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Les garanties sur la plante, Race chimique définie.

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Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée.

1 – LES GARANTIES SUR LA PLANTE

 

A  – Équipement enzymatique

L’intérieur de certaines espèces botaniques, se différencient des races chimiques possédant chacune un équipement enzymatique particulier déterminé génétiquement et écologiquement (par les conditions podologiques – sol – et climatiques – altitude…)

B – Race chimique définie (par chromatographie capillaire en phase vapeur)

La biosynthèse s’oriente vers la formation préférentielle d’un constituant aromatique actif.

Ainsi existe-t-il pour le Thym vulgaire de Provence sept chimiotypes principaux (ou chémotypes) dont l’action eubiotique et anti-biotique est différente et la zone d’action variable :

Nota Bene : Encore faut-il quelque fois préciser, comme c’est le cas pour les ombellifères et l’angélique en particulier, de quelle partie de la plante il s’agit : les racines, la tige herbacée et les graines fournissent des Huiles Essentielles de nature et d’odeur différentes.

C – Récolte des plantes aromatiques

 

C1 – La cueillette de la lavande sauvage

Elle ne commence qu’après la rosée du matin, se fait à la faucille dans des terrains difficiles, dans les « baïassières » de pentes et déboulis entre 1000 et 1600 m d’altitude ; de même que celle des lavandins cultivés dans la fauche mécanique mutilante n’est guère plus rapide.

La cueillette du thym sauvage, longue et fatigante, se fait également à la petite faucille ou au sécateur, de préférence l’après midi. L’arrachage tel qu’il se pratique à l’étranger avec la pioche ou la herse est un véritable massacre écologique.

Les roses se cueillent à l’éclosion, après la rosée du matin, mais avant la grosse chaleur de midi. La main-d’œuvre est considérable car il faut trois tonnes et demie de pétales, récoltable sur un hectare de rosiers, pour obtenir un kg d’essence.b) La récolteElle se fait en général au moment où la plante est la plus riche en essences aromatiques, à savoir :

– avant la floraison pour la menthe, qui s’enrichit d’ailleurs en cétones toxiques à la floraison, et pour la sarriette, dont le taux de carvacrol (antiseptique) est maximum;

– pendant la floraison pour la lavande et en général pour le romarin officinal;

– après la floraison, à la graine, pour la sauge sclarée.

Une certification rigoureuse de l’espèce botanique, de la race chimique, de l’origine végétale et du stade végétatif est souhaitable et nécessaire, tant pour le praticien que pour le patient ; ce qui n’enlève rien à la valeur propre de chaque essence.

 

D – Choix des plantes : sauvages ou saines, c’est-à-dire de culture écologique, dans la mesure du possible.

D1 – Les plantes sauvages de montagne

Elles ont une ODEUR et une ACTIVITÉ BIOLOGIQUE extraordinaire du fait de leur richesse exceptionnelle en esters aromatiques et en bio-catalyseurs, dont la synthèse a été non seulement favorisée par l’altitude, l’ensoleillement et la sécheresse, voire par la symbiose avec les autres plantes sauvages du BIOTOPE, mais encore et surtout n’a pas été gravement perturbée par aucun traitement chimique aux engrais, pesticides ou désherbants, lesquels « passent » à la distillation et altèrent l’essence.

Sont encore présents en mémoire moult exemples, plus particulièrement un dont nous ne citerons pas le nom : une usine avait fourni à un distillateur des cuves en aluminium pour entreposer ses produits aromatiques. Ces cuves ont été rongées en deux ans. Le producteur a porté plainte ; l’usine s’est retournée contre le fournisseur de l’aluminium qui a fait analyser les produits entreposés dans les cuves. L’analyse a prouvé que des produits chimiques corrosifs, issus de désherbants et qui ne devraient pas se trouver dans de l’Huile Essentielle, avaient attaqué les cuves.

Ces produits dangereux sont susceptibles d’attaquer les muqueuses pulmonaires et digestives des personnes ayant reçu ces produits.Selon statistiques, 60 % des lavanderaies, 98 % des plantations industrielles, seraient forées aux engrais et désherbées chimiquement, favorisant ainsi l’apparition de maladies jusqu’alors inconnues comme la cécidomie… contre laquelle on lutte avec des insecticides de synthèse dangereux, tel le lindane.

Une simple adjonction de sels minéraux solubles modifie également la composition physico-chimique de l’essence de menthe.

 

D2 – Il existe des crus de plantes.

Des différences de qualité parfois considérables peuvent être constatées sur des TERROIRS différents, à quelques kilomètres seulement de distance, sur des sols et dans des conditions climatiques apparemment identiques.

Dans le monde entier, les essences végétales aromatiques de certaines régions comme la Haute-Provence par exemple,  jouissent d’une renommée exceptionnelle, car elles possèdent des vertus uniques.

Une certification claire du mode de croissance ou de culture est indispensable pour le consommateur qui cherche à se revitaliser énergiquement et non pas surtout à s’empoisonner insidieusement.

 

 

Sources : familiales,
Photographies : Flickr

 

Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée, Lavande, Origan, Sauge, Sarriette

La lavande vraie :

 
La plus merveilleusement parfumée est la Lavande officinale de variété fragans (lavandula officinalis fragans) comprenant une quinzaine de races et de formes : lavandes à fleurs rondes ou longues, bleues, violettes ou mauves ; à épis denses ou clairsemés ; à tiges longues ou courtes, etc… elle n’existe qu’à l’état SAUVAGE sur les sols calcaires les plus secs depuis 700/800m jusqu’à 1800 m d’altitude
 

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Huiles Essentielles, recherche de la qualité

 

1 – LES GARANTIES SUR LA PLANTE

 

A – Espèce botanique certifiée

La Lavande fine, moins odorante et subtile, est la lavande officinale de variété delphinensis (lavandula officinalis delphinensis) qui existe à l’état spontané sur des sols plus frais et de moindre altitude et qui se cultive encore quelquefois à côté d’espèces hybrides plus productives de Maillette et de Matheronne.

La lavande aspic (lavandula spica) pousse à basse altitude et la Lavande Stoechade (lavandula stoechas) prospère dans les zones plus méridionales. Elles ont une odeur camphrée moins suave.

Les Lavandes hybrides (lavandula hybridata) (officinales x aspics), communément appelées LAVANDINS, constituent la majorité des cultures actuelles du fait de leur grosse productivité, malgré leur odeur moins fine (le supérieur ou plus camphrée (l’abrial).

La « Lavande blanche » qui n’en n’est pas une bien sûr, mais qui est riche en une essence assez neutre, permettrait d’améliorer le rendement à la distillation.
Les lavandes ont toutes une action physiologique FAVORABLE mais DIVERSE : une lavande vraie calme, un lavandin abrial stimule.

B) L’Origan vulgaire (origanum vulgare)

N’existe qu’à l’état sauvage et très disséminé en Provence et dans les Cévennes. Son essence est de couleur JAUNE clair et d’odeur des plus fines et agréables que l’on ne peut confondre avec celle des autres Origans de Grèce et d’Espagne (origanum hirsutum, creticum, smyrneum) de couleur rouge et d’odeur plus forte ;

et moins encore avec celle du Dictamne de Crète (origanum dictamnus) ou du Calament de montagne, dit « Fausse Marjolaine » (calamintha nepeta), nettement plus TOXIQUES à cause de leur richesse en cétones stupéfiantes et convulsivantes.

C) A la Sauge officinale (salvia officinalis),

Riche elle-même en cétone toxique, sera souvent préférée la Sauge sclarée (salvia sclarea), d’odeur ambrée et musquée, riche en esters aromatiques, antiépileptique.

D) La Sarriette des jardins (satureia hortensis)

N’a pas la qualité de la

 

E) Sarriette des Montagnes (satureia montana).

 

Sources : familiales,

Photographies : Flickr