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La distillation des essences de plantes

Distiller les essences de plantes

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Le récipient Florentin

Les essences ou huiles essentielles sont des produits volatils et aromatiques. On les retire des végétaux à des fins aromatiques et thérapeutiques. La distillation demande un instrument technique en adéquation.

C’est ainsi que nous allons vous parler de ce vase florentin, un célèbre instrument modifié une première fois par Amblard puis une seconde pour cause de contenant.

La modification d’Amblard

Premièrement, elle a consisté à se servir d’un tube de 1 à 2 cm de diamètre qui s’adaptait au moyen d’un bouchon dans le col du récipient florentin.

On recevait l’eau dans ce tube qu’elle traversait et venait, par l’extrémité inférieure effilée, se répandre dans la capacité du vase. En traversant ce tube, elle y avait laissé l’huile essentielle dont elle était chargée.

Le vase cylindrique

En revanche, cet appareil n’était applicable que dans le cas d’huiles volatiles légères et de petites quantités d’essences. C’est la raison pour laquelle on transforma à nouveau ce vase florentin en un appareil plus adapté pour la séparation des huiles volatiles.

Et un vase cylindrique vit le jour  pour amener une procédure de distillation.

Procédure de distillation

« Dans le cas le plus général d’huiles légères, l’hydrolat, en tombant du réfrigérant dans le récipient, s’échappe par le tube coudé tandis que l’huile s’accumule à la surface de l’eau dans la capacité principale de l’appareil. D’où il résulte que la distillation continuant, la quantité augmentera.

Lorsqu’elle sera arrivée à la hauteur, elle sera déversée à mesure par ce tube. A la fin de la distillation, on bouche l’ouverture du tube coudé, de manière que le niveau de l’eau s’élève dans le corps principal du récipient, et que l’huile qui surnage soit complètement expulsée par l’ouverture supérieure ».

Conclusion

Cette méthode de séparation de l’huile est bien préférable à l’usage de la pipette et résume bien l’utilité du Récipient Florentin. Ce vase mythique justifie bien,  de ne pas méconnaître les propriétés des huiles essentielles utilisées en aromathérapie.

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L’utilisation des Huiles essentielles. Précautions d’emploi

Destiné aux initiés des Huiles essentielles

 

L’utilisation des huiles essentielles remonte à des temps très anciens

Un peu d’histoire

Les plantes, les essences aromatiques, les esprits, les parfums font perpétuellement parler d’eux à travers les âges. Vint-cinq siècles avant notre ère, la médecine par les plantes existait en Chine. Un empereur chinois, Kiwang II, écrivit le premier ouvrage sur l’art de cultiver, de cueillir, d’utiliser les plantes aromatiques, il mentionnait l’emploi du grenadier, de l’opium et de la rhubarbe.

Dans l’Antiquité, les Égyptiens, les grecs, les romains connaissaient mieux les huiles essentielles que nous. Ils les étudièrent pour se soigner. Leur choix de telle ou telle plante était basé sur l’observation et l’expérience.

On dit que les dieux de l’Olympe recouraient aux parfums pour guérir. Hippocrate sauva Athènes des épidémies de peste grâce à l’utilisation de plantes aromatiques.

Efficacité rime avec authenticité

D’une manière générale, qu’elles soient, selon les cas, employées fraîches, en poudre, en infusion, en décoction, par voie interne ou externe (fumigations, liniments, bains, cataplasmes …) les plantes ont toujours prouvé leur efficacité. Aux seules conditions toutefois, c’est qu’elles aient été récoltées au moment opportun, dans les lieux prédestinés, séchées, conservées avec sérieux et art, afin que leur puissance demeure intacte.

Il y a un grand principe, c’est qu’il faut d’abord les connaître pour les utiliser à bon escient.

Il est aussi à noter qu’à la différence de nombreux médicaments, les plantes ou les essences, judicieusement employées, sauf pour de très rares exceptions, ne sauraient provoquer aucun incident, à fortiori le moindre accident.

Les Huiles essentielles ont une vie

Les huiles essentielles préexistent en majeure partie dans les plantes aromatiques qui alimentent les alambics des distilleries. On en retrouve dans les poils, les canaux sécréteurs, les poches sécrétrices, ainsi que dans le péricarpe. A la distillation par la vapeur d’eau, ces huiles essentielles sont entraînées et séparées de leurs eaux florales. Cependant quelques huiles essentielles ne préexistent pas mais se forment pendant la distillation.

 

Précautions d’utilisation

 

Il existe néanmoins des contre-indications qu’il faut connaître :

– En cas de projection accidentelle d’Huile essentielle dans l’œil,

Rincer impérativement l’œil sous l’eau fraîche du robinet pendant 2 minutes puis placer une compresse imprégnée d’une huile végétale (olive, noisette, noyau d’abricot… ) pendant une dizaine de minutes. En cas de contact accidentel avec des muqueuses sensibles (organes génitaux, conduit auditif, nez), il convient d’agir de la même manière: rincer à l’eau puis appliquer une compresse imprégnée d’huile végétale.

– Respecter les doses prescrites,

Compte-tenu de leurs propriétés, certaines huiles essentielles sont à utiliser avec précaution. Il faut respecter la dose prescrite par le pharmacien, la fréquence d’application ou de prise, ainsi que la durée d’utilisation. Le traitement est toujours précis.

– Femmes enceintes,

Ne pas remplacer une huile essentielle par une autre, ni procéder à des mélanges sans conseils avisés. Aussi, chez les femmes enceintes, il n’est pas conseillé d’utiliser les huiles essentielles, en externe ou interne, pendant les trois premiers mois de grossesse. Ces huiles essentielles possèdent des propriétés neurotoxines. Très précisément, l’huile essentielle de menthe poivrée peut perturber la grossesse. Pour les mêmes raisons, les femmes qui allaitent et les enfants de moins de 7 ans ne doivent pas utiliser d’huile essentielle.

– Urgence,

En cas d’ingestion accidentelle d’un gros volume d’huile essentielle, téléphoner au centre antipoison de la région. Enfin, se laver les mains après chaque massage ou contact avec la synergie tout simplement car la fragrance (odeur) vous accompagnerait longtemps, mais surtout en cas de contact direct avec l’œil.

– Précautions à prendre,

En d’absence de posologie sur l’emballage, il est primordial de consulter une spécialiste avant l’utilisation. Il est recommandé de toujours choisir des huiles essentielles de qualité supérieure, totalement pures et naturelles. Après une application cutanée sur la colonne vertébrale ou autre, il convient de se laver les mains et toutes les parties du corps qui ont été en contact avec l’huile essentielle. 

– Allergies,

– L’huile essentielle peut se montrer allergisante. Les personnes allergiques et à la peau ultra-sensible réaliseront, préalablement à l’emploi de ces synergies, un test de tolérance en appliquant quelques gouttes dans le pli du coude. En cas d’intolérance, une réaction cutanée sera visible en une dizaine de minutes et le traitement devra être supprimé.

– Tests cutanés

– Toujours effectuer des tests cutanés avant l’utilisation régulière. Également, certaines d’entre elles peuvent causer des brûlures si elles sont mal utilisées.

– Taches pigmentaires

– Les Huiles essentielles ont des propriétés photo sensibilisantes et peuvent provoquer des taches sur la peau lorsque cette dernière est exposée au soleil. C’est le cas pour exemple de l’huile essentielle de zeste de citron.

 

Us – le bon usage des plantes

Les Huiles essentielles, une science

A ce jour, les Huiles Essentielles sont un système de médications reconnu par tous ainsi que par le monde médical.

La phyto-aromathérapie est science des plantes médicinales, les incluant à des fins médicales. Ce néologisme fut créé par le docteur Jean Valnet. Elles soignent au même titre que l’allopathie mais d’une manière moins agressive.

Selon les phyto-aromathérapeutes, cette médecine est la meilleure et ne périra pas.

Beaucoup de choses renaîtront

LA FONTAINE Fable 13

Les Médecins

Le médecin Tant-pis allait voir un malade
Que visitait aussi son confrère Tant-mieux.
Ce dernier espérait, quoique son camarade
Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux.
Tous deux s’étant trouvés différents pour la cure,
Leur malade paya le tribut à nature,
Après qu’en ses conseils Tant-pis eut été cru.
Ils triomphaient encor sur cette maladie.
L’un disait : »Il est mort ; je l’avais bien prévu.
– S’il m’eût cru, disait l’autre, il serait plein de vie. »

Origine incertaine, sauf le mot de la fin qui semble inspiré de Haudent : D’un médecin et des Hommes portant un corps mort, II,25.

     

L’utilisation des huiles essentielles

Elle remonte à des temps très anciens. Les plantes, les essences aromatiques, les esprits, les parfums font perpétuellement parler d’eux à travers les âges. Vingt-cinq siècles avant notre ère, la médecine par les plantes existait en Chine. Un empereur chinois, Kiwang II, écrivit le premier ouvrage sur l’art de cultiver, de cueillir, d’utiliser les plantes aromatiques. Il mentionnait l’emploi du grenadier, de l’opium et de la rhubarbe. Dans l’Antiquité, les égyptiens, les grecs, les romains connaissaient mieux les huiles essentielles que nous. Ils les étudièrent pour se soigner. Leur choix de telle ou telle plante était basé sur l’observation et l’expérience. On dit que les Dieux de l’Olympe recouraient aux parfums pour guérir. Hippocrate sauva Athènes des épidémies de peste grâce à l’utilisation de plantes aromatiques.

La préparation

Les égyptiens préparaient une huile essentielle de conifère en comprimant du bois de cèdre chauffé dans un vaisseau d’argile. Les romains cultivaient les plantes aromatiques dont ils avaient découvert l’efficacité. Chaque villa avait son jardin de plantes aromatiques. L’embaumement fut pratiqué d’abord en orient, puis en Extrême-Orient, avec des préparations balsamiques, des gommes, des résines, des sucs naturels.

La momification

Les pharaons momifiaient les corps avec des aromates afin d’acquérir l’immortalité des tissus et l’éternité de l’âme. D’après les documents portant sur la passion et la Résurrection du Christ, deux notables juifs, Nicodème et Joseph d’Arimathie, opérèrent hâtivement l’embaumement du Christ avec un mélange de myrrhe et d’aloès. Dans les temples de Jérusalem, on brûlait de la myrrhe et de l’encens.

Au moyen âge

les huiles essentielles avaient une valeur comparable à celle des métaux précieux. Les arabes se mirent à distiller les herbes aromatiques et en firent progresser les techniques d’extraction et de distillation. Ainsi, dès le XIIIème siècle, on utilisa les essences de romarin et de lavande. Les Croisés introduisirent en Europe la technique de l’Aromathérapie qui connut son plein développement au cours des siècles suivants. Amyot, médecin du seizième siècle, annonçait, en parlant des pèlerins :

Le secret des plantes

En 1630, Paracelse et son disciple Lefébure parvinrent à comprendre une grande partie du secret des plantes. Leurs travaux restent en garantie de la valeur de leur enseignement. Ils amenèrent à un haut degré de qualité des préparations de liqueurs de plantes d’où ils tiraient « le premier être de la plante », le purifiant au suprême degré en l’exposant au soleil pendant quarante jours.

Leurs procédés de distillation comportaient trois niveaux de séparation

1 – les fèces de la liqueur de l’herbe ;
2 – Le Premier Être » de la plante qui était généralement vert et transparent comme l’émeraude, ou clair et rouge comme le grenat oriental ;
3 – l’eau saline empreinte de soufre impur.

Les formules

C’est ainsi que s’élaboraient des formules des recettes originales et éternelles. Du jalap on extrayait l’huile essentielle d’anis. On distillait la laitue et l’oseille pour réduire les obstructions du foie et de la rate. On passait ensuite à la distillation du chardon béni et du cresson en les faisant fermenter avec de la levure de bière. Les baies de genièvre étaient concassées, mises dans une vessie de cuivre, recouvertes d’eau contenant de la levure de bière pour provoquer la fermentation.

Techniques et prescriptions

Elles s’affinaient. L’extrait de coloquinte, qui chassait les sérosités et les humeurs froides nécessitait, entre autres opérations, deux ou trois digestions dans du vinaigre distillé et du sel de tartre. Extrait d’écorces de citrons et d’oranges, un élixir cordial supprimait les syncopes. Le distillateur découpait les écorces, les mettait dans un vaisseau de rencontre avec un peu de sucre, d’ambre gris et du musc du levant. Il arrosait avec de l’esprit obtenu en distillant des écorces passées dans du vin blanc. A l’issue d’une digestion de trois jours en bain de vapeur, on obtenait enfin l’élixir.

Les Maîtres-distillateurs

Ces travaux demandaient de la science, de l’expérience, de l’attention et de la vigilance de la part de l’opérateur qui devait connaître parfaitement ses appareils et les plantes avec lesquelles il œuvrait. Au fil des générations, ces Maîtres-Distillateurs transmettaient les détails secrets de leur méthode et de leur technique. Passionnante est l’histoire des huiles essentielles dans les temps d’avant ….son apprentissage, comme celle de la biologie afin de connaître notre histoire propre, restera éternelle.

Les distillations

Ultérieurement, d’autres médecins et biologistes mirent au point les distillations à la vapeur d’eau qui entraînent les principes odoriférants contenus dans les plantes aromatiques, leurs semences, leurs feuilles ou leurs racines. La distillation naturelle s’opérait avec l’aide du froid qui condensait, puis du soleil qui volatilisait l’humidité en la faisant retomber en rosée. Sept à huit distillations successives, et même plus, étaient pratiquées pour extraire l’esprit détenteur de la vertu du mixte. On puisait l’esprit ardent de la plante et de l’huile éthérée dite « Thériaque des Allemands ».

« Ils portaient des huyles et des senteurs dedans des phyoles, bonnes senteurs, senteurs de bonheur ».

La mode est au naturel

En rapport avec cet article : Interactions

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L’extraction, quelques exemples

Voici un tableau de rendement pour des plantes issues de Provence, en hydrodistillation

 

1 – L’EXTRACTION – QUELQUES EXEMPLES

 Articles précédents en rapport :

 

 

Plantes fraîches de Provence

Hydrodistillation

Espèce botanique cueillette manuelle en kg/jour rendement réel moyen en kg pour 1 tonne de plantes fraîches durée moyenne en heures
Lavande officinale
altitude 1000 – 1300
(éboulis)
100 7.50 1.15-2.30
Lavandin abrial 1 000 20.00 2
Romarin officinal 200 1.50 1 – 2
Thym vulgaire 100 0.7 à 2.50 1 – 2
Sarriette des montagnes 125 0.58 à 1.80 1 – 1.30
Origan vulgaire 100 0.7 à 1.80 1 – 2
Sauge officinale (fleurs + feuilles) 500 0.60 2 – 3
Sauge sclarée (en graines) 200 1.00 à 2.00 2.30 – 3.30
Menthe sylvestre 50 0.125 2.30 à 3.00
Millepertuis 300 – 600 0.25 à 0.50 4
Rose (pétales) 10 à 15 0.28
Céleri 15.00 24 (+ 12h arrêt inter.)
Cyprès 2 500 1.50 22 (+ 2×2 h arrêt inter.)
Pin sylvestre 1 à 2.00 2 – 3
Myrte commun 0.50 à 3.50 2 à 6

Sources : familiales,

Les garanties sur l’extraction, procédés

Nous savions que les procédés d’extraction des arômes et des parfums qui sont en usage de nos jours, étaient de plusieurs sortes permettant la concentration de Matières Premières Aromatiques diversifiées, la distillation, le bon choix de l’alambic, la conduite de la chauffe, le choix de l’eau, et la pyrogénation.

Pour mieux comprendre ces procédés, il est nécessaire maintenant d’aborder l’expression, l’incision, les procédés d’enfleurage et d’épuisement

1) LES GARANTIES SUR L’EXTRACTION

 

A – Articles en rapport :

  1. Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée.
  2. Les garanties sur la plante, Race chimique définie.
  3. Les garanties sur l’extraction

B – L’expression :

En quoi consiste-t-elle ? L’extraction par expression, la manière de procéder est d’absorber avec une éponge les essences libérées par le râpage des zestes d’agrumes (citron, mandarine, pamplemousse…) Cette méthode d’extraction à froid, sans eau ni solvant, préserve des essences très fragiles de toute oxydation ou presque.

C – L’incision :

Elle provoque l’exsudation et l’écoulement des RÉSINES (pin…) ou des BAUMES oléorésineux (Benjoin…).

D – L’enfleurage :

Le procédé par Enfleurage est appliqué généralement aux fleurs qui sont mises en contact avec des huiles ou des graisses absorbantes non hydrogénées.

Les POMMADES ainsi préparées sont employées telles quelles, dans la fabrication des cosmétiques, soit épuisées par l’alcool, ce qui donne les extraits aux fleurs concentrables en Huiles Essentielles.

Les LIPOSOLS aromatiques s’obtiennent par macération huileuse prolongée (quelques semaines), à froid et à l’abri de l’air et de la lumière ; le Millepertuis donne « l’Huile Rouge », l’origan « l’Huile Verte », etc…

Les conditions sont les mêmes pour la fabrication des vinaigres aromatiques.

E – Le procédé par Épuisement  :

A Proscrire

Il se divise en deux catégories :

  1. la première qui s’apparente à l’enfleurage mais à chaud est une digestion ou macération ;
  2. la seconde est une extraction artificielle aux solvants neutres (?) volatiles (éther de pétrole et benzène surtout, etc…), par laquelle s’obtiennent des CONCRÉTÉS de fleurs et de feuilles et des résinoïdes d’écorce et autres, donnant par épuisement à l’alcool éthylique des ABSOLUES.

Cette technique, qui envahit tous les pays producteurs du monde, ou presque, s’utilise non seulement pour les fleurs (rose, jasmin, cassie, oranger, lavande, sauge sclarée, verveine, géranium…) mais encore pour le genévrier et le pin.

Ce procédé est DANGEREUX aussi bien pour les ouvriers manipulant ces solvants inflammables et toxiques (asthénies, anémies, lésions organiques graves…) que pour l’utilisateur des essences ainsi obtenues.

Ne retrouve-t-on pas de 2 à 6 % de solvants résiduaires dans les concrètes, voire 25% comme cela s’est produit ! et donc autant de p.p.m.(*) dans les essences ! par ailleurs plus oxydées et qui n’ont d’ailleurs pas droit à cette appellation puisque, hormis la cellulose, tout a été extrait.

(*) p.p.m. : définition de PPM Unité de proportion = part-par-million

2) LA FALSIFICATION

Les Huiles Essentielles sont très sujettes à être falsifiées par de l’alcool, des huiles fixes ou volatiles de moindre valeur (essence de térébenthine), certains esters de synthèse, de la cire, voire même par du savon animal et de la gélatine.

L’alcool s’ajoute particulièrement aux huiles essentielles très fluides.

Pour découvrir les moyens de ces manipulations, on prend un tube gradué ou un tube simple sur lequel on fait des marques, on remplit d’eau la partie qui est entre le fond du bue et le trait inférieur et d’huile volatile l’intervalle des 2 traits ; le haut du tube reste vide.

Alors on agite à plusieurs reprises et après quelques instants de repos, si l’huile contient de l’alcool, on trouve que le volume de l’eau a augmenté et que celui de l’huile a diminué. Dans le cas contraire, les volumes ne changent pas beaucoup.

Dans le cas où l’huile essentielle est plus pesante que l’eau, c’est celle-là que l’on met en premier lieu dans le tube et celle-ci la dernière.

On peut également prendre 15g d’huile d’olive pure ou d’huile d’amande et on les mélange avec de l’essence suspectée ; si celle-ci contient de l’alcool, ce dernier corps se sépare immédiatement en surnageant.

 

 

3) L’EXTRACTION – QUELQUES EXEMPLES

Elle doit être :

100% TOTALE :

C’est-à-dire :  non amputée de certaines molécules actives et radiations électromagnétiques qu’elle émet et par là même

— non décolorée, donc dévitalisée, ni d’ailleurs recolorée artificiellement, « Tout l’arc-en-ciel se retrouve dans les essences, le bleu de la Camomille, le vert du Buis, le jaune du Romarin, l’orange de la Sarriette et le rouge du Thym de garrigue.

— non peroxydée, donc non suroxydée;

— non déterpénée. Le fait de déterpéner une essence de Thym rouge va à l’encontre du but recherché puisqu’il ne la rend que plus agressive par augmentation relative du Thymol assez caustique et toxique ; celui de déterpéner une essence de lavande sauvage, compte tenu de sa richesse naturelle en esters comprise entre 50 et 70 % ne sert à rien, sinon à l’oxyder et à lui soustraire ses bio-catalyseurs terpénophyles.

— et non rectifiée.

— De très haute qualité physico-chimique et biologique,

A savoir : leur haut potentiel énergétique, protonique (elles sont acides) et électronique (elles sont réductrices) joint à leur grande pureté électrolytique (elles sont hyper-résistives) ; leur teneur en certains phénols comme le carvacrol ou en esters aromatiques variés ; leur degré d’activité physiologique enfin correspondant à leur richesse en bio-catalyseurs (hormones végétales).

 

Une certification précise et complète du mode d’extraction des essences et de leur authenticité, pureté et intégralité est fondamentale pour éviter à leur utilisateur non seulement de n’en pas recevoir de bienfait mais encore et inversement de s’intoxiquer un peu plus.

Avis des hygiénistes rédacteurs de tous ces articles :

Si vous êtes prescripteur et que vous lisez cet article, c’est à vous de rechercher et d’imposer les laboratoires fournissant des essences végétales aromatiques de qualité supérieure, qui puissent répondre rapidement et efficacement à ce qu’on attend d’elles, au lieu d’impliquer des échecs malheureusement trop fréquents.

Maintenant c’est à l’utilisateur, à vous qui les utilisez et les aimez, d’en demander leur authenticité là où vous l’achetez et de ne pas regarder au prix, leurs prix sont forcément élevés, mais normaux et justifiés.Toujours avoir à l’esprit que c’est à la nature, et à elle seule, pour peu que l’on ne cherche pas à « la modifier » pour quelque motif que ce soit, que revient le privilège des forces de vie qui sont des forces de santé et de longévité et qui font des arômes nos meilleurs alliés.

Sources : familiales,

Les garanties sur l’extraction

Les procédés d’extraction des arômes et des parfums, actuellement en usage, sont de plusieurs sortes et permettent d’obtenir des Matières Premières Aromatiques différentes :

LES GARANTIES SUR L’EXTRACTION

 

 

~~Fascinant pouvoir des Huiles Essentielles ~~

 

Le savoir en matière d’hygiène vitale, des précis consacrés au fascinant pouvoir des Huiles Essentielles, complexes naturels de composés volatils et odorants synthétisés grâce à l’énergie solaire par les cellules sécrétrices des plantes aromatiques et conservés dans les poches à essences des feuilles et des pétales en particulier, est fondamental.

Pourquoi ? Tout simplement, savoir qu’elles sont à l’opposé des médicaments. Qu’elles agissent comme les légumes et les fruits non dénaturés, c’est-à-dire par un puissant apport bio-énergétique rechargeant et ré-équilibrant. Mais que leur action est bien supérieure à ces derniers.

 

Articles précédents en rapport :

  1. Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée.
  2. Les garanties sur la plante, Race chimique définie.

 

Connu depuis la plus haute antiquité, transmis par les Arabes et perfectionné par les Grassois, le classique procédé par distillation et entraînement à la vapeur d’eau (ou hydrodistillation) consiste à charger dans la cuve d’un alambic les substances végétales à traiter (fleurs, rameaux, herbes, racines, bois, écorces, graines ou résines obtenues par incision), avec une quantité d’eau pouvant varier de deux à six fois la quantité de matières premières. L’eau est portée à ébullition par chauffage. La température à laquelle on opère est inférieure à celle de l’ébullition des essences ; mais comme l’on chauffe en présence d’eau, la tension des vapeurs de celle-ci, jointe à celle des essences, est suffisante pour entraîner les molécules aromatiques de la matière végétale.

A la sortie du réfrigérant à circulation d’eau froide, dans lequel se sont condensées les vapeurs, l’eau distillée et l’essence entraînée se séparent dans l’essencier (ancien vase florentin). L’eau d’entraînement retient en dissolution des principes odorants surtout hydrophiles. Les qualités physico-chimiques et biologiques des ESSENCES ainsi obtenues (et des HYDROSOLS) dépendant du choix de la matière première et du SOIN APPORTE à la distillation. Une haute température et l’eau nuisent toujours plus ou moins aux principes si fragiles des essences qui ont rarement, par ce procédé, le fleuri, la suavité de l’arôme ou du parfum de la plante ou de la fleur elle-même. CE DÉLICAT PROCÉDÉ EXIGE DE L’EXPÉRIENCE ET UN TOUR DE MAIN SPÉCIAL.

a) – Le choix de l’alambic a son importancetant en ce qui concerne son principe que le métal qui le compose. Faut-il un alambic en cuivre, en fer, en inox ? Les alambics en fer sont attaqués par le cyprès lors de sa distillation. Des oxydes de cuivre ou de fer sont certainement formés mais ne sont pas directement responsables des colorations de certaines essences, à preuve celles de thym jaune ou rouge.

b) – La bonne conduite de la chauffe est importante ; sous basse pression, entre 0,05 et 0,10 bar, il n’y a pas de risque de SUROXYDATION des molécules comme cela se produit sous haute pression vers 0,30 bar. Ainsi la couleur de l’essence de thym fleuri varie-t-elle du rouge clair au rouge  brun en élevant la pression.

c) – La durée de distillation sous basse pression est forcément plus longue. Une distillation prolongée permet de recueillir l’ENSEMBLE des FRACTIONS de TÊTE et de QUEUE. L’Huile Essentielle de thym coule assez vite pendant les 30 premières minutes ; les 3/4 en sont retirés ; il faut 1h ou 1 h 30 supplémentaire (selon que la plante est sèche ou verte) pour extraire le 1/4 restant, qui comprend 95% de phénols, longs à passer. L’Huile Essentielle de lavande coule assez vite pendant les 25 premières minutes ; les 3/4 en sont retirés ; le 1/4 restant riche en coumarine longue à passer, coule pendant les 50 à 80 minutes supplémentaires ; soit au total, par passe, en bonne année, de 1 h 15 à 1 h 45, temps qu’il faut multiplier par 2 ou 3 en année humide, comme 1977. Les distillateurs sont payés au kg d’essence ; ceci permet de comprendre pourquoi certains distillent à haute pression et que presque tous arrêtent la distillation à 25 ou 30 minutes (respectivement pour la lavande et le thym), ce temps étant bien payé, l’heure suivante mal payée.

d) – Une eau de source peu ou pas calcaire est nettement préférable pour la qualité des arômes et n’oblige pas par ailleurs un nettoyage annuel complet… ou, ce qui est malheureusement courant, de recourir à des détartrants chimiques dans l’eau d’entraînement.

e) – Attention ! la Pyrogénation des bois (cade) ou des écorces (bouleau) accompagnant la distillation donne des produits aromatiques souillés de goudrons et donc cancérigènes.

f) –La cueillette laborieuse et le faible rendement font des essences des produits parmi les plus précieux.

Jugez-en :

– Le thym vulgaire si commun en Haute-Provence se cueille à raison de 100 kg par jour en moyenne et par professionnel espagnol ou marocain, soit 1 000 kg en 10 jours.
– Sa distillation donne 700 g d’essence soit 0,7% comme rendement ! (0,7 kg représentant un peu plus de 0,8 litre).

Comparativement, les thyms d’Espagne rendraient 5 fois plus, soit 3,5% (?), 10 fois plus par extraction pétrolique, soit 7% et 20 fois plus par rectification à la térébenthine (essence de thym dite « blanche »).

 

Sources : familiales,

Photographies : Flickr – par l’intermédiaire du Site Blogorama

Les garanties sur la plante, Race chimique définie.

Articles précédent en rapport :

Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée.

1 – LES GARANTIES SUR LA PLANTE

 

A  – Équipement enzymatique

L’intérieur de certaines espèces botaniques, se différencient des races chimiques possédant chacune un équipement enzymatique particulier déterminé génétiquement et écologiquement (par les conditions podologiques – sol – et climatiques – altitude…)

B – Race chimique définie (par chromatographie capillaire en phase vapeur)

La biosynthèse s’oriente vers la formation préférentielle d’un constituant aromatique actif.

Ainsi existe-t-il pour le Thym vulgaire de Provence sept chimiotypes principaux (ou chémotypes) dont l’action eubiotique et anti-biotique est différente et la zone d’action variable :

Nota Bene : Encore faut-il quelque fois préciser, comme c’est le cas pour les ombellifères et l’angélique en particulier, de quelle partie de la plante il s’agit : les racines, la tige herbacée et les graines fournissent des Huiles Essentielles de nature et d’odeur différentes.

C – Récolte des plantes aromatiques

 

C1 – La cueillette de la lavande sauvage

Elle ne commence qu’après la rosée du matin, se fait à la faucille dans des terrains difficiles, dans les « baïassières » de pentes et déboulis entre 1000 et 1600 m d’altitude ; de même que celle des lavandins cultivés dans la fauche mécanique mutilante n’est guère plus rapide.

La cueillette du thym sauvage, longue et fatigante, se fait également à la petite faucille ou au sécateur, de préférence l’après midi. L’arrachage tel qu’il se pratique à l’étranger avec la pioche ou la herse est un véritable massacre écologique.

Les roses se cueillent à l’éclosion, après la rosée du matin, mais avant la grosse chaleur de midi. La main-d’œuvre est considérable car il faut trois tonnes et demie de pétales, récoltable sur un hectare de rosiers, pour obtenir un kg d’essence.b) La récolteElle se fait en général au moment où la plante est la plus riche en essences aromatiques, à savoir :

– avant la floraison pour la menthe, qui s’enrichit d’ailleurs en cétones toxiques à la floraison, et pour la sarriette, dont le taux de carvacrol (antiseptique) est maximum;

– pendant la floraison pour la lavande et en général pour le romarin officinal;

– après la floraison, à la graine, pour la sauge sclarée.

Une certification rigoureuse de l’espèce botanique, de la race chimique, de l’origine végétale et du stade végétatif est souhaitable et nécessaire, tant pour le praticien que pour le patient ; ce qui n’enlève rien à la valeur propre de chaque essence.

 

D – Choix des plantes : sauvages ou saines, c’est-à-dire de culture écologique, dans la mesure du possible.

D1 – Les plantes sauvages de montagne

Elles ont une ODEUR et une ACTIVITÉ BIOLOGIQUE extraordinaire du fait de leur richesse exceptionnelle en esters aromatiques et en bio-catalyseurs, dont la synthèse a été non seulement favorisée par l’altitude, l’ensoleillement et la sécheresse, voire par la symbiose avec les autres plantes sauvages du BIOTOPE, mais encore et surtout n’a pas été gravement perturbée par aucun traitement chimique aux engrais, pesticides ou désherbants, lesquels « passent » à la distillation et altèrent l’essence.

Sont encore présents en mémoire moult exemples, plus particulièrement un dont nous ne citerons pas le nom : une usine avait fourni à un distillateur des cuves en aluminium pour entreposer ses produits aromatiques. Ces cuves ont été rongées en deux ans. Le producteur a porté plainte ; l’usine s’est retournée contre le fournisseur de l’aluminium qui a fait analyser les produits entreposés dans les cuves. L’analyse a prouvé que des produits chimiques corrosifs, issus de désherbants et qui ne devraient pas se trouver dans de l’Huile Essentielle, avaient attaqué les cuves.

Ces produits dangereux sont susceptibles d’attaquer les muqueuses pulmonaires et digestives des personnes ayant reçu ces produits.Selon statistiques, 60 % des lavanderaies, 98 % des plantations industrielles, seraient forées aux engrais et désherbées chimiquement, favorisant ainsi l’apparition de maladies jusqu’alors inconnues comme la cécidomie… contre laquelle on lutte avec des insecticides de synthèse dangereux, tel le lindane.

Une simple adjonction de sels minéraux solubles modifie également la composition physico-chimique de l’essence de menthe.

 

D2 – Il existe des crus de plantes.

Des différences de qualité parfois considérables peuvent être constatées sur des TERROIRS différents, à quelques kilomètres seulement de distance, sur des sols et dans des conditions climatiques apparemment identiques.

Dans le monde entier, les essences végétales aromatiques de certaines régions comme la Haute-Provence par exemple,  jouissent d’une renommée exceptionnelle, car elles possèdent des vertus uniques.

Une certification claire du mode de croissance ou de culture est indispensable pour le consommateur qui cherche à se revitaliser énergiquement et non pas surtout à s’empoisonner insidieusement.

 

 

Sources : familiales,
Photographies : Flickr

 

Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée, Lavande, Origan, Sauge, Sarriette

La lavande vraie :

 
La plus merveilleusement parfumée est la Lavande officinale de variété fragans (lavandula officinalis fragans) comprenant une quinzaine de races et de formes : lavandes à fleurs rondes ou longues, bleues, violettes ou mauves ; à épis denses ou clairsemés ; à tiges longues ou courtes, etc… elle n’existe qu’à l’état SAUVAGE sur les sols calcaires les plus secs depuis 700/800m jusqu’à 1800 m d’altitude
 

Article précédent en rapport :

Huiles Essentielles, recherche de la qualité

 

1 – LES GARANTIES SUR LA PLANTE

 

A – Espèce botanique certifiée

La Lavande fine, moins odorante et subtile, est la lavande officinale de variété delphinensis (lavandula officinalis delphinensis) qui existe à l’état spontané sur des sols plus frais et de moindre altitude et qui se cultive encore quelquefois à côté d’espèces hybrides plus productives de Maillette et de Matheronne.

La lavande aspic (lavandula spica) pousse à basse altitude et la Lavande Stoechade (lavandula stoechas) prospère dans les zones plus méridionales. Elles ont une odeur camphrée moins suave.

Les Lavandes hybrides (lavandula hybridata) (officinales x aspics), communément appelées LAVANDINS, constituent la majorité des cultures actuelles du fait de leur grosse productivité, malgré leur odeur moins fine (le supérieur ou plus camphrée (l’abrial).

La « Lavande blanche » qui n’en n’est pas une bien sûr, mais qui est riche en une essence assez neutre, permettrait d’améliorer le rendement à la distillation.
Les lavandes ont toutes une action physiologique FAVORABLE mais DIVERSE : une lavande vraie calme, un lavandin abrial stimule.

B) L’Origan vulgaire (origanum vulgare)

N’existe qu’à l’état sauvage et très disséminé en Provence et dans les Cévennes. Son essence est de couleur JAUNE clair et d’odeur des plus fines et agréables que l’on ne peut confondre avec celle des autres Origans de Grèce et d’Espagne (origanum hirsutum, creticum, smyrneum) de couleur rouge et d’odeur plus forte ;

et moins encore avec celle du Dictamne de Crète (origanum dictamnus) ou du Calament de montagne, dit « Fausse Marjolaine » (calamintha nepeta), nettement plus TOXIQUES à cause de leur richesse en cétones stupéfiantes et convulsivantes.

C) A la Sauge officinale (salvia officinalis),

Riche elle-même en cétone toxique, sera souvent préférée la Sauge sclarée (salvia sclarea), d’odeur ambrée et musquée, riche en esters aromatiques, antiépileptique.

D) La Sarriette des jardins (satureia hortensis)

N’a pas la qualité de la

 

E) Sarriette des Montagnes (satureia montana).

 

Sources : familiales,

Photographies : Flickr

Quelques espèces

Dénomination

On appelle espèces des mélanges d’un plus ou moins grand nombre de plantes ou parties de plantes incisées ou concassées

 

 

Elles servent à faire des infusés, des macérés, des décoctés pour usage interne ou externe. (Dans presque toutes les espèces officinales, les composants se trouvent à parties égales.

 

Espèces antispasmodiques :

     
  Valériane   ……….       90 gr
  feuilles d’oranger   ……….       60 gr
  millefeuille   ……….       30 gr

Autre formule :

     
  Lavande   ……….       50 gr
  Mélisse   ……….     100 gr
  Basilic   ……….     100 gr
  Cataire   ……….     100 gr
  En infusion contre les toux coquelucheuses.      

Espèces aromatiques :

     
  Feuilles de sauge   ……….   )  
  Feuilles de thym   ……….   )  
  Feuilles de serpolet   ……….   )  
  Feuilles de romarin   ……….   )   aa parties égales
  Feuilles d’hysope   ……….   )  
  Feuilles d’origan   ……….   )  
  Feuilles d’absinthe   ……….   )  
  Feuilles de menthe   ……….   )  

 Espèces ou semences carminatives :

     
Anis ………. )  
Fenouil ………. ) aa PE
Coriandre ………. )  
Carvi ……….    
Contre les flatulences.      

Espèces diurétiques :

     
Racines sèches de fenouil ………. )  
Racines sèches de petit houx ………. )  
Racines sèches d’ache ………. ) aa P.E.
Racines sèches de persil ………. )  
Racines sèches d’asperge ………. )  
En infusion : 20 gr pour un litre d’eau.      
(Servent à préparer le sirop des cinq racines :
3 à 5 cuillerées à soupe par jour)
     

Espèces pour fumer :

     
Stramoine ……….   30 gr
Sauge ……….   15 gr
A diviser en 20 cigarettes ou à fumer en pipes : dans l’asthme.      

Espèces vermifuges pour lavement :

     
Absinthe ……….   30 gr
Valériane ……….   30 gr
Semences de tanaisie ……….   15 gr
Écorces d’orange ……….   15 gr

Deux cuillerées à soupe pour 1/2 litre d’eau bouillante.
Laisser infuser 10 minutes. Passer. 
Quantité suffisante pour 2 lavements, à chacun desquels on ajoutera une cuillerée d’huile. (Oxyures et tricocéphales).

 

     

 

 

Valériane Par Franz Eugen Köhler, Köhler’s Medizinal-Pflanzen (List of Koehler Images) [Public domain], via Wikimedia Commons

Image Pixabay lavande

Récolte et conservation des plantes

De la récolte et de la conservation des plantes dépend l’action des végétaux car il est essentiel qu’ils conservent le maximum de leurs principes actifs

 

Voici la marche à suivre :

 

Conservation

Pour les conserver, on les dessèche au soleil, au séchoir, au four ou à l’étuve. Les fleurs doivent être protégées de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. On conserve les plantes sur des claies ou en petits paquets suspendus. Auparavant, on mondera, c’est-à-dire on les débarrassera des substances étrangères, des portions mortes ou abîmées.

 

 Racines

En principe, les racines doivent être séchées à l’air sec et conservées à l’abri de l’humidité. Les racines mucilagineuses sont séchées au four. Écorces et bois seront séchés au soleil ou à l’étuve et conservés à l’abri de l’humidité.

 

Fleurs

Fleurs, feuilles semences, doivent être séchées à l’ombre dans un grenier ou une pièce à atmosphère sèche. Les conserver dans des boîtes dans un endroit sec.

 

Cueillaison

On cueillera les plantes par temps sec après le lever du soleil et la disparition de la rosée. On cueille les fleurs avant complet épanouissement. Les fleurs d’œillet et de rose se cueillent en boutons. Les feuilles se cueillent avant complet développement, au plus tard au moment de la formation des boutons floraux (sauf pour les plantes dont on emploie les feuilles isolées, soit les sommités fleuries, exemple : les labiées). Les bourgeons se cueillent au printemps, les fruits en automne, les racines au printemps et en automne,, les écorces d’arbres en hiver, les écorces d’arbrisseaux en automne, les écorces de résineux au printemps.

 

 
Bien garder à l'esprit que la négligence de ces données a contribué puissamment à faire tomber les plantes, à plusieurs reprises,dans le discrédit.