids de l’ambre varie de 50 à 500 g. Il existe des masses de 50 à 100 kg. L’odeur est peu prononcée, mais se développant au contact de certaines substances, la potasse par exemple et devenant alors très suave. Il est insoluble dans l’eau.

Traversé par une tige rougie au feu, le bon ambre gris laisse exsuder par l’ouverture un liquide huileux d’une odeur très agréable et très pénétrante.

En raison de son prix élevé, il est fréquemment falsifié. On y ajoute de la cire, des résines odorantes, des matières diverses.

L’ambre est formé d’ambréine, de matière balsamique, de matière solide mêlée d’acide benzoïque et de sel marin.

Propriétés

L’ambre est beaucoup plus employé comme fixateur de parfum que comme médicament. Cependant on le dit stomachique et aphrodisiaque. En Allemagne, on l’employait à l’égal du musc.

En pharmacie, on en fait des teintures alcoolique et éthérées (légères, aériennes).

 

AMBRE JAUNE ou SUCCIN

 

Karabé ; Electron

 

Description

 

Résine fossile qu’on trouve principalement sur les rivages de la Baltique (côtes de Mémel, de Koenigsberg et de Dantzig), sur lesquels elle est déposée par les flots ; on en a trouvé, en France, dans les terrains à lignites de la Picardie. Elle provient de la fossilisation de la résine du Pitioxulon succinifer Krauss (Conifères).

L’ambre jaune est solide, d’un jaune plus ou moins foncé, en morceaux de grosseur variable, mais généralement petits, translucides, durs à cassure courbe à l’aspect d’une coquille, acquérant de l’odeur et de l’électricité par le frottement ou la chaleur.

Il renferme souvent des restes de fleurs et d’insectes ; en humectant avec une solution de potasse caustique les surfaces de 2 morceaux de succin et les pressant à chaud l’une contre l’autre, elles se soudent avec facilité.

Berzelius considérait le succin comme un mélange ou plutôt une combinaison d’huile volatile tout-à-fait semblable à celle des térébenthines, de principes résineux semblables aussi à ceux qui constituent la résine des pins.

 

Propriétés

En médecine, on l’employait comme excitant et antispasmodique, sous forme de fumigation ; on en prépare une teinture qui entrait dans la composition du sirop de karabé (**).

On en fait aussi des objets d’ornement, des articles pour fumeurs et des colliers pour les enfants.L’ambre est beaucoup plus employé comme fixateur de parfum que comme médicament. Cependant on le dit stomachique et aphrodisiaque. Il a aussi des propriétés antispasmodiques. En Allemagne, on l’employait à l’égal du musc.En pharmacie, on en fait une teinture alcoolique et une teinture éthérée ; il entre dans la composition du cachundé qui est un alicament employée, comme le cachou, pour parfumer l’haleine.

 
 
 
 
(**) Notice Gallica sur la composition du sirop de karabé
 

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(*) Un coprolithe / kópros, excrément et / líthos, pierre) est un excrément minéralisé, fossilisé. De façon plus technique, c’est un constituant des sédiments produit par l’action de la digestion des êtres vivants pluricellulaires.

Sauge sclarée


Il s'agit d'une plante originaire de la Méditerranée, 
très abondante en Dalmatie et les îles de l'Adriatique, 
cultivée dans les jardins et le midi de la France. 
Plante célèbre depuis des siècles, c'est l'Herba sacra des Latins. 
Ses feuilles sont très grandes, ridées et d'une odeur forte. 
Les fleurs sont blanches tachées de bleu.

 

LA SAUGE SCLAREE

 

Salvia sclarea 

 

 

 

Ses atouts

 

Elle accompagne les étapes de la vie intime d’une femme : puberté, règles, accouchement, bouffées de chaleur, ménopause. La plante renferme des substances œstrogènes.

L’essence de sauge sclarée formée de 70 à 75 % de linalol et de ses esters est utilisée en parfumerie. Les sommités de la plante contiennent un alcool tertiaire diterpénique, le sclaréol. Il vient sur les feuilles du Salvia pomifera L. à la suite de la piqûre d’un insecte, une sorte d’excroissance, nommée Pomme de sauge, Baisonge.

Tonique, gastrique, elle est surtout active contre l’hyperhidrose, les sueurs nocturnes. On l’utilise en infusion ou sous forme d’huile essentielle à la dose de 1 à 3 g par jour d’extrait fluide. Les formes pharmaceutiques provenant de feuilles stabilisées sont plus actives.

Elle possède aussi des vertus calmantes.

 

 

 
 

Ses propriétés

 

Applications pratiques

 

Domaine de la beauté

 

Elle traite les peaux et les cheveux gras
Pour rééquilibrer les peaux grasses : Mélanger 30 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée dans 100 ml d’huile végétale de noisette. A appliquer le soir en léger massage sur une peau propre.

Les cheveux : Vous pouvez également utiliser cette préparation sur un cuir chevelu gras. Ajouter 2 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée dans votre dose de shampoing.

 

Transpiration des pieds

Prendre un petit flacon, diluer 5 gouttes d’huile essentielle de sauge + 10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa + 1 cuillère à soupe d’huile végétale. Chaque matin, masser la plante des pieds avec  ou 3 gouttes de ce mélange.

 

Santé

Pour les troubles du climatère (bouffées de chaleur liées à la ménopause) ou en cas de règles irrégulières : avaler 2 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée diluées dans une cuillère à café de miel, deux fois par jour.

 

Le figuier

Le figuier est un Arbre originaire de la Carie, cultivé depuis longtemps en France

 

LE FIGUIER

Ficus Carica L. (Urticacées)

 

C’est par l’incision des feuilles et des tiges qu’on obtient un suc blanchâtre dont Mussi a retiré un ferment qu’il appela Cradine, identique à celui du Carica papaya.

Les fleurs sont réunies en grand nombre à l’intérieur de la figue ou d’un réceptacle charnu. La fécondation est assurée par des insectes, dits blastophages.

La taille de la figue ainsi que sa qualité varie en fonction du pays et de la variété d’arbre.

Dans le commerce, on distingue trois sortes principales de figues :

– les jaunes ou figues grasses,

– les blanches ou marseillaises,

– les violettes ou médicinales.

Les principaux pays producteurs vont de l’Asie à l’Irak, l’Afrique du Nord, la Dalmatie, l’Italie, l’Espagne ou le sud de la France.

Pour pouvoir être conservées et expédiées, on fait sécher les figues à l’étuve ou au soleil, et on les comprime dans des caisses ou des paniers de diverses formes.

 

Les figues violettes et les figues grasses

Elles seraient pectorales, émollientes(*) et laxatives. Elles sont utilisées aussi en gargarismes dans les affections de la bouche et applications sur les abcès. Elles font partie des quatre fruits pectoraux.

Soins par les figues

  • LE CAFÉ DE FIGUES est obtenu à partir de la poudre de figues torréfiées pour soigner la pneumonie, les bronchites, la coqueluche.
  • LES FIGUES TORRÉFIÉES sont riches en sucre qui facilite leur hydratation mais rend leur conservation difficile.
  • LES FIGUES D’ESPAGNE OU DE BARBARIE, Cactus Opuntia, Opuntia Vulgaris qui sont très consommées en Algérie où elles représentent la principale nourriture des indigènes pendant la saison chaude et où le végétal est employé à entourer les habitations rurales, les blockhaus dont il défend l’abord par ses épines.
  • LA FIGUE DE BARBARIE, très riche en principes sucrés est un anti-diarrhéique.

Consulter une excellente recette sur le Blog de Sam’Mijote à base de figues

Voir le sirop de figues sur NilAdmirari Boissons

 

(*) Amollir, détendre les tissus

 

La citrouille, courge

 

La citrouille ou courge sucrière du Brésil est une plante à tige rampante, à fruit de forme ovale, de taille moyenne ou petite avec ou sans verrues, à écorce verte, devenant jaune orangé à maturité. 

CITROUILLE

Cucurbita (Cucurbitacées)

Plantes voisines de la même famille : 

Concombres, Courges, Melons, Pastèques et Potirons.

 

La chair jaune, riche en sucre, est très appréciée.

Les graines de courges

Les graines sont très marginées (*). Elles renferment de l’huile (huile de terre comestible en Anjou) et une résine âcre : la péporésine.

Propriétés

– Toenifuges, Les semences de courges sont depuis longtemps employées comme vermifuges et ténifuges. On les utilise fraîches, pilées en doses de 30 à 60 g sous forme d’émulsion ou délayées dans du lait.

COURGE

Cucurbita Pepo L. et Curcurbita maxima Duchesne(Cucurbitacées)

Les courges Pépon ont de multiples variétés parmi lesquelles : les courgerons, les citrouilles, les courges et courges orangines, les pâtissons, les coloquinelles et les cougourdettes.

Les potirons quant à eux, ont un pédoncule cylindrique.

– Elles ont 18/20 mm de long sur 8 à 10 de large et 2 mm d’épaisseur.

– Leur amande est verdâtre.

– Elles renferment 30 % d’huile, 30 à 40 % de protides et une résine âcre, la péporésine.

Recette purgative du Dr Reimonenq :

– Utiliser des semences fraîches pilées (adultes 40 à 60 g; enfants : 30 à 45 g).
– Prélever 40 g de semences de courges mondées, mettre de l’huile de ricin et du miel (30g). A prendre en une seule fois avec du lait.

A noter que citrouilles et potirons fournissent en outre une pulpe ferme employée pour la préparation des potages.

(*) Terme d’histoire naturelle. Qui a une bordure, muni d’un bord.

Essence de santal d’Autralie/santal Citrin

 

Les essences ou Huiles essentielles sont des produits volatils et aromatiques que l’on retire des végétaux et qui passent à la distillation avec l’eau ou que l’on peut en retirer par expression.

Les essences se distinguent des huiles grasses qui sont fixes et tachent le papier ou le tissu d’une manière permanente, car elles se volatilisent par la chaleur et que la tache qu’elles font sur le papier ou le tissu est passagère.

Les essences naturelles sont des mélanges de plusieurs principes bien reconnus lorsqu’on étudie les Huiles Essentielles.

 

Essence de santal 

d’Australie

 

L’essence retirée par la distillation à la vapeur du bois de santal d’Australie, Santalum spicatum ADC = Eucarya spicata Sprague et Sum.

Elle renferme au moins 80% en poids d’alcools terpéniques libres, calculés en santalol.

C’est un liquide limpide jaune pâle possédant une odeur spéciale de térébenthine assez agréable.

Cette essence renferme des alcools sesquiterpéniques primaires et secondaires. Certains auteurs pense à la présence d’alcools voisins, les fusanols.

L’essence de santal d’Autralie ne peut être confonde avec l’essence de santal citrin.

Ces deux produits présentent des odeurs et des saveurs différentes ; ils diffèrent par leurs poids spécifiques et par leurs pouvoirs rotatoires plus accentués dans le cas de l’essence de santal Citrin.

Cette essence peut être employée au même titre que l’essence de santal citrin dans les capsules de santal et dans tout médicament contenant du santal.

 

Propriétés

Efficacité dans les affections urinaires.

 

Des expérimentations cliniques réalisées en Australie, au Japon tendent à prouver que l’efficacité du santal d’Australie, dans le cas de ces affections, n’est pas inférieure à celle du santal citrin.

 
La dose moyenne est de 1g à 1,50 g d’essence par jour, en capsules à 0,25 g
 

 

Essence de

santal citrin

Retirée du bois de santal citrin (Santalum album L.) par distillation à la vapeur.

Elle renferme au moins 80 % en poids d’alcools terpéniques libres, calculés en santalol.

Liquide jaune pâle, un peu épais, d’odeur spéciale caractéristique, assez agréable.

 

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Orange douce, huile essentielle

Orange douce

 

(Citrus sinensis )

Citrus aurantium risso – Citrus aurantium

 

Les fruits nommés oranges (pommes de Médie ou de Perse), contiennent un suc acidulé qui les fait rechercher. Ils sont riches en vitamine C et en vitamine P. Le suc, qui doit son acidité à l’acide citrique, sert à faire un sirop rafraîchissant très agréable et une limonade nommée orangeade. Les zestes frais d’oranges servent à obtenir l’huile volatile d’orange (essence de Portugal), qu’il ne faut pas confondre avec celle de la fleur ou néroli (essence de fleur d’oranger), à faire une alcoolature.

Les fleurs du Citrus vulgaris Risso ont une odeur plus suave que celles de l’oranger doux; cela explique la renommée de l’eau de fleur d’oranger, préparée en réalité avec les fleurs du bigaradier.

 

SES PROPRIÉTÉS

Calmantes. Ce sont des feuilles de l’oranger à fruit amer (le bigaradier),  qui sont officinales et ces feuilles sont vertes, coriaces, ovales, souvent employées en infusion (pp 5 à 10 : 1000) comme antispasmodique.

Surmenage. Ou pour favoriser la concentration.

Troubles digestifs.

Désinfectantes. Le meilleur des désinfectants de l’air ambiant.

APPLICATIONS PRATIQUES :

Domaine de la santé

 

En cas de problèmes de digestion :

– Déposer 1 goutte d’huile essentielle d’orange douce sur un petit morceau de sucre et avaler A prendre en fin de repas.

En cas de surmenage ou de manque de concentration :

– La respirer directement au flacon pendant quelques secondes.

 

Domaine de la beauté

Le soir pour se détendre :

– Diluer 10 gouttes d’huile essentielle d’orange douce dans 1 cuillère à soupe d’huile végétale. Ajouter dans l’eau du bain et y rester une dizaine de minutes. Il est indiqué de l’associer à de l’huile essentielle de lavande officinale et de l’huile de marjolaine. Dans ce cas, compter 3 gouttes de chaque

Maison

Pour désinfecter l’air ambiant (et parfumer la pièce !) : verser quelques gouttes d’huile essentielle d’orange douce dans un diffuseur et l’allumer pendant 4 à 5 min. A renouveler plusieurs fois par jour. Il est possible aussi d’associer à de l’huile essentielle de pamplemousse.

 

 

PRÉCAUTION PARTICULIÈRE

L’huile essentielle d’orange douce est photo sensibilisante  ne pas s’exposer au soleil juste après application sur la peau. Attendre deux heures.

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