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La distillation des essences de plantes

Distiller les essences de plantes

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Le récipient Florentin

Les essences ou huiles essentielles sont des produits volatils et aromatiques. On les retire des végétaux à des fins aromatiques et thérapeutiques. La distillation demande un instrument technique en adéquation.

C’est ainsi que nous allons vous parler de ce vase florentin, un célèbre instrument modifié une première fois par Amblard puis une seconde pour cause de contenant.

La modification d’Amblard

Premièrement, elle a consisté à se servir d’un tube de 1 à 2 cm de diamètre qui s’adaptait au moyen d’un bouchon dans le col du récipient florentin.

On recevait l’eau dans ce tube qu’elle traversait et venait, par l’extrémité inférieure effilée, se répandre dans la capacité du vase. En traversant ce tube, elle y avait laissé l’huile essentielle dont elle était chargée.

Le vase cylindrique

En revanche, cet appareil n’était applicable que dans le cas d’huiles volatiles légères et de petites quantités d’essences. C’est la raison pour laquelle on transforma à nouveau ce vase florentin en un appareil plus adapté pour la séparation des huiles volatiles.

Et un vase cylindrique vit le jour  pour amener une procédure de distillation.

Procédure de distillation

« Dans le cas le plus général d’huiles légères, l’hydrolat, en tombant du réfrigérant dans le récipient, s’échappe par le tube coudé tandis que l’huile s’accumule à la surface de l’eau dans la capacité principale de l’appareil. D’où il résulte que la distillation continuant, la quantité augmentera.

Lorsqu’elle sera arrivée à la hauteur, elle sera déversée à mesure par ce tube. A la fin de la distillation, on bouche l’ouverture du tube coudé, de manière que le niveau de l’eau s’élève dans le corps principal du récipient, et que l’huile qui surnage soit complètement expulsée par l’ouverture supérieure ».

Conclusion

Cette méthode de séparation de l’huile est bien préférable à l’usage de la pipette et résume bien l’utilité du Récipient Florentin. Ce vase mythique justifie bien,  de ne pas méconnaître les propriétés des huiles essentielles utilisées en aromathérapie.

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Utilisation des hydrolats ou eaux distillées, les eaux florales

Articles s’adressant aux professionnels

LES EAUX FLORALES

Il s’agit « d’eaux de plantes » chargées de principes volatils, de parties de plantes ou de poudre de plantes, que la distillation libère. Le procédé de la distillation le plus usité est à feu nu. Sinon, quand il faut traiter les plantes d’odeur douce, agréable que le feu altérerait, elle se pratique à la vapeur d’eau.

Si on est dans le métier, il va s’avérer nécessaire de s’initier à la dernière forme d’expérience en aromathérapie et phyto-cosmétique qui est celle des hydrolats ou eaux distillées.

HYDROLATS ET EAUX DISTILLEES

Tout d’abord, l’alambic est disposé de telle sorte que la vapeur d’eau arrive dans le bain-marie avec ou sans addition d’eau. Cette vapeur traverse la couche de plante, se charge de ses principes volatils puis,  va se condenser dans le serpentin. Ensuite, on recueille l’hydrolat, encore appelé EAU FLORALE ou EAU DISTILLEE.

Les hydrolats peuvent être obtenus de différentes façons. Premièrement, à partir de la plante fraîche, mais aussi avec la plante sèche entière,  ou certaines de ses parties qui ont été macérées plus ou moins longtemps. La distillation est faite au bain-marie, sans addition d’eau. Les matières premières destinées à la préparation des hydrolats seront choisies et mondées avec soin. Le distillateur sépare et divise les racines, les écorces, les bois et les tiges. Les racines sont ramassées au moment où sèche la végétation. Les feuilles, qui seront contusées, froissées, au début de la floraison. Les fleurs, triturées, sont retenues après épanouissement. Enfin, les semences sont utilisées à maturation complète.

Attention aux procédés frauduleux

La distillation seule doit produire les hydrolats. En effet, il existe des manipulations défectueuses qui consistent à émulsionner l’eau avec des huiles essentielles, du sucre ou du carbonate de magnésium, ou encore distillent de l’eau additionnée d’huile essentielle. Pourtant, il ne s’agit plus alors d’hydrolats. D’autres procédés frauduleux et mauvais consistent à ajouter de l’eau à des hydrolats très chargés. Alors, comme certains acides volatils peuvent contenir d’autres principes volatils, inconnus ou non déterminés, des interactions imprévues peuvent se produire.

Propriétés médicinales des hydrolats

Les hydrolats développent des propriétés médicinales spécifiques, renforcées, similaires à celles des infusions et des décoctions. Néanmoins, ils déterminent une action thérapeutique différente de celle des huiles essentielles et ne doivent pas être utilisées comme elles. En règle générale, il faut savoir que les hydrolats renferment d’autres principes végétaux. Et qui prennent du relief dans la pharmacopée galénique. On achète, potions, sirops, lotions, collyres, gélules, complexes aromatiques …

De nombreux hydrolats sont très actifs sur la peau. En topique, l’eau distillée de laurier cerise est employée sur les plaies, sur les brûlures, pour calmer les douleurs cancéreuses, le prurit dartreux et la toux. L’eau d’oranger a des vertus antispasmodiques connues. Et, pour la thérapeutique anti-rides, il faut citer les hydrolats de saponaire, de souci qui, parmi d’autres, sont les plus agissants. Et, on peut s’en servir comme support principal d’une dilution de l’ordre de 80-90 %, ou les associer pour renforcer leurs propriétés particulières.

L’efficacité optimum s’établit avec des dosages de 26 à 30 % en cas d’apport d’autres matières de base pour la fabrication d’un produit.

La concentration des hydrolats va de 1 à 1/5, c’est-à-dire qu’avec une partie de substance, on obtient une à cinq parties d’hydrolat.

Hydrolats et huiles essentielles

Les huiles essentielles gardent au mieux leurs qualités odoriférantes dans les hydrolats du fait qu’elles y sont simplement en suspension dans l’eau. Dans les alcoolats leur odeur est masquée par celle de l’alcool.

Certains hydrolats préparés de toute pièce renferment des matières organiques susceptibles de se décomposer, de donner des réactions verdâtres. D’où une qualité qui risque en être altérée. Les hydrolats doivent apparaître incolores, limpides, habituellement neutres. Parfois ils développeront une réaction faiblement acide due à des acides volatils. Leur odeur doit être forte et rappeler celle de la plante utilisée pour leur préparation.

Fragilité des hydrolats

L’hydrolat s’altère rapidement vu qu’avec le temps, il se produit un dépôt de matières floconneuses, blanchâtres ou verdâtres qui se nomme, la floculation. Il s’agit des micro-organismes appartenant à la famille des algues, des champignons ou des bactéries. Autrement dit, dans un  hydrolat normalement acide, la présence de bactéries abondantes indique une altération avancée et peut être une preuve d’ancienneté. Et certains distillateurs peu scrupuleux peuvent ajouter des réactifs pour corriger l’hydrolat altéré. Tandis qu’on a pu constater qu’une goutte d’huile essentielle de Lavande mise dans l’hydrolat stoppait ou évitait la floculation.

Volatilité des hydrolats

Les hydrolats peuvent être mis dans des saturateurs en terre poreuse. Comme ils sont aussi volatils que les huiles essentielles, ils s’évaporent de leur arôme lorsque les saturateurs s’imprègnent des hydrolats et des huiles essentielles qui sont en suspension bien que les pores ne soient pas bouchés. De ce fait, la diffusion des hydrolats et des huiles essentielles qui y sont en suspension, s’opère rapidement et efficacement dans l’air ambiant.

NE VOUS TROMPEZ PAS DE PRODUIT

Vous cherchez une eau florale ou un hydrolat ?

C’est en pharmacies ou en magasins bio que vous avez le plus de chances de trouver un hydrolat ou une eau florale de qualité. Dans les grandes surfaces, vous risquez d’acheter un hydrosol. Celui-ci peut contenir toutes sortes d’adjuvants dont des alcools, des stabilisants et des conservateurs.
Évitez de les consommer.

COMMENT LES UTILISER

Les eaux florales offrent de multiples usages. Ils peuvent être utilisés autant en cosmétologie qu’en alimentation ou en thérapeutique. En vaporisation, elles tonifient la peau, terminent le démaquillage ou, à l’inverse, le fixent. Sur une compresse, elles réhydratent la peau, font dégonfler ou apaisent une démangeaison. En bain de bouche, elles donnent une bonne haleine.

Voir l’article : les différentes eaux florales

Image parChristine Sponchia de Pixabay

Les baumes naturels

Vous trouverez, ci-dessous, des renseignements concernant trois baumes naturels.

Ils sont vendus dans des magasins spécialisés en aromathérapie, phytothérapie ou parapharmacie.

1/ Le Baume de Tolu

Famille des légumineuses

Le baume Tolu, à l’origine, est recueilli par incision des troncs d’un arbre d’Amérique du Sud, puis extrait aux solvants volatils. Il provient d’équateur et de Colombie. 

Il donne une absolue à l’odeur chaude, sucrée, boisée, et vanillée. Et, aujourd’hui, entièrement reconstitué, les parfumeurs en font une utilisation synthétique.

Mais il a aussi d’autres vertus. Il s’emploie en sirop pour les trachéo-bronchites et bronchites.

2/ Le Baume du Pérou

Famille des légumineuses

Voici un modificateur de muqueuses. Il se prescrit dans le catarrhe, la bronchite, pour la dermatose comme cicatrisant et anti-prurigineux, sur les engelures, les plaies atones.

Fourni par une légumineuse, famille des papilionacées

C’est un liquide très sirupeux, brun noirâtre en masse, brun rougeâtre en couche mince qui ne s’épaissit pas et ne se solidifie pas au contact de l’air. Il a une odeur forte aromatique et une saveur amère. Il ne se mélange pas aux huiles grasses, mais partiellement dans l’éther et le benzène. Il se dissout dans l’alcool, le chloroforme, l’acide acétique, mais il est insoluble dans l’eau. Il contient du farnesol, du péruviol, un peu de vanille et surtout 60 à 70 % de cinnaméine (mélange d’esters cinnamiques benzoïques et d’alcool benzylique) qui est un modificateur des muqueuses des voies urinaires et des muqueuses trachéo-bronchiques.

Qualité

La qualité du BAUME du PEROU OFFICINAL offre 52 à 56 % de cinnaméine.

Le BAUME du PEROU se prescrit en onguent dans le catarrhe chronique, la bronchite, pour soigner les dermatoses, les engelures, les plaies atones et surtout la gale par son esterbenzylbenzoïque. Ce produit possède des propriétés antiparasitaires.

Il déploie une action antiseptique, antiprurigineuse et cicatrisante. C’est un fixateur des parfums.

En pharmacie, on trouve PERUOL (HUILE de RICIN et BAUME du PEROU) ; PERUGENE qui est un produit de synthèse destiné à remplacer le BAUME du PEROU naturel.

On peut falsifier le BAUME du PEROU avec de l’alcool, de l’huile de ricin, du styrax, de l’essence de copahu, du benjoin, de la colophane et associer BAUME du PEROU et BENJOIN.

Précautions, Mises en garde

Bien que peu fréquent, le risque allergique au baume du Pérou (Myroxylon Pereirae) existe. Surtout, s’il est associé à l’huile essentielle du même nom.

Cette huile essentielle  est très concentrée et il est impératif de mesurer son degré de tolérance à cette substance avant toute utilisation prolongée.

De toute évidence, il s’agit d’une précaution à prendre avec la totalité des huiles essentielles, surtout chez les sujets jeunes, âgés, fragiles ou d’un naturel allergique.

Pour ce faire et tester votre tolérance à une huile essentielle, la technique la plus simple est d’abord de sentir l’huile en question en plaçant le flacon ouvert sous son nez. L’odeur qui s’en dégage doit vous paraître agréable et odorante. Si la sensation que vous ressentez est désagréable voire même répulsive, il se peut que vous vous montriez réactif à cette huile. Ou alors, cette huile ne concerne pas les symptômes dont vous souffrez.

En conséquence : Faîtes un test sur votre peau :

Avant toute application étendue, appliquer d’abord un peu d’huile diluée sur un coin non exposé  à l’aide d’un morceau de coton. Vous devez ne présenter aucune réaction (rougeur, démangeaison, sensation de brûlure). Dans le cas contraire,  n’utilisez pas cette huile essentielle.

Souvenez-vous de ne jamais appliquer une huile essentielle pure et ni même diluée sur les muqueuses.

3/ Le Benjoin du Laos dit de Siam

Famille des styracacées

On trouve le styrax originaire d’Indochine, Styrax tonkinensis , le styrax originaire d’Indonésie, Styrax benzoin , et le styrax venant de Turquie, Styrax officinalis, aussi nommé Aliboufier.

Commercialement, ces résines sont fréquemment vendues sous les noms suivant, par ordre de provenance : benjoin de Siam ou du Laos, benjoin de Sumatra, et Storax. Le benjoin de Siam a une couleur jaune-brune, le benjoin de Sumatra a une couleur gris-foncé, et le Storax a une couleur noire.

Le benjoin croit en Indochine et à l’île de la Réunion, il est devenu rare. C’est l’écorce qui fait sa richesse. Elle fournit un tanin appelé résine ou benjoin. Solidifiée, cette résine prend l’aspect cristallin de petits cailloux qu’il est alors possible de brûler. Il s’en dégage une odeur douce, légèrement vanillée.

Ses propriétés

Il possède des propriétés balsamiques et s’emploie dans les affections de la vessie et de la poitrine et dans les inflammations des voies respiratoires. Il soigne les rhumatismes.

En dermatologie, c’est un astringent, résolutif des engelures et des crevasses du sein.

Son utilisation est fréquente dans les cérémonies religieuses (liturgie indienne, bouddhiste, ou catholique), associé à d’autres résines.

Utilisations

On en fait un baume multi-usages qui aide à nourrir, protéger et apaiser les peaux délicates.
Il s’utilise aussi dans l’air ambiant. Ainsi, chasse les mauvaises odeurs ou encore purifie la chambre d’un malade. Dans ce cas, son odeur suave, sensuelle et subtilement vanillée, facilite la relaxation.

L’histoire de l’encens

Ses bienfaits ….

Pour parfumer votre maison rien n’est plus subtile que l’odeur de l’encens. Il s’agit d’une gomme-résine produite par un arbre de la famille des térébenthacées-burseracées, inscrite au Codex en 1975.

Il existe deux sortes d’encens :

– L’ENCENS DE L’INDE

qui développe une odeur et une saveur aromatiques, se rapprochant de celles de la résine du pin.
Elle est estimée et nous vient de Bombay.
et

– L’ENCENS D’AFRIQUE

L’ENCENS est formé de 70 % de résines faites de résènes, gomme arabique, acides et 5 à 8 % d’huile essentielle dans laquelle il y a des carbures terpéniques de l’olibanol, un principe amer.
L’ENCENS a des propriétés médicinales.

On dit que l’essence d’encens modifie et favorise les secrétions trachéo-bronchiques. C’est un antiseptique pulmonaire qui peut être employé comme fumigatoire pour les bronchites, les catarrhes.

L’ENCENS a aussi mille autres vertus. Ce Résinoïdes purifié peut servir comme fixateur de parfum.

– ENCENS et ELEMI
– ENCENS et MYRRHE
– ENCENS et STYRAX
– ENCENS, TÉRÉBENTHINE et PIN
– ENCENS, MYRRHE, TÉRÉBENTHINE et LAVANDE

– et avec des conifères :

– ENCENS, PIN et GENIÈVRE
– ENCENS et GENIÈVRE
– ENCENS et THYM
– ENCENS et LAVANDE.

 

 

Pathologie de la parfumerie et de l’aromatique

 

Si la nature nous offre des armes, sachons les utiliser d’une manière empirique avec les recherches des Anciens.

 

 

 

Selon les Anciens, l’usage des plantes et des essences pouvaient permettre des « miracles » en matière de guérisons. Les Égyptiens antiques savaient déjà trépaner, anesthésier par des macérations vineuses de plantes …D’une façon générale, en ce qui concernait les plantes, les légumes et les fruits, les exemples abondent qui prouvaient la réalité de leurs actions multiples, généralement puissantes au cours de leurs siècles.

Ainsi Montaigne en parlait déjà presque lorsqu’il disait que « les médecins pourraient tirer des odeurs plus d’usage qu’ils ne font, car j’ai souvent aperçu quelles me changent et agissent en mes esprits suivant ce qu’elles sont ». Mais certains travaux du XXème siècle, ont permis de découvrir dans les essences de plantes des principes divers, hormonaux,  hautement bénéfiques, qui expliquent leur action d’aujourd’hui sur le physique et le psychisme, après utilisation.

Parfumerie et fleurs, prudence

Il sera question plus bas des plantes allergisantes.

Alors,  demander aux médecines parallèles des guérisons miraculeuses, quoique on lise souvent le contraire, c’est aller bien au-devant de désillusions. Dans toute chose il y a toujours les avantages et les inconvénients.

De nombreuses personnes intoxiquées par les médications chimiques se trouvent plus satisfaites des thérapies dites naturelles qu’allopathiques et ont recours aux essences de plantes ne voulant plus prendre aucun risque avec cette médecine. En conséquence, le médecin traitant laisse le choix, voire les informe mais ne doit jamais omettre de les mettre en garde contre les mauvaises utilisations de ces essences. 

Oubliées pendant plusieurs années, ces thérapies par les essences aromatiques sont, pour une grande partie de l’opinion, redevenues – d’ores et déjà – des vedettes en matière thérapeutique. En face d’accidents connus de bouche à oreille, de scandales sanitaires rapportés dans les médias,  provoqués par des erreurs, des intérêts pharmaceutiques, des médications chimiques et de synthèse devenues agressives, de nombreux malades ne veulent plus être traités que par les seules thérapeutiques naturelles, au premier rang desquelles il est juste de placer les plantes et les essences.

Toutefois,  il ne faut pas perdre de vue que certaines essences naturelles, mal utilisées peuvent se révéler dangereuses voire même toxiques pour la santé et doivent être prescrites par un praticien phyto-aromathérapeute qui connaît bien les inter-réactions et les dosages. En effet, une grande prudence s’impose lorsqu’on veut passer de la connaissance à la pratique : de graves problèmes peuvent arriver si on est mal informé. De sorte que, bien souvent, seul ce praticien est apte à prescrire ces essences de plantes et une personne non initiée devra se procurer des références très précises avant de se lancer dans l’utilisation de la phyto-aromathérapie..


Étude réalisée. Observations formulées par un médecin du travail

L’Aromathérapie a depuis plusieurs années retrouvé ses lettres de noblesse. Mais si les traitements par les huiles essentielles sont bénéfiques, à condition d’être naturelles, leurs manipulations pourront provoquer des troubles si on ne sait pas les utiliser.

Il a été relevé cet article du Dr Camatta (de Grasse)

Voici une étude parue dans le journal de médecine de Lyon. Elle est le résultat de vingt années d’observation sur les affections professionnelles inhérentes à l’industrie de la Parfumerie. L’effectif soumis à leur surveillance médicale est d’environ 2 500 personnes, mais seuls les 1 500 employés aux fabrications proprement dites sont concernées dans cette étude. Compte tenu des départs et nouveaux embauchés, leurs observations ont porté sur un effectif de 2 120 personnes. La stabilité de l’emploi est assez remarquable dans notre Industrie, il s’agit à 90 % d’une main d’œuvre locale très attachée à son terroir où il est de tradition de travailler dans les Usines de parfumerie.

Manifestations pathologiques. Ce médecin et ses alter ego ont étudié les différentes manifestations pathologiques suivant leur nature, leur fréquence et celle-ci en pourcentage calculé non pas sur le nombre total des travailleurs de notre Industrie, mais par rapport au nombre de ceux qui ont été exposés aux risques. Cette approche n’est pas parfaite, car ils ont souvent des mutations temporaires de service à service. Par ailleurs, disent-ils, suivant le travail effectué, le « contact » avec tel ou tel produit n’est pas le même comme nous allons le voir.

Les manifestations allergiques. Ils n’ont pas examiné les maladies de la profession ayant pour origine directe les moyens d’extraction. Ces moyens ne sont pas propres à la profession, il s’agit particulièrement des solvants, des acides, des bases, etc. dont les nuisances sont communes à des nombreuses industries. Leurs observations ne concernant que les matières premières ou dérivés synthétiques inhérentes à l’Industrie de la Parfumerie et de l’aromatique. Il s’agit presque essentiellement de manifestations allergiques cutanées ou respiratoires dont l’évidence et l’origine sont indiscutables. Ils n’ont pas tenu compte des « patraqueries » digestives par exemple, qui sont trop imprécises et variables suivant les intéressés. Certains accusent en effet « les odeurs » de leur donner des crises de foie, or il n’existe aucune définition précise de la crise de foie : il s’agit d’une véritable entité morbide bien française et qui couvre toute la pathologie digestive fonctionnelle.


Les plantes allergisantes

REACTIONS DERMIQUES, ALLERGIQUES, ECZEMATEUSES

En cause :
1 – La Citronnelle

Il s’agit en général d’un eczéma suintant atteignant la face externe des mains, les espaces interdigitaux, les avant-bras et rarement d’autres régions. Cet eczéma atteint les ouvriers employés dans les ateliers de fabrication où l’essence est manipulée journellement et les magasins de stockage. Il a été relevé 21 cas sur 250 sujets exposés. Fait remarquable, si la citronnelle provoque ces phénomènes, ses dérivés l’hydroxycitronellal et le Géraniol technique n’ont pas été incriminés avec certitude.

2 – Tous les produits terpénés

En particulier les essences d’agrumes sont connus pour leurs réactions dermiques allergiques. Les manifestations cutanées sont analogues à celles dues à la citronnelle, mais la localisation aux mains est exclusive et se complique quelquefois de crevasses et de surinfection. Sur environ 220 sujets exposés, ils a été relevé 16 Cas. La totalité de ces cas s’étant manifestée dans les ateliers de stockage où ces produits sont manipulés.

3 – La mousse

Autrement dit les lichens de chêne ou de conifères sont responsables d’eczémas secs à tous les stades de fabrication, avec prédominance dans les ateliers d’extraction où les mousses brutes sont manipulées (8 cas sur 300 sujets exposés).

4 – L’essence de Vétyver

A pu être rendue responsable dans un seul cas de dermite aiguë.

5 – La vanille

Elle présente un cas particulier où les phénomènes de sensibilisation sont à exclure dans les manifestations de dermites aiguës des régions du corps découvertes : visage, mains et avant-bras, manifestations qui se produisent exclusivement lors du broyage des gousses. Cette dermite aiguë atteint un individu sur quatre exposés ce qui est considérable. Cette réaction a lieu au premier contact si elle doit se faire, ce qui exclue toute sensibilisation. Par contre, les sujets n’ayant eu aucune réaction au cours des premières journées de travail au broyage ne présenteront plus jamais cette affection.

Nombre de cas relevés :
Il a été noté 28 cas d’intolérance sur 120 ouvriers qui ont été employés au broyage des gousses de Vanille. La pathologie de cette dermite aiguë n’a jamais été élucidée et diffère absolument des rares eczémas dus aux manipulations ultérieures du produit d’extraction et de purification de la Vanille (3 cas). Selon eux, on peut rapprocher du cas de la Vanille celui du figuier qui provoque, rarement des manifestations analogues. Toutes les parties découvertes du corps présentent un rach très prurigineux au contact des feuilles.

Les feuilles :
Ces faits sont relativement rares car les manipulations de feuilles n’ont lieu que quelques jours par an au début de l’automne. Par contre, ces faits sont très connus des jardiniers et propriétaires de figuiers, il existe même quelques observations de certains individus sensibles au simple séjour sous un figuier et encore lors de l’élagage de l’arbre. (Il suffit que certaines personnes passent à proximité d’un eucalyptus pour se sentir oppressées. Chez elles, une préparation à base d’eucalyptus peut déclencher une crise d’asthme plus ou moins violente).

LES IRRITATIONS CHRONIQUES DES VOIES RESPIRATOIRES

La poudre d’iris

Inhalée lors du broyage et du chargement des appareils de distillation ou d’extraction elle peut provoquer une irritation aiguë se manifestant par une dyspnée asthmatiforme avec bronchorrhée et expectoration de sang. L’Iris est une fleur allergisante.  Il ne s’agit donc pas d’un simple effet poussière, mais d’une pneumoconiose spécifique due à l’inhalation de la poudre d’Iris totale avant séparation des produits volatils ou solubles. Il en a été noté 5 cas sur 60 sujets exposés. Il est également probable que certains ouvriers soient atteints après un certain nombre d’années de bronchites chroniques d’aspect banal, il s’agit alors d’une simple irritation par effet poussière.

La Mousse d’arbre

Elle provoque également une irritation des voies respiratoires lors des manipulations, du broyage et du chargement des appareils extracteurs ; il n’a jamais été observé d’accidents aigus comme avec l’iris. Mais en raison des réactions cutanées, il est fort probable qu’il s’agit d’une pneumoconiose. A noter que les ouvriers en contact avec ces produits pulvérulents ou poussiéreux sont munis de masques dont ils ne se servent pas toujours, en particulier en période estivale ou le port de ceux-ci est plus ou moins pénible.

Le Lyatrix

Lors de l’extraction des Coumarines, il dégage des vapeurs qui provoquent une irritation des voies respiratoires supérieures avec éternuements, rhinorrhées et épistaxis. Ces phénomènes s’étant produits chez 4 personnes sur employées à cette fabrication, l’appareillage a été modifié par captage des vapeurs, aspiration et rejet en dehors du Laboratoire. Dans le cas du Lyatrix, il n’a pas pu être incriminé l’action anticoagulante des dicoumaroles qui ne sauraient agir par simple contact avec les muqueuses, mais ingestion.

EN CONCLUSION

Certaines matières premières traitées ou transformées dans l’industrie de la parfumerie sont à l’origine d’affections professionnelles aiguës ou chroniques. Mais pourquoi les sujets atteints sont-ils principalement les ouvriers travaillant dans les ateliers de fabrication ou dans les magasins de stockage des produits appelés huiles essentielles ? Il est rarissime d’observer des réactions allergiques au stade des compositions et laboratoires de parfumerie.

Les conditions de travail seraient plutôt en cause. Les ouvriers de fabrication manipulent de grandes quantités de produits dans les ateliers où les appareils de distillation, extraction ou fractionnement sont source de chaleur, la transpiration modifiant les défenses naturelles de la peau. Dans les magasins de réserve où se prélèvent les produits destinés aux compositions, les employés, pour éviter les souillures, doivent se laver les mains soigneusement et ce nettoyage fréquent entraîne une élimination des amino-acides protecteurs des téguments.

 Ces conditions ne sont pas les mêmes dans les fabrications plus élaborées, c’est-à-dire au stade des « Compositions » et des laboratoires de parfumerie. Peut-être que ces manipulations y sont effectuées dans de meilleures conditions et que les épidermes intacts sont moins sensibles aux agressions éventuelles. Sans doute aussi les produits arrivés à ce stage ont ils perdu une grande partie de leur agressivité potentielle.     

Seul un médecin est habilité à poser un diagnostic en cas de maladie.  La médecine naturelle non conventionnelle, ou uniquement allopathique,  sera au choix de chacun. Malgré les pouvoirs bienfaisants des  huiles essentielles, le traitement par les essences des plantes demande un avis médical.

 

Le Patchouly

 

PATCHOUL.Y.

Pogostemon Patchouly Pell.

(Labiées)

Ou le parfum de la cocotte

Il s’agit d’une plante de l’Inde. Ses feuilles ressemblent à celles de la sauge et ont été en vogue comme parfum.
Les fruits sont de minuscules nucules noires.
Leur odeur musquée est due à une huile volatile qu’elles contiennent ainsi que la tige.
L’odeur de cette essence est la plus puissante de toutes celles qu’on extrait des substances appartenant au règne végétal. Cette essence bout à + 268 °. Si elle est abandonnée à elle-même, elle laisse déposer un corps dit alcool ou camphre de patchouly, fusible entre 55 et 56°. Il s’agit d’un homologue du camphre de Bornéo.
Il est cultivé aux Philippines, à Java (sous le nom de dilem), à Malacca, l’île Maurice et la Réunion.
La plante possède une tige velue et ferme, de grandes feuilles odoriférantes et duveteuses et des fleurs blanches nuancées de violet. 

Selon HOLMES, le patchouly du commerce en Europe provient du Pogostemon Patchouly Pell. Celui de Bombay, de Ceylan et du Tonkin du P Heyneanum Benth ; puis de Java du P. comosum Miq ; et enfin celui de l’Inde septentrionale et de l’Assam, du Microtaenia cymosa Pram;

Les feuilles fraîches sont peu odorantes ; le parfum se développe à la suite d’une sorte de fermentation.
Les feuilles mises en sachets sont très bonnes pour préserver les vêtements de l’attaque des mites.

Mais la plante délivre beaucoup d’autres vertus :

 

Médicinales

Ses propriétés sont antiémétiques, antalgiques et antiseptiques.
Elle s’utilise en infusion contre la mauvaise digestion.
Également pour les troubles intestinaux.
Aux Antilles on la prescrit contre le rhume, les céphalées et les vomissements.
C’est un anti-inflammatoire puissant.
L’huile essentielle facilite la circulation sanguine.

Odoriférantes

Une fois distillée, l’huile essentielle de patchouly doit vieillir plusieurs mois en fûts pour perdre de son amertume. Très courante dans la formulation des parfums, le patchouly possède une odeur puissante, à la fois boisée, terreuse et sèche avec des accents fumés, camphrés, liquoreux et même moisis.
Le patchouly se retrouve dans la composition des grands parfums avec des notes plus légères et moins camphrées car il procure longue tenue et profondeur. Les Parfumeurs se servent aujourd’hui de son huile essentielle. Les parfums chyprés et les compositions orientales en possèdent. En règle générale, on retrouve des notes chaudes, boisées et  “moisies” dans tous les parfums ainsi que des notes de cuir. Le patchouly est devenu la star cachée de la parfumerie contemporaine.
En revanche, la plante fraîche ne possède aucune odeur, ce n’est qu’après une phase de fermentation que les précurseurs des différentes molécules donnent l’odeur aux feuilles que l’on traite soit par distillation ou par une extraction aux solvants volatils pour obtenir l’huile essentielle ou l’absolue.

Insecticides

 

Les années hippies

Et  puis, ceux qui ont l’age, se souviennent  de la vallée de katmandou, capitale du Népal. Dans les années 1960, elle était la destination favorite des hippies qui prenaient la route de Katmandou. Sandales aux pieds, ils recherchaient l’illumination spirituelle, et la libération sexuelle. Dans les boutiques on vendait des drogues dures, ainsi que du haschich, disponibles en vente libre dans la ville. Les hippies de retour de Katmandou ont ternit longtemps l’odorat en général et du  patchouly en particulier. 

Mais en 1980 si la parfumerie occidentale retrouvait des couleurs, c’est  le désastre d’El Niño dévastant l’Asie du Sud-Est qui réduisit à néant le patchouly pendant dix ans. 

De l’histoire ancienne

Le patchouly a été importé en Angleterre au milieu du XIX ème siècle. Ce patchouly fut en vogue dès 1850 car ses feuilles composaient les sachets, pots-pourris et entraient dans la composition des parfums à l’époque victorienne au Royaume-Uni.

Le patchouli arriva en Europe avant brexit sur les grandes allées parisiennes. Les parfumeurs s’intéressèrent à son attrait olfactif sur les châles en cachemire importés d’Inde des femmes, souvent ayant été enveloppés avec des feuilles de patchouli utilisées comme anti-mites. Tout  comme le jasmin ou le musc, le patchouly, après maturation, possédait une odeur érotique et addictive qui enthousiasmait  les demi-mondaines du Second Empire. Ce patchouly eut un grand retentissement dans le monde de la parfumerie. Les commerces et salons se l’arrachaient..

A la mythologie (*)

Ensuite, on écrivit  beaucoup sur le Patchouli, il se retrouva même parfum divin d’enfantement. Dans la mythologie Grecque, Mars ou Arès c’est-à-dire le brave, était le fils de Jupiter et de Junon. Les poètes latins lui donnent une autre origine. Jalouse de ce que Jupiter avait mis au monde Minerve, sans sa participation, Junon avait voulu, à son tour, concevoir et engendrer. La déesse Flore lui indiqua une plante qui croissait dans les campagnes d’Olène en Achaïe, et dont le seul contact produisait ce merveilleux effet. Grâce à cette sauge ou patchouly,  elle devint mère de Mars. Elle le fit élever par Priape, de qui il apprit la danse et les autres exercices du corps, mais préludes de la guerre.

La route de la soie

La route de la soie fut un réseau ancien de routes commerciales entre Asie et Europe, Océan Indien et Mer d’Andaman. Ces routes maritimes existèrent pendant des siècles. Les plus anciennes voies de communication pour la soie remontaient à « 2000 avant notre ère au moins » et la plus grande période de développement fut au XIIIe siècle.

Lors de la grande mode des châles et du cachemire en provenance d’Inde et d’Indonésie ces tissus, de même que les soies, voyageaient sur les bateaux, enveloppés dans des feuilles de patchouly, dont l’odeur représentait un puissant répulsif contre les mites.  Elles enveloppaient et protégeaient les châles en cachemire en provenance d’Inde, lors du transport. Ces châles, avec la plus grande des surprises,  se parfumaient au gré du mûrissement des feuilles .

L’odeur  qui se dégageait des feuilles devenait addictive, bien supérieure auprès des femmes, en attractivité ensorcelante,  à la façon ou la couleur des tissus. Cette senteur exceptionnelle  représentait un puissant argument de vente pour le commerce. Ainsi, progressivement, les parfumeurs introduisirent le patchouli dans leurs compositions.  Cette odeur très forte de parfum ne pouvait être que le parfum de l’amour, l’aphrodisiaque puissant, lequel s’il était arrivé en 2021 aurait représenté pour les quartiers rouges de Pigalle, un nouveau concept de programme sonore de pointe pour les plus audacieux dans ce quartier.

C’est la raison pour laquelle le patchouly obtenait une si mauvaise réputation de sorte qu’il était qualifié, à tort sans doute, de parfum de basse classe et de mauvaise qualité.

 
(*) Commelin
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Gel hydro-alcoolique

Lutte Coronavirus

 

Utilisation du Gel hydroalcoolique, un rappel de l’ANSM

 

En complément à cet article en rapport avec la glycérine et le gel hydro-alcoolique, voici la composition d’une formule faite-maison :

Beaucoup de personnes, autour de moi, l’utilisent depuis le début de la crise :

Ingrédients

  • 1 Litre d’alcool de fruits (acheter en grande surface)
  • 1 petite bouteille d’eau oxygénée (en pharmacie)
  • 1 petite bouteille de glycérine (en pharmacie)Verser dans un grand récipient en verre :
  • 3/4 d’alcool de fruits
  • 1 demi-bouteille d’eau oxygénée
  • 15% de glycérine.Mélanger l’ensemble puis remplir une bouteille de pousse-mousse.Vous pouvez le placer dans votre voiture pour l’avoir à disposition.

Cela vaut ce que cela vaut mais il ne coûte rien d’essayer

 

Ce qu’en dit Wikipedia

Composition de la solution Hydro-alcoolique standard :

Alcool (éthanol à 96 %) : 8,333 L 0,83 L 655 gm
Eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène à 3 %) : 0,417 L 0,04 L 58 gm
Glycérine (glycérol à 98 %) : 0,145 L 0,01 L 12,6 gm
Eau (distillée, ou bouillie et refroidie).

 

 

 

 

Covid-19, gel hydro-alcoolique, glycérine

Les gels hydro-alcooliques font cruellement défaut.

 

L’épidémie du Covid-19 est désormais pandémie de fait ; mais son extension ne nuit pas à la prévention vis-à-vis de cet ennemi, dont le premier geste combatif est assuré par le lavage des mains à l’eau et au savon. Puis avec du gel hydro-alcoolique. Nous n’en sommes pas à notre première pandémie dans l’histoire, en ce temps-là, on voyageait beaucoup, sans doute moins rapidement qu’aujourd’hui, mais tout autant. Covid-19 n’est pas une exception. Il circule lui aussi. On le voit en Chine centrale à Wuhan, puis en France, il pousse même jusqu’à Rome, en Espagne, en Iran, en Corée du Sud. Les dirigeants conseillent des mesures sanitaires. Tous ont le même souci impérieux : l’éradiquer.

Bien sûr, vous connaissez  de quoi se compose le gel hydro-alcoolique désinfectant :

Gel hydro-alcoolique

Ce gel se compose de 96 % d’éthanol  substituable par de l’alcool  spiritueux ou isopropanol à 99,8 %. D’eau oxygénée à 3 % (peroxyde d’hydrogène) et de glycérol (ou glycérine) à 98 % et d’eau distillée.

Puisque ces produits sont disponibles en pharmacie aussi croyons-nous sans peine, puisqu’ils viennent à manquer, que nous pouvons les fabriquer à la maison. (Voir)

LES GLYCÉRINES

Appuyés sur l’officine Dorvault, voici par curiosité voici quelques renseignements au sujet des glycérines. Certes ils ne remplaceront pas un avis professionnel mais ils peuvent s’avérer utiles aux plus curieux pour se renseigner sur la composition des produits que nous utilisons.

GLYCÉRINE ANHYDRE – Glycérol (D.C) Propanetriol

Scheele en 1779 découvrit « le principe doux des huiles » dans la préparation de l’emplâtre simple.

Chevreul, en 1811, montra que les corps gras, en se saponifiant(1) avec l’eau, donnaient tous un produit neutre soluble dans l’eau, qu’il appela glycérine et qu’il identifia au « principe doux des huiles » de Scheele.

En 1855, Berthelot établit définitivement que la glycérine était un alcool tribasique (ou trialcool) composés de corps gras, reproductibles par synthèse, appelés esters.

En effet, les esters sont des corps gras naturels ou de synthèse de mélanges variables, 3 molécules d’acides gras (starique, oléique, palmitique) unies à une molécule de glycérine avec élimination de 3 OH2.

La glycérine ne se produit pas seulement dans la saponification des corps gras. Pasteur a montré qu’elle apparaissait en petite quantité (2/3 % du sucre en jeu) dans la fermentation alcoolique du glucose ; de cette manière, le vin en contient-il de 4 à 10 g par litre.

Pour synthétiser totalement la glycérine, selon Friedel et Silva, il faut chauffer le chlorure de propylène avec du chlorure d’iode de façon à obtenir la trichlorhydrine (ester trichlorhydrique de la glycérine) qui, par saponification, fournit la glycérine.

PRÉPARATION DE LA GLYCÉRINE

 

Il existe divers procédés :

 

1/ Dans la fabrication du savon de Marseille, elle représente le produit résiduaire ; elle reste en solution dans l’eau lorsque le savon a été précipité par le chlorure de sodium.

2/ Dans la fabrication des bougies d’éclairage et la préparation de savons mous potassiques, la saponification des corps gras peut s’effectuer en l’absence des alcalis au moyen des acides minéraux ; par exemple en les traitant à 150° par l’acide sulfurique à 3 % environ ; la glycérine sépare les acides gras alors insolubles dans l’eau.

3/ En l’absence d’alcalis, on note que la vapeur d’eau seule mais surchauffée presque vers 300° dédouble certains corps gras facilement saponifiables tels que l’huile de palme ! 

4/ Connstein, Hayer et Wartenberg ont observé que certaines graines comme le ricin contenaient un ferment capable de dédoubler les corps gras en présence de l’eau acidulée à une certaine température (20 et 40°). Cette application industrielle, et bien d’autres, ont permis d’obtenir des glycérines très pures.

Glycérine de synthèse

Au début de la guerre de 1939, les USA mirent au point la fabrication synthétique de la glycérine.

Cette synthèse part du propylène obtenu par cracking du pétrole ; la glycérine de synthèse obtenue par cette technique possède l’avantage d’être anhydre ; l’Europe pratique maintenant cette technique implantée d’abord aux Etats-Unis ; les unités de fabrication de glycérine sont obligatoirement de grosses installations dont la production couvre les besoins de plusieurs pays ; c’est en Hollande que la première unité vit le jour vers 1958, puis une seconde depuis ;

En effet, si la consommation de la glycérine est toujours très importante, même nous le constatons aujourd’hui lors de l’épidémie de CV-19 avec la demande de gels hydro-alcooliques, la fabrication de glycérine à partir des savonneries a vu son importance diminuer beaucoup, par suite du remplacement des savons par les détersifs de synthèse, ce qui a nécessité l’installation des usines de glycérine synthétique pour compenser la diminution de la production de glycérine de savon.

Pharmaceutiquement parlant, la glycérine synthétique remplace parfaitement la glycérine officinale, la pureté est très satisfaisante, seule la teneur en eau est différente.

PURIFICATION

Le procédé de distillation purifie les glycérines brutes industrielles, sous pression réduite, dans un courant de vapeur d’eau surchauffée.

PROPRIÉTÉS

Le glycérol pur est un produit cristallisé fondant vers 18-9° mais restant ordinairement en surfusion à la température ordinaire et même au-dessous de 0° à moins que l’on n’amorce sa cristallisation.

CONSERVATION :

En récipients bien bouchés

INCOMPATIBILITÉS

Acide nitrique, acide chromique, bichromates et permanganates. La glycérine donne, avec ces corps oxydants, des réactions souvent violentes et dangereuses.

USAGE THÉRAPEUTIQUE INTERNE

La glycérine irrite la muqueuse intestinale ; d’où son emploi comme laxatif ; pour éviter d’irriter trop l’estomac, elle peut s’administrer en lavements ou en suppositoires. Elle a été préconisée comme fluidifiant de la bile, contre la lithiase biliaire (20 à 30 g dans un peu d’eau minérale en cas de colique hépatique ; 5 à 15 g/jour à titre préventif). Employé dans la tuberculose et comme remplaçant du sucre en cas de diabète.

USAGE THÉRAPEUTIQUE EXTERNE

On l’utilise en stomatologie, en obstétrique et en dermatologie (glycérés). Elle est utilisée en pansement des muqueuses enflammées (angines) et pour la préparation de solutions phénolées.

 

FABRICATION DU GEL HYDRO-ALCOOLIQUE PETIT MODELE

 

Au moyen d’un récipient gradué,  verser 417 millilitres d’alcool.

Ensuite, il faut y ajouter 21 millilitres d’eau oxygénée et 8 millilitres de glycérine.

Terminer la préparation avec un ajout d’eau plate à hauteur de 55 millilitres.

 

 

(1) Saponification : La saponification est, dans un cadre général, une réaction chimique transformant un ester en ions carboxylates et un alcool. Il s’agit en fait de l’hydrolyse d’un ester en milieu basique. Cette réaction permet la synthèse du savon.

Image par mohamed Hassan de Pixabay

Le châtaignier

Ce n’est un mystère pour personne, la période post fêtes de Noël a largement commencé mais à toutes fins utiles,  consultez donc cet article « le Châtaignier » qui vous en dira un peu plus sur les marrons glacés de ce Noël 2019 !

 

CHÂTAIGNIER

(Castanea vesca Gaertn. (Castanea stiva Mill., )

C. vulgaris Lamk.)

(Cupulifères)

 

Le châtaignier est un grand arbre indigène, à feuilles allongées dentées en scie, où des chatons  forment des fleurs. Le périanthe comprend 6 pièces ; il y a 6 étamines mâles et 6 loges femelles, mais tous les ovules n’arrivent pas à maturation, sauf un et le fruit (châtaigne, nommé marron)  qui comprend une seule graine. Nommé akène une cupule hérissée de piquants l’entoure.

Situation

Le châtaignier est répandu depuis le Caucase jusqu’au Portugal et en Afrique du Nord (Algérie et Tunisie), et croît dans le centre et le midi de la France, dans les endroits siliceux.

Auprès de lui, on trouve souvent les truffes (Périgord) et les cèpes.

Le bois et l’écorce renferment 7 à 9 % d’acide gallotannique ; de ceci ainsi que des feuilles, on prépare des extraits tinctoriaux et tannants appréciés.

 

Particularités médicinales

  • L’écorce soigne la dysenterie.
  • L’infusion des feuilles soigne la coqueluche (Amérique du Nord).
  • Certains animaux domestiques aiment les feuilles qui donnent environ 8 % de cendres.
  • Les écorces des châtaigniers de l’Amérique du Nord, Castanopsis chrysophylla D.C. et Castanea pumila (ou chinco pin) contiennent une quantité appréciable de tanin. La seconde s’utilise sur place comme astringent et fébrifuge.

Alimentation

Les châtaignes donnent une farine alimentaire bien plus digeste que la farine de blé.

 

Compositions – constituants

Châtaignes fraîches :

  • 47 % d’eau,
  • 6 % de protéines,
  • 4 % de graisse,
  • 40 % de substance non azotées,
  • 1,4 % de cendres.

 

  • L’amidon
  • Le glucose
  • Le saccharose, un principe amer
  • Une globuline (castanine)
  • Une lécithine.

Il existe dans le commerce de nombreuses variétés dites Lyon, Naples, Turin.

Les marrons de Paris

Les « marrons », légèrement rôtis, tels qu’on les vend dans la Capitale, contiennent encore 35 à 40 % d’eau ;

1 kg de ces marrons renferme autant de matière azotée que 500 g de pain.

 

Un peu d’histoire

Au XVIème siècle, les châtaignes représentaient l’aliment principal de nombreuses provinces françaises.

En 1953, la production a atteint en France 1 366 000 quintaux. Mais en raison des maladies que subit facilement ce fruit, l’exploitation a diminué et les quantités récoltées ont commencé à descendre aux environ de 500 000 quintaux.

 

Consommation

Servez-les fraîches, bouillies ou grillées (après les avoir fendues sur le côté).

Ou en marrons glacés qui sont au nombre des fruits confits les plus appréciés.

 

Un petit rajout d’Izoenn :

Les marrons glacés et l’histoire

 

Ce que nous savons est que la première trace écrite d’une recette de marrons glacés apparut sous le règne de Louis XIV sous la plume du Sieur de la Varenne et par l’intermédiaire d’un jeune homme plein d’ambition. A moins que le marron glacé ne soit né quelques années plus tôt en Piémont Italien dans les cuisines du Duc Charles Emmanuel 1er ! .

Ainsi, en France, en l’an 1882, l’Ardèche voit ses élevages de vers à soie détruits par une épidémie qui réduit considérablement son économie. Alors Clément Faugier innova sur le plan économique avec la fabrication du Marron Glacé tout en conservant les qualités d’un savoir-faire artisanal. Il utilisa la châtaigne très présente dans la région pour produire industriellement.  Aujourd’hui cette maison existe toujours et perpétue la recette traditionnelle.

Depuis cette période, partout en France, de grands chocolatiers nous fabriquent pour les fêtes de fin d’année ces exquises friandises, dont il convient d’user sans modération. Malgré une moyenne de prix qui atteint les plus de 45 €.

 

Image par Manfred Richter de Pixabay
Image par Ulrike Leone de Pixabay
. Sources : Dorvault

Extrait oeillet, bleuet, chevrefeuille, iris

 

EXTRAIT D’OEILLET

Famille des caryophyllacées. Originaire d’Europe.

 

EXTRAIT DE PÉTALES D’OEILLET

Il passe pour béchique et tonique et fébrifuge. Il calme les toux, la soif des fiévreux et la fièvre.

 

EAU FLORALE D’OEILLET

Elle a les mêmes propriétés.

 

L’EAU FLORALE DE ROSES

Est connue pour ses qualités adoucissantes et calmantes, convenant à tous les types de peaux.

EXTRAIT DE BLEUET

Famille des synanthérés.
Provient d’Europe.
Propriétés astringentes, aptes pour soigner les ophtalmies (par des compresses ou bains d’yeux).
L’eau florale de bleuet a les mêmes propriétés.

EXTRAIT DE CHÈVREFEUILLE

Famille des caprifoliacées.
Les extraits de feuilles ont des propriétés astringentes et peuvent servir à faire des gargarismes astringents.

L’EAU FLORALE DE CHÈVREFEUILLE

Elle a des propriétés béchiques et cordiales, diurétiques et sudorifiques qui permettent de calmer la toux et d’améliorer les œdèmes dus à une mauvaise circulation générale et ses conséquences.

EXTRAIT DE VIOLETTE ODORANTE

Famille des violacées.
Croissant dans les bois.
Propriétés béchiques.
Calme la toux.

EXTRAIT DE RACINE DE VIOLETTE

Il est vomitif.
C’est un dépuratif qui est employé pour soigner les maladies de la peau.
Propriétés odorantes exploitées en parfumerie.

EXTRAIT D’IRIS FRAIS

Famille des iridacées.
Croît aux environs de Florence.
Certaines variétés passent pour être diurétiques purgatives (anurie, constipation) et émétique à haute dose.
Propriétés odorantes exploitées en parfumerie.
La distillation du rhizome d’iris donne le myristat d’isopropyle qui est un solvant.