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Ail, propriétés, mode d’emploi, recettes

Plante condimentaire connue depuis la plus haute Antiquité

C’était « la thériaque des paysans » de Galien.

L’AIL

Les Égyptiens l’élevèrent au rang de divinité. Les ouvriers qui édifièrent les Pyramides recevaient chaque jour une gousse d’ail pour ses vertus tonifiantes et antiseptiques.

L’ail fut considéré comme une panacée chez les Hébreux, les Grecs et les Romains.

Croît spontanément en Espagne, Sicile, Egypte, Algérie …

Cultivée en France.

PARTIES UTILISÉES :

– Bulbe en cuisine et dans diverses préparations médicinales, ainsi que son essence.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS CONNUS :

Glucoside sulfuré, huile volatile mélange de sulfure et d’oxyde d’allyle à peu près purs (Wertheim), soufre, iode, silice, fécule … deux principes antibiotiques (allicine et garlicine, L. Binet), allistatines I et II d’action puissante sur le staphylocoque …

PROPRIÉTÉS :

Usage interne

– antiseptique intestinal et pulmonaire (l’essence s’élimine partiellement par le poumon),
– bactériostatique et bactéricide (usage interne et externe : Torotsev et Filatova),
– tonique (comparé au quinquina),
– stimulant général (cardiotonique) et des organes digestifs,
– stimulant circulatoire,
– hypotenseur (vaso-dilatateur des artérioles et capillaires d’après Loeper) dans les cas d’hypertension,
– ralentisseur du pouls,
– antispasmodique,
– rééquilibrant glandulaire,
– antiscléreux (dissolvant de l’acide urique, fluidifiant sanguin),
– diurétique,
– anti-goutteux, anti-arthritique,
– apéritif,
– stomachique (active la digestion des aliments mucilagineux et visqueux),
– carminatif,
– vermifuge,
– fébrifuge,
– préventif du cancer (A. Lorand).

Usage externe

– coricide,
– vulnéraire,
– antiparasitaire,
– antalgique,
– résolutif,
– tonique général.

INDICATIONS :

Usage interne

– prophylaxie et traitement des maladies infectieuses (épidémies grippales, typhoïde, diphtérie),
– diarrhées, dysenteries (Marcovici),
– affections pulmonaires : bronchites chroniques, tuberculose, gangrène (Loeper et Lemierre), grippe, rhumes …
– asthme et emphysème (modificateur des sécrétions bronchiques),
– coqueluche (H. Leclerc),
– asthénie, faiblesse générale,
– spasmes intestinaux,
– atonie digestive,
– hypertension artérielle (Pouillard),
– fatigue cardiaque,
– certaines tachycardies,
– spasmes vasculaires, troubles circulatoires,
– varices, hémorroïdes,
– déséquilibres glandulaires,
– artériosclérose, sénescence,
– pléthore, hypercoagulabilité sanguine,
– rhumatismes, goutte, arthritisme,
– oligurie,
– œdème des jambes,
– hydropisie,
– lithiase urinaire,
– blennorragie,
– manque d’appétit,
– digestions pénibles,
– flatulences,
– parasites intestinaux (ascaris, oxyures, tænia),
– prévention du cancer (par son action antiputride intestinale).

Usage externe

– cors et verrues, durillons,
– plaies, plaies infectées, ulcères,
– gale, teigne,
– otalgies, névralgies rhumatismales,
– surdité rhumatismale,
– piqûres de guêpe, d’insectes,
– abcès froids, tumeurs blanches, kystes,
– faiblesse générale.

MODE D’EMPLOI :

Usage interne

– Ail dans la salade et l’alimentation d’une manière habituelle (de préférence cru).
– Une ou deux gousses d’ail chaque matin (goutte, santé générale) et d’une manière habituelle, chaque jour aux repas.
– Système recommandable : le soir, hacher 2 gousses avec quelques branches de persil et ajouter quelques gouttes d’huile d’olive. Le lendemain matin, en faire une tartine pour le petit déjeuner.

– Teinture d’ail au 1/50 :

X à XV gouttes, 2 fois par jour (XXX gouttes maximum par jour),
par cures discontinues de quelques jours.

– Alcoolature de bulbe frais :

XX à XXX gouttes, 2 fois par jour (bronchite chronique, emphysème, coqueluche, hypertension).
– Huile volatile : mélangée  du vin blanc (diurétique).

– Contre les parasites intestinaux :

– 3 à 4 gousses râpées dans une tasse d’eau bouillante ou du lait.
Laisser macérer toute la nuit. Boire le lendemain matin à jeun, pendant 3 semaines.

– ou encore :

– 25 gr en décoction pendant 20 minutes dans un verre d’eau ou de lait. Deux verres par jour pendant 3 à 4 jours, à la lune descendante. Renouveler chaque mois.

– Contre le taenia :

Râper les gousses d’une grosse tête d’ail. Faire bouillir 20 minutes dans du lait. Boire chaque matin à jeun jusqu’à expulsion du ver (ne rien manger avant midi).
– Suc d’ail : 20 gr dans 200 gr de lait tiède, à jeun (vermifuge).

– Sirop vermifuge :

gousses d’ail écrasées ………..500 gr
eau bouillante ……………………. 1 litre
Laisser infuser une heure et passe. Ajouter 1 kg de sucre. 30 à 60 gr le matin à jeun (2 à 3 cuillerées à soupe)
Pour neutraliser l’odeur de l’ail, mâcher 2 ou 3 grains de café, quelques grains d’anis ou de cumin, du cardamome (H. Leclerc), également une pomme ou une branche de persil.

Usage externe

– L’ail, pilé avec de la graisse et de l’huile, donne un onguent appelé moutarde du diable, résolutif des tumeurs blanches.
– Désinfection des plaies, ulcères : solution de suc d’ail à 10 % avec 1 à 2 % d’alcool – ou compresses de vinaigre d’ail : 30 gr d’ail râpé macérés 10 jours dans 1/2 litre de vinaigre.
– Gale, teigne : frictions avec le mélange : une partie d’ail et deux d’huile camphrée. ou lavages avec une décoction d’ail (6 gousses pour un litre d’eau).
– Mélange avec 2 parties d’huile camphrée et une d’ail, en frictions (rhumatismes), et le long de la colonne vertébrale contre la faiblesse générale, l’asthénie.
– Contre la surdité d’origine rhumatismale, introduire un tampon de coton imbibé de suc d’ail dans l’oreille, chaque soir.
– Contre les otalgies : introduire dans l’oreille une gaze (assez longue pour pouvoir être retirée) contenant une gousse d’ail râpée.

– Coricide (cors, verrues, durillons) :

Piler une gousse d’ail, appliquer le soir en cataplasme frais, en protégeant, par un sparadrap, la peau saine. Résultats en moins de 15 jours.
ou bien : appliquer une gousse d’ail chaude cuite au four. Renouveler plusieurs fois par jour.
ou encore : couper une rondelle d’ail, appliquer sur le cor et maintenir. Renouveler matin et soir.

– Contre les verrues, les petits kystes :

Frotter avec un fragment d’ail, plusieurs fois par jour. Faire suivre, à la fin du traitement, par de petits emplâtres d’argile  – piqûres de guêpes, insectes : extraire le dard et frotter avec un morceau d’ail.

  N.B. :

  1.  L’ail ne convient pas aux sujets atteints de dermatoses, dartres, d’irritation de l’estomac et des intestins – ni aux nourrices (altère le lait et donne des coliques aux nourrissons). Il est contre-indiqué dans les symptômes congestifs pulmonaires : toux sanguinolentes, toux sèches et fortes, pyrexies (H. Leclerc).
  2. Selon une coutume ancienne, des gousses d’ail placées dans un sachet fixé au cou du patient, ou appliquées et maintenues sur le nombril, sont vermifuges et préventives des maladies infectieuses.
  3. Quelques bulbes d’ail, pilés en cataplasme, peuvent remplacer la farine de moutarde. Le procédé est également utilisé, dans certains rhumatismes, pour obtenir une phlyctène
  4. Dans certaines régions (Midi, particulièrement) on utilise l’ail en suppositoires pour fortifier les enfants.
  5. Dans la fièvre typhoïde, on a conseillé le traitement suivant : entourer les pieds du malade à l’aide d’un cataplasme d’ails râpés auxquels on ajoutera des oignons et orties pilés. Envelopper d’une couverture chaude. Renouveler toutes les heures.
  6. En 1914, des essais furent entrepris au Metropolitan Hospital de New York sur plus de mille cas de tuberculose. Des 56 genres de traitements appliqués, les résultats obtenus par l’ail furent les meilleurs en tant que thérapeutique végétale.
  7. Teinture d’ail (préparation) :

– tubercules bulbeux d’ail : 50 gr
– alcool à 60 % :  250 gr
Débarrasser les bulbes des écailles foliacées qui les entourent, couper en morceaux et  faire macérer 10 Jours dans l’alcool en agitant fréquemment. Exprimer. Filtrer.

Emploi :

A l’intérieur comme antiseptique, vasodilatateur et hypotenseur, antiscléreux, antirhumastismal, anti-asthmatique (dans ce dernier cas, quelques gouttes sur un morceau de sucre au moment de la crise).

QUELQUES RECETTES UTILES :

1) – Recette culinaire : la soupe à l’ail :

Prendre un gousse d’ail par personne et mettre dans une casserole avec un peu d’eau, de sel et de poivre.
Faire bouillir à feu doux.
Lorsque les gousses sont bien cuites, les écraser complètement.
Prendre alors un œuf pour deux convives, les casser et les battre avec un peu d’eau.
Incorporer peu à peu une partie de la purée d’ail et verser le tout dans la casserole, sur le reste, en remuant.
Ajouter la quantité d’eau tiède suffisante.
Couvrir et chauffer à feu doux.
Mettre dans la soupière des croûtons frits au beurre blond et verser le liquide en le passant.
Cette soupe s’avère un tonique vasculaire et du système nerveux. Elle est indiquée en hiver, contre les affections respiratoires (asthme, bronchites, rhumes …)

2) – Le soupe aïgo-bouido :

« Aliment composé de bouillon et de tranches de pain » (c’est la définition même du Larousse). Malgré certains a priori, la soupe ne fait pas grossir. Aucune « soupe » de légumes n’a jamais fait fait prendre de poids.  Étant donné que le persil et le cerfeuil, l’ail et l’oignon, le thym, le romarin, la sauge, comme la carotte, le navet, le céleri et le poireau sont de puissants diurétiques, une décoction de ces végétaux portant le nom de « soupe » a le pouvoir de drainer au même titre qu’une tisane éliminant les déchets et l’eau retenue dans les tissus.

L’aïgo-bouido :

– Dans 2 litres d’eau, faire infuser une dizaines de feuilles de sauge écrasées. Y ajouter sel, poivre, quelques gousses d’ail (selon les goûts) et un verre d’huile d’olive. Faire bouillir 10 Minutes et verser sur des tranches fines de pain de campagne (pain au levain s’avérant meilleur lorsqu’on le prend rassis).

3) – Quelques « trucs » à connaître :

a) Pour protéger les fruits de la putréfaction : disposer, dans le fruitier, des bocaux ouverts contenant des gousses d’ail coupées en deux (on peut également utiliser l’oignon).

b) Pour remplacer la colle frotter, avec une gousse d’ail, les parties à recoller. Ajuster et maintenir.

c) Pour percer le verre : diluer 50 gr d’acide oxalique dans 25 gr d’essence de térébenthine. Ajouter 3 gousses d’ail râpées et laisser macérer 8 jours. Conserver dans un flacon bouché et agiter de temps en temps. A l’endroit désiré, on dépose une goutte et on opère avec un foret sans presser exagérément. Verser une goutte de temps à autre.

SPÉCIALITÉS :

Dragées diverses

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Les infections, utilisation des végétaux pour les guérir

Une explication scientifique, ou tout au moins satisfaisante est possible grâce aux résultats thérapeutiques observés. Ces derniers n’ont été possible qu’avec un usage bien compris des végétaux. Des affections les plus diverses ont subi d’étonnantes guérisons, spectaculaires, voire miraculeuses. Des chercheurs, hygiénistes, phyto-aromathérapeutes, se sont penchés sur ces guérisons. Ainsi ils ont pu effectuer de nombreuses recherches et réaliser des travaux et des expérimentations afin de percer toujours plus avant la composition et les secrets des plantes.

Quels sont ces aliments mystères?

Ail et clou de girofle

A la suite de ceux-ci, nous avons pu découvrir que l’ail contenait deux principes antibiotiques : (allicine et garlicine) qui sont puissants contre le staphylocoque (L. Binet). Et aussi d’autre-part qu’un seul clou de girofle avait des propriétés antiseptiques telles, qu’il permettait de conserver du bœuf bouilli pendant 24 heures.

Girofle, thym, sarriette, cannelle

L’usage universel de ces aromates phénoliques ou aldéhydiques (*)  est d’ailleurs connu empiriquement dans l’alimentation depuis toujours. Dans les pays tropicaux où les fermentations intestinales peuvent revêtir des formes très graves, on les utilise régulièrement.

L’essence de thym

– L’essence de thym n’a plus à prouver ses nombreuses vertus. Elle détruit le bacille du charbon. Le bacille d’Eberth – agent de la typhoïde. Le bacille de la morve, le staphylocoque, le bacille de Löffler (diphtérie), le méningocoque et le bacille de Kock, responsable des lésions tuberculeuses, lui-même. Chamberland en 1887, Cadéac et Meunier en 1889,  plus près de nous, les Professeurs Courmont, Morel et Rochaix l’ont démontré pour toutes les variétés de thyms.

– L’essence de thym, pour Meyer et Gottlieb, a un pouvoir antiseptique supérieur à celui du phénol, longtemps considéré comme le type même de l’antiseptique.

Lorsqu’on écrit « agent » de la typhoïde et, pour le bacille de Koch, « responsable » des lésions tuberculeuses, il convient de comprendre « rencontré » dans la typhoïde ou la tuberculose. En effet, pour eux – comme pour beaucoup d’autres, faut-il le rappeler – un microbe n’est pas toujours la cause d’une maladie. Elle n’est généralement que le simple témoin d’une déficience de l’organisme atteint. Des voix plus autorisées que la leur ont, comme on le sait, depuis longtemps insisté sur ce point : le microbe n’est rien, le terrain est tout.  G.J.

Guérir la tuberculose avec les plantes

Parmi les médecins, les infirmiers, les infirmières qui ont soigné ou donnent leurs soins à des tuberculeux ou à des personnes atteintes de polyomiélite, il ne se trouvera en effet qu’une minorité pour contracter l’affection. Il semble logique d’admettre que les victimes ont en réalité pâti d’un fléchissement de leur état général, lequel a permis au bacille de Koch ou au virus de la poliomyélite de s’implanter et de proliférer sur leurs tissus … Les preuves à l’infini pourraient être avancées : « l’homme fait ses maladies par ses propres moyens physiologiques », disait d’ailleurs René Leriche.

Dans les maquis de la Résistance de 1942-1945, ils racontent encore qu’ils ont connu un Alsacien d’un état général médiocre, porteur de lésions pulmonaires tuberculeuses bilatérales. Son séjour forcé au grand air, dans les forêts, par tous les temps, l’a guéri complètement, sans aucun soin, de sa tuberculose.

Par ailleurs, des exemples sont nombreux de tuberculoses, choisis parmi les plus graves. Le simple usage des essences et médications biologiques a guéri la tuberculose. Pourtant la guérison a eu lieue sans qu’intervienne la moindre thérapeutique chimique ou antibiotique moderne. Trouvons-nous des sanatoriums en pleine agglomération parisienne ou lyonnaise ? Ne les voit-on pas s’ériger au milieu des sapins ou dans une campagne dont l’air est reconnu très sain ? C’est-à-dire probablement grâce à un contexte végétal salutaire particulier.

« Il ne suffit pas, lisons-nous dans la thèse du Docteur A. Azaloux qu’un microbe ait envahi l’organisme pour que l’infection se produise. Celle-ci exige certaines conditions favorisantes. Elles tiennent, soit à la virulence soit à la qualité des microbes, soit à la porte d’entrée. Enfin surtout à la résistance plus ou moins grande du terrain, c’est-à-dire l’organisme».

***

L’importance de la résistance de l’organisme, le terrain

L’infection, en effet, ne résulte pas seulement de la pénétration d’un microbe dans l’organisme, mais il faut aussi que ce germe trouve un terrain de culture favorable qui lui permette de vivre et de se multiplier. Il est bien certain que, sans cette résistance naturelle de l’organisme, l’espèce humaine disparaîtrait rapidement. Le bacille de Koch, dont la plupart des auteurs admettent aujourd’hui une primo-infection obligatoire, aurait depuis longtemps eu raison de l’homme.

Sans remonter dans l’histoire des épidémies bien au-delà des temps modernes, on parlera de la peste. On sait que la grande peste du XIVème siècle, si effrayante qu’on l’appela la mort noire, enleva en peu d’années 80 millions d’hommes en Europe. L’humanité a triomphé de cette peste. « Prélude, on pouvait craindre que la race humaine ne fût anéantie par de telles hécatombes. Et pourtant pas une seule des populations ainsi décimées n’a disparu ».

Les aromates, très fréquemment utilisés, c’est-à-dire leurs essences, y étaient certainement pour quelque chose. Ceci fût prouvé.

(*) C’est-à-dire des aromates contenant surtout des phénols ou des aldéhydes, constituants des plus antiseptiques.

Extraits d’ail et d’oignon

EXTRAIT D’AIL :

Faiblement alcoolisé.

Famille les liliacées croissant en Sicile, Espagne, Egypte, Algérie.

Très nombreuses propriétés antiseptiques, intestinales et pulmonaires.

Bactéricide utilisé pour soigner les maladies infectieuses (grippe, typhoïde, diphtérie),

bronchite chronique, gangrène, tuberculose, emphysème (modification des sécrétions bronchiques), coqueluche, diarrhée, dysenterie, spasmes intestinaux.

C’est un hypotenseur, vaso-dilatateur des artérioles et des capillaires.

Il permet de soulager les fatigues cardiaques, les spasmes cardiaques, le pouls accéléré.

Il dissout l’acide urique, fluidifie le sang, donc améliore une mauvaise circulation et se voit indiqué pour soigner les rhumatismes, la goutte, les lithiases urinaires, l’œdème des jambes, varices, hémorroïdes.

Il est stomachique, tonique, luttant contre les faiblesses de toutes nature, les asthénies, le manque d’appétit.

C’est un vermifuge (ascaris, oxyures, ténia).

 

EXTRAIT D’OIGNON :

Famille des liliacées. Cultivé dans nos contrées.

Exerce une action diurétique très puissante, dissolvant les chlorures et éliminant l’urée. Cela le fait conseiller pour soigner l’azotémie, la chlorurémie, les oliguries, les œdèmes, les ascites, l’hydropisie, la cirrhose du foie, la péricardite, la congestion cérébrale, les bourdonnements d’oreilles, les rhumatismes, l’obésité.

Il est hypoglycémiant (diabète). C’est un équilibrant glandulaire permettant de soigner les adénites, le lymphatisme ; un antiscléreux intéressant dans le traitement pour l’artériosclérose, la sénescence, les asthénies.

C’est également un anti-infectieux et antibiotique efficace pour soigner les staphylococcies.
On recommande d’en faire des cataplasmes sur les verrues, engelures, crevasses, tâches de rousseur.

 

Les extraits

Les extraits sont des médicaments officinaux, nombreux et fort utilisés.

Ils résultent de l’évaporation jusqu’à consistance fluide, molle, ferme ou sèche, d’un suc ou d’une solution obtenue en traitant une substance végétale ou animale par un véhicule vaporisable (eau, alcool, éther, plus rarement vin, vinaigre ou l’eau.

L’avantage qu’on se propose d’obtenir avec la préparation des extraits est d’obtenir sous un plus petit volume, les principes actifs des substances médicamenteuses.

Leurs conditions d’efficacité reposent presque entièrement sur la manière de les préparer.


Différentes préparations sont proposées :

  1. Les extraits faits avec le suc, sans emploi d’un véhicule,
  2. Les extraits aqueux ou hydroliques,
  3. Les extraits alcooliques ou hydroalcooliques, qui sont des extraits mixtes qui mettent en œuvre 2 véhicules (alcool et eau) afin d’augmenter leur activité,
  4. Les extraits éthérés ou éthériques,
  5. Les extraits fluides.

 

Obtention du liquide extractif

Procédés d’extraction


– Macération, qui consiste à maintenir le produit en contact avec le solvant à froid,
– Digestion, qui consiste à maintenir en contact le produit avec le solvant à une température inférieure à l’ébullition, mais supérieure à la température ordinaire,
– Décoction, qui consiste à maintenir le produit en contact avec le solvant à l’ébullition,
– Infusion qui consiste à verser sur le produit le solvant généralement bouillant, et à laisser ensuite refroidir.

Lixiviation

– Lorsqu’ travers une substance renfermant des principes solubles, on fait passer un liquide quelconque (eau, vin, alcool, éther, etc) soit froid, soit chaud, on opère une lixiviation.

Conservation des extraits

Les extraits se conservent bien dans de petits pots de faïence, de grès ou de porcelaine bouchés et recouverts d’un matériau (parchemin, feuille d’étain scellée avec de la cire, feuille de caoutchouc).

Un meilleur moyen peut être est leur conservation des flacons à large ouverture et bouchés à l’émeri.

On peut encore mettre les pots à extrait dans des boîtes en fer, ou employer un flacon dessiccateur (Berjot) ou se servir de flacons bouchés d’une capsule de verre.

Les extraits conservés dans des pots ordinaires doivent être tenus en lieu sec, à l’abri de la lumière.

Extraits qui ne peuvent se conserver au-delà d’une année :

– Extraits d’aconit, de ciguë, de belladone, de jusquiame, de colchique, digitale, fumeterre, bardane, pissenlit, rhus radicans, stramoine.

Extraits se conservant plus longtemps même à l’air :

– Extraits d’absinthe, arnica, aunée, cantharides, colombo, douce-amère, gentiane, ipécacuanha, houblon, ményanthe, rhubarbe, valériane ;

Extraits se conservant indéfiniment :

– Extraits de gaïac, noix vomique, opium, pavots, quassia, quinquina.

De quelques extraits naturels

 

EXTRAITS FAIBLEMENT ALCOOLISES

ail – tilleul-oranger
– oignon – mure
– radis noir – nerprun
ou raifort

EXTRAITS SUR SOLVANT HUILEUX OU MIXTE

– camomille
– sauge sclarée
– camomille camphrée – gingembre
– souci – ginseng
– arnica – gingko


EXTRAITS DE FLEURS FAIBLEMENT ALCOOLISES OU SUR SOLVANT HUILEUX

– Muguet
– œillet
– Rose – violette
– Bleuet – iris
– Chèvrefeuille

Maladies du système nerveux

La camomille, l’ail, l’oignon, la cannelle sont apéritifs (ouvrent l’appétit)

Rééquilibrant du système nerveux

Cyprès seul 18

Sénescence

Sauge sclarée 3, Romarin 3, Sarriette 3, Marjolaine 5,

Basilic 4.

Somnolence, Endormissement. Pré-coma
Coma hépatique

Menthe 4, Romarin 15.

Stimulant du système nerveux central et neuro-végétatif

Lavande 10, Thym 9.

Tendinite. Déchirure musculaire

Romarin 12, Camomille 7

ou Romarin 9, Lavande 10.

Utiliser également :

Thym 6, Menthe 2, Genièvre 6, Cajeput 5

 

Maladies de l’estomac et de l’intestin

Généralités

L’ail, l’oignon, l’anis, le citron, le genévrier, le thym, sont anti fermentaires. On n’oubliera pas la participation majeure des infections intestinales dans l’éclosion de la plupart des maladies, la cancérose comprise. L’ingestion journalière d’aromates est un garant du bon équilibre et du bon fonctionnement de l’intestin.

Les malades qui se soignent par les plantes et les essences aromatiques, ceux qui utilisent couramment les aromates dans leur alimentation reconnaissent cette efficacité. Un jour de jeûne et l’ingestion, pendant 24 ou 48 heures, d’huiles essentielles entraînent une désinfection organique. La sauge, le cyprès, la verveine ont des propriétés hormonales.

L’essence de cyprès est un véritable homologue de l’hormone ovarienne. Les essences ont une action régulatrice des glandes endocrines.

Elles agissent, non pas en se substituant aux glandes déficientes, mais en les dynamisant, en les « relançant ».

Il s’agit donc d’une thérapeutique d’excitation physiologique, ce qui donne aux essences aromatiques, dans ce domaine comme dans les autres, un intérêt primordial.

Les propriétés de l’oignon dans les équilibres glandulaires et l’obésité sont, depuis toujours, bien connues et utilisées.    

              Voir les associations d’Huiles essentielles à utiliser pour les fonctions digestives estomac et intestin.

Et s’il n’en est pas moins vrai qu’un mélange d’Huiles Essentielles peut supprimer une pathologie en 48 Heures (Zona), dans le cas d’un corps sain on utilisera également les Huiles Essentielles en prévention des pathologies.

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