Archives de catégorie : Astronomie

Les étoiles

A première vue, on connait les corps célestes du système solaire en raison de leur relative proximité de la Terre. Quand l’homme a débarqué sur la Lune, des engins télécommandés ont foulé le sol martien et les sondes Voyager ont pu observer toutes les planètes, approcher des comètes et des météorites.

Quelques impressions du système solaire

Quant au Soleil, on l’ausculte en permanence, tant son influence paraît grande sur le comportement de la haute atmosphère de la Terre et sur l’évolution de son climat.

Le Soleil est notre étoile

Le Soleil est composé essentiellement d’hydrogène (92,1 %) et d’hélium (7,8 %), le second provenant de la fusion du premier. La température de surface du Soleil voisine les 6 000 K, alors qu’elle est de 15.106 K en son centre, soit un gradient moyen d’environ 20 K.km-1.

Coupe schématique du Soleil. D’après D. Benest et al, simplifié.

Le soleil est constitué d’un cœur, où s’opèrent les réactions nucléaires et d’une épaisse enveloppe radiative couronnée par une enveloppe convective. Le tout est coiffé par la photosphère, peu épaisse de 400 km, qui constitue la surface visible du Soleil, où les fameuses taches solaires s’individualisent au-dessus de la « sorte d’atmosphère solaire ». Elles ne sont visibles que lors des éclipses de Soleil.

C’est le domaine du Soleil actif, turbulent, le siège de projections et d’éruptions spectaculaires de matière : petits jets, dans la chromosphère, grands jets, fontaines et protubérances dans la couronne.

Les protons

Outre les éruptions et les projections, la photosphère émet principalement des protons et des électrons, qui constituent le vent solaire, ainsi que des photons. Le maximum du rayonnement se situe dans le domaine du visible et des neutrinos. Comme toutes les étoiles, le Soleil perd de la matière expulsée sous la forme de protons, émis à certaines vitesses qui balayent tout le système solaire. Le champ magnétique protège la Terre de ce vent solaire en faisant office de «parapluie».

De rares bouffées de vent solaire peuvent franchir ce bouclier magnétique. Alors, elles engendrent une luminescence en bombardant l’atmosphère raréfiée des zones polaires. Ce sont les aurores polaires.

Le champ magnétique solaire

Le vent solaire, sur la Lune et Mercure qui ont une atmosphère ténue est, avec les impacts météoritiques, un puissant agent d’érosion.

Lors de réactions nucléaires, des particules se forment,  les neutrinos. Ils ne doivent pas être confondus avec les rayons cosmiques, qui sont majoritairement des protons extrêmement énergétiques et d’origine extragalactiques. Les neutrinos n’ont pas de masse, ou une masse très petite. Ils se déplacent à la vitesse de la lumière. Ils traversent notre corps et la partie supérieure de la lithosphère et, sont difficiles à mettre en évidence et à comptabiliser.

Des taches sombres apparaissent sur la surface solaire qui correspondent à des zones de sortie du champ magnétique déformé par des différences de vitesse de rotation entre les zones polaire et équatoriale. Les mouvements internes de la matière solaire génèrent le champ magnétique. Il émerge dans les taches solaires, qui présentent des polarités positives et négatives, reliées par des lignes de force.

Classification des étoiles

Notre soleil est une étoile. Mais toutes les étoiles ne lui sont pas identiques. Elles diffèrent notamment par leurs masses, leur température et leur luminosité. Ces trois paramètres sont utilisés pour établir un diagramme nommé d’Hertzsprung-Russel (H-R), utilisé pour la classification des étoiles. Nous pouvons prévoir pour l’avenir de notre étoile, le Soleil,  que les « carburants » successifs (l’hydrogène, puis l’hélium, puis des éléments plus lourds) s’épuiseront progressivement, amenant une succession d’ »arrêts de l’usine nucléaire ».

Le soleil

Ces arrêts s’accompagneront d’autant d’effondrements du Soleil sur lui-même et induiront des accroissements de la pression et de la température tels que d’autres réactions nucléaires seront activées. Le Soleil se dilatera alors et se transformera en une géante rouge. L’accroissement de la luminosité est lié, pour ce type d’étoile, à une augmentation du volume et non de la température.

En même temps, sa masse diminuera d’un quart à un tiers. Ses enveloppes externes seront éjectées, entraînant deux conséquences :

  • la première, un stellaire et la deuxième, la formation, à partir du cœur, d’une étoile de type naine blanche.

Il s’agit d’une étoile chaude, mais peu lumineuse du fait de sa petite taille, dont la masse volumique est énorme, soit la masse d’un éléphant dans un dé à coudre ! Les réactions nucléaires s’arrêtant, la température diminuera et la naine blanche cheminera vers sa mort.

Les étoiles

Les étoiles sont beaucoup plus massives que le Soleil et de ce fait, elles ont une évolution un peu différente. Celle-ci les conduit vers des étoiles du type super géantes rouges, puis vers des supernovae et des étoiles à neutrons, voire des trous noirs. Les trous noirs, les mal nommés puisqu’ils sont plein de matière, sont de deux types :

– les stellaires, les galactiques.

La masse volumique des trous noirs est si élevée (plusieurs tonnes par cm3) qu’ils retiennent prisonnière, la lumière. Les trous noirs et les étoiles à neutrons sont des objets célestes morts, où la fusion nucléaire a cessé.

Dans les années 1980, certains auteurs de science fiction auront-ils imaginé que les trous noirs pouvaient représenter des « sas » permettant d’accéder à d’autres univers ?

Encore une question à se poser…

Sources : Comprendre et enseigner la planète terre – jm caron, a gauthier

Planètes, nucléaire de 2010

C’est Antoine Lefébure qui nous avait rapporté dans son blog qu’un lobby nucléaire a eu l’idée « originale » de monter un concours de beauté à la manière altière de l’égalité des chances de Madame de Fontenay pour élire « miss Atom 2009 ».
 
 
 
Peut être qu’en 2010 concernant les Miss (très d’actualité) Nucléaires, ce sera mieux qu’en 2009
 

 Résultat : de belles Russes bien blondes ont posé en bikini au milieu de cheminées de refroidissement! Aussitôt, les écologistes américains ont organisé leur propre concours où de jeunes écolos posent avec des panneaux antinucléaires. Difficile de trouver un décor plus moche! Heureusement que certains trouvèrent les filles belles !

 Que nous réserve 2010 en la matière ?

 
 
 
 

Source le11emeblog.com

 

Les planètes

Nos oiseaux palmipèdes à plumage blanc, habitants de la planète.

La masse permet de distinguer les planètes des étoiles. Les premières ont une masse trop petite pour que la pression et la température soient suffisamment fortes pour déclencher des réactions nucléaires.

Généralités

Encore un voyage à imaginer dans les étoiles….

En effet, la plus petite étoile a une masse qui est environ 1/100 de la masse du Soleil, alors que Jupiter, la plus grosse planète du système solaire, a une masse de l’ordre de 1/1 000 de celle du Soleil. Les planètes n’émettent pas ou très peu d’énergie; elles se contentent de réfléchir le rayonnement envoyé par leur étoile.

English: All planets of our solar system. The Photos of the Planets are from the NASA-Site: Photojournal
The Image you see is from Solare Planeten99.jpg by Horst Frank, modified by Egg (Pluto cut off).

Un peu d’histoire à comprendre, ancienne

Le terme planète (du grec planêtes) signifie « nomade », « errant ». Les Grecs avaient très tôt distingué les planètes, mobiles, sur un fond étoilé fixe. Ils avaient repéré sept planètes visibles à l’oeil nu. Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, la Terre et son satellite la Lune, à cette époque assimilée à une planète. Uranus ne sera découvert qu’à la fin du XVIIIè siècle par l’astronome anglais William Herschel (1738-1822), grâce à l’utilisation d’un télescope puissant.

Etant donné que les sept corps célestes mobiles répertoriés par les Grecs sont peut-être à l’origine de la « magie » qui entoure le chiffre 7 (7 merveilles du monde, 7 nains, 7 péchés capitaux, 7 jours de la semaine …) A ces sept planètes, on peut ajouter aujourd’hui Uranus, Neptune et Pluton et l’on retranche la Lune pour arriver aux neuf planètes. Huit devrait-on dire en excluant Pluton. Mais les neuf planètes du système solaire ont encore de beaux jours devant elles.

On distingue donc les planètes telluriques (comparables à la Terre) : Mercure, Vénus, la Terre, Mars et la ceinture d’astéroïdes, des planètes gazeuses (encore appelées joviennes – comparable à Jupiter – ou géantes) : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Certains astronomes opèrent une coupure de deuxième ordre au sein des planètes joviennes, distinguant Jupiter et Saturne, géantes essentiellement gazeuses, d’Uranus et de Neptune, géantes où les glaces jouent un rôle prépondérant.

Y aurait-il une Présence de vie ?

La Terre est la seule planète du système solaire à abriter la vie. Les expériences du programme Viking (1975-1982) n’ont pas détecté la présence de vie sur Mars. L’identification de molécules et de structures peut-être d’origine organique dans une météorite ayant heurté la Terre en août 1996 et provenant de Mars a relancé le débat sur la vie martienne. Mars se trouve à une distance du Soleil compatible avec l’éclosion de la vie (température variant de 0° C et -120  C°). Si la vie existe, elle est à rechercher dans les glaces, voire l’eau, présentes dans les sols.

Vénus

Sur Vénus, la pression atmosphérique est voisine de 100 bars, soit cent fois celle de la Terre. L’atmosphère secondaire est constituée de vapeur d’eau dominante, d’azote, de méthane et de dioxyde de carbone, qui génèrent un important effet de serre, probablement responsable des très fortes températures enregistrées (470°C). Sur Mercure, la température varie, selon l’orientation de la planète par rapport au Soleil tout proche, de – 180 ° C à + 400°C). Sur Mercure, la température varie, selon l’orientation de la planète par rapport au Soleil tout proche, de – 180 ° C à + 400 °C et l’atmosphère est quasiment inexistante. La pression atmosphérique est de 2.10-9 bars, soit deux milliardièmes de la pression atmosphérique terrestre. La vie n’a donc guère de chance de se développer sur Vénus et Mercure.

Le Volcanisme

On connaît un volcanisme actif uniquement sur la Terre. Sur les autres planètes telluriques, le volcanisme est fossile. Le plus important relief volcanique fossile connu dans le système solaire est le mont Olympus, sur Mars (hauteur 25 km, diamètre 500 km)

Sur Vénus, des coulées de laves sombres de plus de 100 km de longueur, s’échappant d’énormes caldeiras, ont été identifiées, ainsi que des chapelets de dômes, au diamètre moyen de 25 dm et à la forme de cactus. Ces derniers sont probablement constitués de laves visqueuses, à moins que ce ne soit la pression atmosphérique élevée qui entrave la sortie des magmas. Sur la Lune, assimilée ici à une planète tellurique, il n’existe pas d’édifices volcaniques coniques, mais des épanchements qui, à partir de fissures, viennent combler des dépressions pour former les fameuses mers lunaires.

Sources : Jm Caron A. Gauthier, comprendre et enseigner la planète Terre

La planète bleue

 

Dernières actualités 2021

 

Les ballons comme alternative aux fusées ?

Un voyage spatial en ballon d’hellium.

Actuellement des alternatives se développent avec une technologie moins ambitieuse qu’une fusée: le ballon-sonde. Ce ballon-sonde assure la flottabilité. Il est rempli d’hélium et s’élève jusqu’à 40 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où la courbe de la Terre et le noir de l’espace deviennent visibles. 

Et il paraîtrait que pour un coût modique nous pourrions nous offrir un voyage dans l’espace ?

C’est ce que nous promet une entreprise en Espagne tout comme certaines entreprises développent actuellement des voyages à 40 000 mètres d’altitude. 

Grâce au vol stratosphérique, la firme réaliserait pour nous un «  »Marketing aux confins de l’espace » ». Ils envoient un ballon-sonde accompagné d’objets ou de messages dans la stratosphère – trois fois plus haut que les avions de ligne. Une caméra à bord filmerait ce voyage. Et, à la fin, la Terre commence à apparaître comme une sphère et le noir de l’univers devient aussi visible. Un véritable moment de fascination qui s’offrirait à nous.

Pour information, de Space Perspective à Zephalto, de nombreuses Sociétés développent des montées à environ 25 km d’altitude. Nous sommes très loin des frontières de l’espace mais déjà nous serions avec une vue imprenable sur la planète bleue, proche de celle admirée par le sauteur Felix Baumgartner. Certaines Firmes prévoient des séjours qui s’apparentent à des croisières. Certaines firmes nous promettent pour 2024, six heures pour faire l’ascenseur, petit-déjeuner inclus pour un coût de 110.000 € le billet.

La Terre vue de l’espace :

De son point fixe, à 35 000 km au-dessus du golfe de Guinée, le satellite Météostat avait transmis cette image de la Terre. On pourrait comparer cette photo à un planisphère sur un Atlas. (Les nappes blanches qui traversent l’image sont des bancs nuageux).

  La terre est une des 9 planètes principales du système solaire, le Soleil lui-même n’étant que l’une des innombrables étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée.Cette galaxie, qu’on a pris longtemps pour l’Univers lui-même, est entourée de millions d’autres galaxies dans un univers qui apparaît comme infini.

  Parmi les planètes du système solaire, la Terre présente une originalité essentielle … c’est la seule qui réunisse les conditions compatibles avec la vie.

Une planète bleue !

Les astronautes américains qui, depuis la Lune, assistaient à leur premier « lever de Terre » s’écrièrent « notre planète est bleue … » ; c’est l’eau qui en occupe presque toute la surface, et l’atmosphère qui l’enveloppe qui lui donnent cet aspect.

La présence de l’eau à l’état liquide et celle de l’air à l’état gazeux sont des privilèges qui lui sont réservés exclusivement ; ils ont des conséquences essentielles :

Les déplacements constants des masses d’air conditionnent les climats et notamment le régime des pluies … Venant de la mer, elles frappent les continents, les attaquent, entraînent les sédiments dans les parties basses … c’est ce qu’on appelle l’érosion qui accélère la destruction de la croûte terrestre et assure la formation des roches sédimentaires.

La présence de l’eau et de l’atmosphère, associée à une température relativement clémente (sur Vénus il fait 300 °C !), a permis l’apparition de la vie. Seule, dans l’état de nos connaissances actuelles, notre planète semble bénéficier de la présence de cette vie, sous ses deux formes essentielles, animale et végétale.

Le Soleil, qui apporte lumière et chaleur, est le moteur universel de tous les climats et de cette animation.

Le Globe Terre

Sphère légèrement aplatie aux pôles, notre globe a une masse globale considérable rapportée à son volume ; sa densité moyenne est de 5,5 ; or il se trouve que la densité des roches de surface ou de faible profondeur est de 2,7. Qu’en conclure sinon qu’au centre du globe se trouve une partie beaucoup plus dense, le noyau.

Les savants ont mis au point des procédés ingénieux qui permettent de se faire une idée précise de la structure interne de la Terre : au centre un noyau, puis le manteau, de consistance visqueuse, sur lequel flotte une croûte assez mince de quelques dizaines de kilomètres d’épaisseur. Cette croûte, nous le savons depuis peu d’années, est formée de plusieurs plaques rigides et mobiles.

La Terre est presque lisse

Les plus hauts sommets de l’Himalaya,, « le toit du monde », culminent à près de 8 000 m et l’ensemble des terres émergées à une altitude moyenne de 840 m. Ces chiffres sont faibles si on les compare aux profondeurs marines qui atteignent sur de grandes étendues jusqu’à 10 000 m.

De telles données sont impressionnantes pour l’Homme qui commence à explorer le fond de certaines fosses marines. Au regard du diamètre de la Terre, ces reliefs ne représentent guère plus que les granulations qui apparaissent sur la peau d’une orange.

 

« La Terre n’est pas la seule planète à posséder une atmosphère. Les nuages vénusiens ont longtemps constitué un obstacle à l’observation de Vénus, selon les sources des professionnels, et les planètes géantes ont une atmosphère particulièrement développée. La conquête spatiale a démontré que la composition de l’atmosphère terrestre est actuellement unique dans le Système Solaire. L’abondance de l’eau sous ses trois états (solide, liquide et gazeux) est une autre particularité de la Terre, au point de lui mériter le qualificatif de « planète océane ».

 
 

 

 

Sources : comprendre et enseigner la planète terre

 

Mars

En avez-vous assez de cette belle terre ? Éprouvez-vous une envie de liberté et de grands espaces ?Allez sur Mars ! A l’heure actuelle, aucun humanoïde n’y a jamais atterri : pire, si plusieurs sondes s’y sont déjà posées, aucune n’en est revenue. La faute en incombe à la distance.

 

COMBIEN DE TEMPS DOIVENT DURER VOS VACANCES, SI VOUS VOULEZ LES PASSER SUR MARS ?

 

D’abord, pour s’y rendre, il faut choisir le bon moment : comme la Terre et Mars ne tournent pas à la même vitesse autour du Soleil, elles sont parfois très proches, souvent diamétralement opposées.

En s’envolant au meilleur moment, le voyage aller dure entre 6 et 8 mois (contre 3 jours pour se rendre sur la Lune). Sur place planétaire, il faut ensuite attendre le bon moment pour en revenir. Puis à nouveau 6 à 8 mois de trajet. Soit, au total, environ 2 ans.

Avant d’envisager la possibilité d’y envoyer des humains, les problèmes à régler sont forts nombreux : il faudra beaucoup de carburant et de vivres pour les astronautes. Et ils devront s’entendre parfaitement pour se côtoyer durant 2 ans, être protégés contre les dangereux rayons cosmiques et absolument autonomes : les ondes radios demandent jusqu’à 20 minutes pour aller d’une planète à l’autre. En cas de problème important, envoyer un message et attendre la réponse peut nécessiter 40 minutes …

Bref, les vacances sur Mars ne sont pas pour demain !

 


Vous voulez voir un coucher de soleil sur Mars ? Ce site chaotique, avec ces rochers et cailloux arrondis, ces antres  profondes, sont la preuve que l’eau a bien coulé à la surface de Mars, ainsi que l’avançaient certaines théories scientifiques. (Olivier de Goursac)

 

 

Selon Matthew Golombek cette photo est une partie d’un panoramique à 360 degrés : on y voit, à l’horizon, les collines Twin Peaks hautes d’une trentaine de mètres ;  puis, à droite, les stries de la colline North Peak ravinée par les inondations de boues très liquides; et, enfin, Sojourner qui renifle de sa sonde le rocher Yogi. Cette photo est une mosaïque, constituée de centaines de pixels, les images numériques que la caméra IMP leur a transmises par faisceau : il n’y a ni film, ni support papier : l’image à été assemblée par ordinateur. (1997) – (Livre : les 100 meilleures photographies du Siècle)

Image parWikiImages de Pixabay

La naissance, la vie, la mort des océans

Le Bassin d’Arcachon

Les rifts (fissures, failles) médio-océaniques

Elles sont des zones de fabrication de lithosphère océanique (donc des zones au niveau desquelles les océans s’élargissent).

Cette image est dans le domaine public car elle est constituée d’une capture d’écran du logiciel World Wind de la NASA qui utilise des données du domaine public, comme Blue Marble, MODIS, Landsat, SRTM, USGS ou GLOBE.

A l’inverse, au niveau des zones de subduction, de la lithosphère océanique est détruite par enfoncement dans le manteau. La lithosphère océanique a donc une durée de vie limitée.
Tous les océans actuels ne sont pas nés en même temps : il y a des nouveau-nés, des jeunes en plein expansion, des adultes, des moribonds. Qu’est-ce que cela signifie disent les géologues ?

La naissance d’un océan

Il y a 20 millions d’années environ, l’Arabie était « collée » à l’Afrique. La photographie 1 prise par satellite le laisse aisément imaginer : elle montre que le contour des côtes s’emboîte remarquablement bien.

La mer Rouge, qui n’existait pas il y a 20 Millions d’années, est donc au stade juvénile.

Le rift existe : des laves en oreillers y ont été photographiées. L’expansion de la mer Rouge entraîne le déplacement vers le Nord de la péninsule arabique.

La disparition des océans

L’océan Atlantique, né il y a 200 millions d’années, est en pleine expansion. C’est aussi le cas de l’océan Indien. Par contre, l’océan Pacifique se réduit par subduction sur tous ses bords beaucoup plus vite qu’il ne s’agrandit au niveau de son rift est-Pacifique. L’océan Pacifique a atteint sa maturité et commence à décroître.
L’existence de grands océans indique que l’écartement des plaques peut se faire parfois sur plusieurs milliers de kilomètres.

 

 

 

Sources : géologie Bordas

 

 

L’astrologie et la vie de tous les jours

Le système solaire au sein de l’univers

L’astrologie

Durant l’Antiquité, astronomie et astrologie étaient intimement liées, notamment chez les Grecs.

Les planètes se déplacent sur un fond étoilé fixe. Tout comme les comètes, elles sont des intermédiaires entre les Dieux, habitant les Cieux, et les hommes.

Cet esprit est à l’origine de l’astrologie.

Le Zodiaque

Le projection sur la sphère céleste des plans dans lesquels se déplacent le Soleil et les planètes a pris très tôt une signification symbolique : c’est le zodiaque (lire la vidéo). La bande céleste qui correspond au zodiaque, a été subdivisée par les astronomes astrologues de l’Antiquité en douze secteurs. Chaque secteur porte le nom d’une constellation particulièrement brillante qui s’y trouve. Et, comme les évènements terrestres sont commandés par ce qui se passe chez les Dieux, la lecture du zodiaque est censée nous aider à deviner les intentions divines, et donc à prévoir notre destin…

Bien sûr, les subdivisions actuelles du zodiaque ne correspondent plus du tout à celles définies du temps d’Aristote, les constellations-repères s’étant déplacées depuis ; mais la croyance qu’il et possible d’entrevoir notre destin dans les astres a persisté.

L’astronomie-astrologie a aussi colonisé nos calendriers. Ainsi, lorsqu’il a fallu subdiviser le mois, unité de temps trop longue, les Romains ont créé la semaine comportant sept jours (toujours cette fascination, déjà évoquée, pour le chiffre 7). Chaque jour est placé sous l’emprise d’une planète et, dans de nombreuses langues, les noms des jours de la semaine ont été fabriqués à partir de celui des planètes.

Filiation et croyances

Voir ci-dessous la filiation existant entre les noms des planètes du système solaire et ceux des jours de la semaine en diverses langues.

 
Anglais Français Italien Espagnol
Soleil Sunday Dimanche Domenica Domingo
Lune Monday Lundi Lunedi Lunes
Mars Tuesday Mardi Martedi Martes
Mercure Wednesday Mercredi Mercoledi Miércoles
Jupiter Thursday Jeudi Giovedi Jueves
Vénus Friday Vendredi Venerdi Viernes
Saturne Saturday Samedi Sabato Sabado

 

La croyance que notre vie dépend de la course des étoiles, des planètes, des comètes, elles-mêmes messagères des Dieux, continue d’accompagner notre vie de terriens…

 

Objectifs limités

Nos sondes spatiales ont visité l’ensemble du système solaire. L’exploration spatiale nous a fait prendre conscience des énormes distances qui nous séparent des plus proches étoiles, mais aussi des planètes. Et si le développement des connaissances scientifiques et techniques ont permis à l’homme d’aller sur la Lune, peut-être sur Mars, l’homme ne peut guère envisager des objectifs plus lointains.

Du côté du Soleil, Vénus et Mercure semblant accessibles, n’en sont pas moins des fournaises inhabitables. Du côté des planètes Joviennes, il en est de même. La sonde Voyager 2 a mis deux ans pour atteindre Jupiter et quatre ans pour s’approcher de Saturne. En cause des mondes de glaces, enveloppés d’épais matelas gazeux très peu accueillants. Quant aux voyages habités hors du système solaire, il aura fallu vingt ans à Voyager 2 pour arriver aux confins de celui-ci…

Les auteurs de livres de science-fiction font miroiter  des aspirations inaccessibles car l’aventure spatiale se limite à l’exploration des environs immédiats de la Terre. L’homme est encore pour une longue période dépendant de sa planète. D’où une invitation à la ménager, à l’exploiter raisonnablement en s’occupant des futures générations pour qui les perspectives de colonisation des planètes extérieures au système solaire restent, pour le moment, utopiques.

 

La Terre menacée

La Terre est un objet céleste du système solaire et subit l’influence des composants de celui-ci. D’abord de notre étoile, le Soleil qui fournit l’essentiel de l’énergie que nous utilisons. Les faibles variations temporelles de l’énergie solaire reçue, influence le climat de la Terre, perturbe les communications hertziennes et affecte le déplacement des satellites artificiels.

La Terre est menacée par de possibles collisions avec des météorites ou des comètes dont les trajectoires viennent recouper son orbite. Ainsi, il y a 65 millions d’années à la limite Crétacé Tertiaire, un gros astéroïde a heurté la Terre au large des côtes atlantiques du Mexique, provoquant une extinction biologique, l’extinction des dinosaures qui dominaient les continents et les mers. Ils ont disparu permettant l’épanouissement d’autres espèces, comme les mammifères, permettant l’expansion des humains.

 

Mieux connaître notre système solaire

Pour protéger notre civilisation, cette nécessité s’impose. Ce qui implique de détecter les variations de « l’usine » atomique solaire, surveiller les trajectoires des météorites et comètes s’approchant de la Terre, tout en concevant des moyens susceptibles de les dévier si un danger se précisait.

Aujourd’hui, l’étude de la Terre demande de tenir compte de l’environnement céleste proche. Les Sciences de la Terre et de l’Univers doivent repenser l’histoire de notre planète en recherchant dans la dynamique terrestre ceux ayant une cause extra-terrestre. L’origine de la vie sur Terre en est un exemple.

 

 

 

Selon les Sciences de la Terre et de l’Univers aux éditions Belin. Roland Trompette
Image par Darkmoon_Art de Pixabay

L’avenir de la planète Terre

 

La longue histoire de la planète Terre a débuté voici quinze milliards d’années. Les géologues ont essayé de reconstituer cette aventure à partir de faits, mais aussi au travers de nombreuses hypothèses. Que sera demain ?

 

A TRÈS LONG TERME, LA MORT DU SOLEIL

Les étoiles naissent, croissent et meurent. Les réserves d’hydrogène de notre Soleil nous assurent encore cinq milliards d’années de ses bons et loyaux services : Homo sapiens sapiens aura disparu depuis longtemps. Puis avec l’épuisement de ses réserves d’hydrogène, le Soleil va commencer à brûler son hélium en carbone et en oxygène : il va devenir une géante rouge, son volume va croître et sa surface se refroidir lentement. Midi aura la teinte de nos aurores ou de nos crépuscules mais notre planète ne se refroidira pas. Bien au contraire l’accroissement de la surface de notre Soleil rouge va surcompenser son refroidissement.

Sur la planète Terre, l’augmentation de température va provoquer la fusion des calottes glaciaires, une élévation du niveau marin et la création d’une épaisse couverture nuageuse. Du pôle Nord au pôle Sud une végétation luxuriante s’installera. Puis la température poursuivant son inexorable augmentation l’atmosphère s’évaporera, les cieux redeviendront clairs et la végétation s’enflammera, la biosphère sera réduite en cendres.

Le soleil va fondre. Poursuivant son implacable dilatation, le Soleil va en quelques centaines de milliers d’années fondre puis vaporiser tout à tout Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Puis à leur tour les planètes extérieures se volatiliseront : notre Système solaire sera devenu une nébuleuse planétaire comme celle de la Lyre. L’agonie définitive nous laissera le coeur dénudé du Soleil, une « naine blanche », et la matière de notre planète, vaporisée, retournera au milieu interstellaire.

Ouvrez vos yeux en été ! A partir de là, comme il y a 4,6 milliards d’années, de nouvelles nébuleuses vont s’assembler, dans lesquelles de nouveaux soleils vont naître et de nouveaux cortèges planétaires s’individualiser. C’est un cycle, dont les étapes nous sont dessinées sur la voûte céleste par les claires nuits d’été.

LE MOYEN TERME : LA PLANÈTE TERRE FIGÉE

Cela fait peur. Le moteur thermique de la planète utilise comme carburant énergétique les éléments radioactifs à demi-vie longue. Bien que pour certains d’entre eux la période puisse atteindre des dizaines de milliards d’années, leur concentration dans la géosphère est faible. Tôt ou tard (et il est impossible aux professionnels pour l’instant de dire quand), la machinerie géodynamique de la Terre s’arrêtera.

 

Mais avant que nos plaques s’immobilisent, les mouvements actuels vont se poursuivre :

– l’Atlantique continuera de s’ouvrir,
– l’occlusion de la Méditerranée s’effectuera lentement mais sûrement,
– l’Australie n’arrêtera pas sa marche vers le Nord,
– le rift est-africain deviendra un étroit océan qui libèrera un « radeau somalien »,
– et ainsi de suite…
De nouvelles déchirures apparaîtront, mais nous ne savons actuellement ni où, ni quand.

 

Une étendue zonale. Quand toute l’énergie thermique sera épuisée, les dernières orogenèses seront soumises à l’aplanissement. En quelques dizaines de millions d’années la planète Terre aura perdu tous ses reliefs. Les continents deviendront de vastes pénéplaines analogues à certaines régions actuelles appartenant à de vieux cratons. Volcanisme et séismicité disparaîtront et la circulation atmosphérique ne sera plus entravée et guidée par les reliefs montagneux : les climats seront parfaitement zonaux. Mais notre géosphère figée n’empêchera pas la survie de la biosphère.

A COURT TERME, LA BIOSPHÈRE ET L’HOMME

Biosphère. Dans le monde actuel, la médiatisation des découvertes scientifiques (celles de la biologie en particulier), fait croire que l’Homme est en train de bouleverser son évolution et celle de la biosphère qui l’entoure. Ce message est à replacer tout-à-fait dans un contexte double, celui de la biosphère et celui de l’Homme.

 

Nous polluons nos nappes. La biosphère actuelle est un énorme système naturel auto-régulé dans lequel l’Homme ne représente qu’une infime fraction pondérale mais dont l’action est importante. L’Homo sapiens sapiens amènent bienfaits mais aussi nuisances. Aujourd’hui, les interactions « Homme-biosphère » sont nombreuses, à toutes les échelles et à tous les niveaux. On manquerait de recul et d’une certaine vision globale pour estimer objectivement leurs effets : ne protégeons-nous pas certaines espèces en voie de disparition (et ceci de façon naturelle) ? … tout en polluant l’atmosphère et nos nappes phréatiques. Quel que soit son futur, la biosphère survivra à l’Homme.

 

Charbons et pétroles. Enfin, un dernier aspect concerne l’utilisation par l’Homme d’énergies non renouvelables (comme les charbons et les pétroles), exploitation relativement récente (début du XIX è siècle) mais sujette à des crises et forcément limitée dans le temps. L’Homo sapiens est une espèce particulière qui n’évolue plus dans les conditions naturelles de la planète Terre.

 

Le Roi Homo sapiens sapiens. C’est une espèce qui influence sans cesse les modalités de son évolution. Depuis longtemps, depuis sa sédentarisation, l’Homme cherche à éviter les lois contraignantes de la sélection naturelle : les vaccinations, la protection de la mère et de l’enfant, la maîtrise de la reproduction, les règles sociales, … sont autant d’outils qu’il s’est créés. La question de savoir s’il les utilise à bon escient est une question qui relève de domaines différents de ce qui est exposé dans cet article. Quoiqu’il en soit, les techniques biologiques d’aujourd’hui, inventées demain, font et feront qu’Homo sapiens sapiens détient les rênes de son évolution.

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Le problème de l’avenir de l’Homme ne se pose plus en termes naturalistes mais décisionnels : quels choix ? pour quelle histoire future ? Un vaste programme n’est-il pas vrai mais bien passionnant.

Remerciements à J.M. Caron de Lyon, A. Gauthier d’Ajaccio, A. Schaaf de Strasbourg, J. Ulysse, J. Wozniak de Chateauroux, de leurs enseignements sur la planète Terre.

 

 

 

 

 

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