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Patchwork et couture, ce qu’il faut connaître

 

 

Le patchwork est le « textile arts » de rassembler des morceaux d’étoffes, pour les coudre ensemble. La technique d’arrangement acquiert toute sa valeur, si nous ne mélangeons pas divers types de tissus, si nous utilisons les bons fils et les bons outils, avec le peu de matériel qu’elle requiert. Si nous procédons avec une bonne dose de réflexion, alors nous inventerons le plus beau des patchworks.

Le patchwork, un art de contrastes qui s’éclairent

Les vocations et les chutes

Vers la fin du XVIIIe siècle une idée naquit, celle d’utiliser des chutes de tissus, pour les transformer en couvre-pieds. On pliait alors le tissu, et on le découpait en formes géométriques. De nos jours, avec la couture, nous disposons d’une abondance de tissus divers, et les chutes sont variées.

Un chemin à la rencontre de l’art

L’artiste en patchwork recyclant les bouts de tissu minuscules et le collectionneur tirant profit des chutes ont facilité le chemin. Tel le jeu de lumière obtenu, si on dispose le velours côtelé, dans des directions variées !

Les obstacles à éviter

Le grand mélange

Il est conseillé d’employer les mêmes types et épaisseurs de tissus. Éviter les étoffes trop moelleuses ou qui s’effilochent, tels les tissus en fibres artificielles. Le tissu pur coton convient. Avec la patience et l’expérience, la gamme se diversifiera. Avec les lainages légers, les tweeds fins et les soieries, le patchwork deviendra plus élégant !

Pas d’anarchie

Pour un beau rendu, il ne suffit pas d’assembler n’importe comment. Chaque pièce doit relier une place déterminée dans le motif, chaque bout de tissu doit être adéquat. Une pièce de tissu à pois sera taillée avec le pois au centre. Certains patchworks n’ont pas l’éclat des autres, en raison de la monotonie des couleurs. Au contraire, il faudra choisir des tissus clairs, moyens et sombres : des cotons écrus et pièces de tissus blancs, en contrastes.

Le matériel à utiliser

Les fils

Le fil à coudre doit être fin et corrélatif au tissu employé. Le coton (nº 50) est le plus solide. On peut n’employer que du blanc ou noir, si les pièces sont de dominante sombre ou intercaler un fil assorti ou du coton mercerisé de couleur, aux pièces déjà assemblées. L’assemblage des pièces de soie nécessite un fil, en soie pure. Celui des tissus synthétiques ou mélanges, un fil synthétique. Pour les faufils, employer une soie qui ne laisse pas de traces.
Les aiguilles
Les aiguilles fines ou à broder nº 8/10 sont conseillées. Choisir l’aiguille, en fonction du fil et les épingles en laiton ou acier. Utiliser des ciseaux aux bouts pointus pour tailler les morceaux de tissu, prévoir une autre paire, voire un cutter, réservé au découpage du papier.
Le patchwork est contraire à la couture-passion et broderie-application, où l’on peut utiliser tous les tissus, transparents, opaques, rêches, lisses, mais il reste le préféré de l’artiste textile, en raison de son originalité.

 

Comment réparer une fermeture éclair

Réparer une fermeture éclair de pantalon cassée ? Quel ennui ! Et pourtant… quand la technique est là, c’est d’une simplicité absolue. Voici deux méthodes imparables pour remplacer une fermeture éclair en un tour de main. Selon l’endroit où elle s’ouvre, soit vous la disposez « sous patte », soit simplement bord à bord.

Pose de fermeture sous patte

Une fermeture est sous patte lorsqu’un bord de l’ouverture la recouvre et la dissimule de sorte que seule une piqûre est apparente. Elles sont habituellement montées dans les pantalons.

1ère étape


Les fermetures à glissière peuvent être posées de plusieurs manières. Le type et l’emplacement vous orienteront pour le choix de la méthode.
Réglages recommandés :

  • Sélecteur modèle point : droit.
  • Largeur point : nulle.
  • Pied-presseur : ganseur.
  • Plaque aiguille : point droit ou universel.

Si la fermeture à glissière est à gauche de l’aiguille, le côté gauche de la semelle pied-ganseur est placé sur la jambe.
Si la fermeture est à droite de l’aiguille, le côté droit de la semelle pied-ganseur est placé sur la jambe.

2ème étape

Faufilez ensemble l’ouverture de la fermeture à la machine sur la ligne de couture et pressez le dépassant ouvert.
Attachez le côté gauche du pied à semelle étroite au talon.

3ème étape

  • Sur l’envers du travail, bâtissez l’autre côté de la fermeture au bord du ruban en traversant les trois épaisseurs, ruban, couture et vêtement.
    Cousez la fermeture à glissière en dépassant de bas en haut.
    Fixez le côté droit de la semelle du pied ganseur sur la jambe.
    Fermez la fermeture à glissière et tournez les mailles vers vous.
    Surpiquez le côté déjà fixé, le long des mailles de la fermeture (très au bord). Observez bien l’illustration pour réaliser cette étape.

4ème étape

Retournez le vêtement sur l’endroit, attachez le côté gauche de la semelle du ganseur et piquez la fermeture en commençant dans le bas et suivant le bâti servant de guide comme illustré.

Pose de fermeture bord à bord

1ère étape

  • Bâtissez l’ouverture et repassez couture ouverte.
    Posez la fermeture, l’envers vers vous.
    Piquez le premier côté comme illustré.

2ème étape

  • Bâtissez la fermeture sur l’envers, le long des bords du ruban.
  • Retournez l’ouvrage sur l’endroit, piquez tout autour en suivant le bâti.
  • Piquez à 6mm des dents.
  • Retirez les fils de bâti.

Une astuce

Si vous préférez coudre les fermetures à glissière à la main sans vouloir renoncer aux piqûres, surpiquez d’abord les bords de la fente. Monter une fermeture éclair à point arrière est possible, s’ils sont effectués sur la ligne de piqûre. Mais je le déconseille. Rien ne vaut les coutures soignées d’une machine à coudre.

 

(c) photographie : Par DemonDeLuxe (Dominique Toussaint) (Travail personnel) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) ou CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], via Wikimedia Commons

 

Comment bien choisir son vêtement de travail

 

La mode est extravagante. De tout temps, les vêtements, les bijoux, les eaux de toilette ont permis à ceux qui n’avaient pas d’autres moyens de se singulariser, de donner libre cours à leur imagination. Mais dans le monde du travail, supposons qu’il vous soit donné de jeter une pierre de plus pour gravir certains échelons, il est très important d’en définir certaines règles suprêmes.

L’art de rester naturel

A chacun son style ! Un responsable de grand magasin peut tout à fait adopter le jeans s’il le porte avec élégance (chemise blanche, chaussures habillées).
Un cadre supérieur aussi, à condition de le porter avec un superbe ensemble, veste, chemise assortie de la cravate restée toujours universelle. Le tout soumis au principe d’une propreté irréprochable cela va de soi.
Ce qui est vrai dans la vie privée, l’est encore plus dans une entreprise où vos collègues et supérieurs n’ont pas à supporter une tendance au laisser-aller.

Avoir de la cohérence

Il est évident qu’un technicien de surface ne va pas travailler en smoking Hugo Boss. Le poste occupé et le type d’entreprise dans laquelle vous travaillez conditionnent directement votre tenue.
A partir du moment où vous êtes en relation avec l’extérieur, adopter le costume qui semble adéquat. Il l’est moins dans les entreprises comme l’industrie, où, en dehors du personnel d’encadrement, chacun adopte une tenue plus décontractée.

 

Esthétisme et bon goût

 

Soyez critique envers vous-même. Les hommes n’ont aucune ressource, condamnés qu’ils ont à porter chaque jour un pantalon et une veste (avec pull ou chemise/cravate selon le cas). Ils veilleront malgré tout aux petits détails « qui changent tout ».

 

Devoirs des hommes en matière d’habillement au travail

Messieurs, ayez le réflexe de coordonner la couleur de vos chaussettes à celle de votre cravate (que vous aurez toujours sous la main en cas de besoin si vous ne la portez pas en permanence).
Si vous possédez un caractère original, si votre fonction vous y autorise, vous pourrez même adopter le nœud papillon (régulièrement, si vous voulez en faire une partie intégrante de votre personnalité).
Coordonnez donc aussi la couleur de vos chaussures à celle de vos vêtements : noire pour les costumes noirs ou gris, marron ou bordeaux pour les autres tenues.

 

En conclusion

Tous ces conseils sont la nature du bon sens. Avec une dose d’observation et deux de sens critique, vous parviendrez à vous composer un look en parfaite adéquation avec votre personnalité et celle de l’entreprise.
Un dernier conseil : n’essayez pas de copier le collègue ou le supérieur, ce qui lui sied à merveille ne vous ira pas forcément !

 

Le phare de Cordouan

RENCONTRE

avec Jean-Paul Eymond, ancien Gardien de Phare de Cordouan

 

Photo DR journal Sud-Ouest

 

Le phare de Cordouan,

la sentinelle menacée par mikaelroparz

 

RENCONTRE AVEC JEAN-PAUL EYMOND

Qui est Jean-Paul Eymond ? couronné par les Académiciens, rencontré au magasin Cultura de Bègles lors d’une séance de dédicace, auteur d’un livre parlant de sa connaissance du métier de gardien de phare ?

Jean-Paul Eymond est Conseillé Municipal de Vensac. Le 30 octobre dernier, son ouvrage « Les 301 marches de Cordouan, Ma vie de gardien de phare », a été couronné par le prix André Vovard de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.

C’est en présence de Christian Jean dit Cazaux, le président de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, de Séverine Pacteau de Luze, secrétaire perpétuelle, d’une trentaine de membres de l’académie et d’une centaine d’invités que lui a été remise sa récompense.
Lors de la séance de dédicace du mercredi 12 juin 2013, Monsieur Jean-Paul Eymond a exprimé une nouvelle fois son souhait de voir le phare de Cordouan être classé au patrimoine mondial de l’Unesco malgré deux vaines tentatives. Il a aussi évoqué la solitude de ce métier.

LIVRE A LIRE

 

LES 301 MARCHES DE CORDOUAN

Sa vie de gardien de phare

Cordouan est le « roi des phares et phares des rois », si vous partez du rez-de-chaussée pour aboutir à la lanterne, il compte 301 marches. Pas une de plus, pas de une de moins.

Jean-Paul Eymond les a montées durant 35 ans. Il était gardien de ce phare. En 2012, il a pris sa retraite. Durant toutes ces années, il a côtoyé ses visiteurs, échangeant des idées et partageant les leurs, comme si chacune des marches du phare était à elle seule une histoire appelant des paroles.

Comme toute chose, un privilège ne va pas sans entraîner avec lui mainte abnégation, en évoquant cette « drôle de vie » particulièrement sa solitude, et grâce à ce récit autobiographique, Jean-Paul Eymond livre deux très grands témoignages. Celui de la connaissance de la profession de gardien de phare, mais aussi de l’intimité qu’il s’est attaché à nous faire partager de la vie de ce monument exceptionnel.

Ce métier mythique a désormais disparu avec l’automatisation des feux, son livre décrit le plus beau bâtiment jamais construit en mer, à eux seuls, ces éléments le rendent doublement passionnant.

 

 

Un livre à lire sans modération. Édité à compte d’éditeur

Les Fontaines

Mythologie

Les Fontaines, ainsi que les rivières, étaient en général filles de Téthys et de l’Océan. Elles se trouvaient placées sous la protection de nymphes et de génies avec lesquels on les identifiait. Celles dont les eaux passaient pour avoir une vertu curative ou salutaire étaient les plus vénérées. Aux jours de fêtes solennelles, à l’occasion d’une réjouissance publique, on les couvrait de feuillage et de verdure, on les entourait de fleurs et de guirlandes, on leur faisait des libations, elles recevaient en un mot tous les honneurs de la divinité.

 
La légende de Pégase

 

Parmi elles il  en avait qui, par leur origine, différaient de toutes les autres fontaines. Pour des raisons particulières, les poètes se sont plu à les célébrer. De ce nombre étaient par exemple, en Grêce, Aganippe, Hippocrène, Castalie et Pyrène.

 

Au Château de Versailles

 

Aganippe, qui sort du pied de l’Hélicon, en Béotie, était fille du fleuve Permesse. Ses eaux avaient la vertu d’inspirer les poètes, et elle était consacrée aux Muses. Auprès d’elle, si près même qu’on la confond souvent avec elle, était Hippocrène, fontaine que le cheval ailé Pégase fit jaillir d’un coup de pied. Elle aussi était pour les poètes, une source d’inspiration.

Mais la fontaine inspiratrice par excellence, celle que les Muses et Apollon préféraient entre toutes, c’était Castalie. Elle jaillissait au pied du Parnasse et n’avait pas toujours été une simple fontaine. Elle avait vécu, et parcouru sous la forme d’une gracieuse nymphe la vallée qu’elle baignait de son onde. Aimée d’Apollon, elle fut métamorphosée par ce dieu en source limpide et fraîche ; mais elle possédait la vertu chère aux poètes d’exciter l’enthousiasme et d’exalter l’imagination. Quiconque venait boire à ses eaux se sentait inspiré du génie poétique. Le murmure même de la source était inspirateur. La Pythie de Delphes éprouvait parfois le besoin de venir tremper ses lèvres dans l’eau de Castalie, avant d’aller rendre ses oracles et s’asseoir sur son trépied.

A l’entrée du Péloponèse, les Muses avaient aussi leur fontaine favorite et qui leur était consacrée. Elle jaillissait au pied de la citadelle de Corinthe ou Acrocorinthe, et s’appelait la fontaine de Pyrène.

Sur l’origine de cette fontaine, les mythologues ne sont pas d’accord. Les uns rattachent sa légende à celle de Sisyphe ou l’Alope et de sa fille Egine enlevée par Jupiter. D’autres racontent que la nymphe Pyrène, inconsolable de la perte de Cenchrias ou Cenchrée, sa fille, tuée, par accident, d’un dard que Diane lançait à une bête sauvage, en versa tant de larmes, que les dieux, après sa mort, la changèrent en cette abondante source qui alimentait Corinthe. Dans la fable de Bellérophon, les eaux fraîches de cette source avaient retenu Pégase sur ses bords, quand le héros s’empara de ce cheval ailé pour s’élever dans les airs et voler à ses exploits.

La vue d’une fontaine isolée, le bruit monotone de sa source portent naturellement à la mélancolie ; de là ces métamorphoses des grandes douleurs en fontaines. Ainsi Biblis de Milet, fille de la nymphe Cyanée et soeur de Caunus, ne pouvant se consoler de l’éloignement de son frère et le cherchant de toutes parts, finit par s’arrêter dans un bois où, à force de pleurer, elle fut changée en fontaine intarissable.

 

Les sources thermales

Les sources thermales avaient aussi leur fable. C’est ainsi que la nymphe Jouvence, métamorphosée en fontaine par Jupiter, avait la vertu de rajeunir ou d’arrêter la marche des années. Où était cette fontaine merveilleuse ? La fable ne le dit pas. Au moyen-âge on la faisait venir du Paradis terrestre, et on la plaçait dans les déserts d’Afrique. Au commencement du XVIè siècle, deux explorateurs espagnols, la cherchant en Amérique, firent la découverte de la Floride.

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Cet article tiré du livre de Commelin, Mythologie Grecque et Romaine, permet de connaître mieux l’histoire des Fontaines au travers de la Mythologie traditionnelle des Grecs et des Latins. Je suis tout-à-fait d’accord avec l’auteur du livre. Si la Mythologie, fait rêver, « elle représente évidemment une série de mensonges. Seulement on ne peut oublier que ces mensonges ont été, durant des siècles, des sujets de croyances. Dans l’esprit des Grecs et des Latins, ils étaient dogmes et réalités. A ce titre ils ont inspiré les hommes, les artistes, les poètes, les littérateurs et permis la création de magnifiques chefs-d’œuvre. Il est donc un devoir de répéter, mot pour mot, les écrits. » J’ai donc respecté, reproduit, recopié, dans cet article,  le texte dans sa plus grande simplicité, avec ses merveilleux détails, sans me préoccuper de leurs éventuelles exagérations.  Je vous en souhaite une bonne lecture.

 

 

L’Homme, cet inconnu

BIOGRAPHIE du Docteur Alexis Carrel

Drôles d’idées mais un grand Homme…

 

Fils d’un homme d’affaires français, Alexis Carrel est élevé par sa mère Anne Ricard à la mort de son père. En 1889, il obtient sa licence de lettres à l’université de Lyon, et sa licence de sciences un an plus tard. En 1900, il est docteur, et poursuit ses recherches médicales à l’hôpital de Lyon.

Bibliothèque Erhabenmaya

 

 

 

Il enseigne l’anatomie et la chirurgie, discipline dans laquelle il se spécialise très rapidement. Les expériences qu’il réalise dans la première décennie du vingtième siècle – en France Etats-Unis – lui valent d’être lauréat du prix Nobel de médecine en 1912. Il sert en tant que major dans l’armée française entre 1914 et 1918, et élabore une méthode efficace contre les blessures de guerre, abondamment utilisée. Ses recherches concernent surtout la transplantation de tissus et d’organes, ainsi que la conservation des vaisseaux sanguins. En 1935, en collaboration avec Charles Lindbergh, il invente une machine respiratoire pour les organes détachés du corps. Il publie le célèbre ‘L’ Homme, cet inconnu’ avec l’aide de Georges Debelly, au sujet des traitement de plaies infectées. Il pratique également plusieurs valvotomies, de manière novatrice. Les travaux d’Alexis Carrel ont été salués par de nombreuses universités dans plusieurs pays, tandis que le personnage, dont les convictions sont clairement  controversées.


L’affaire Alexis Carrel, un Prix Nobel précurseur des chambres à gaz

En 1969, l’Association des Amis du docteur Carrel, dont le siège se trouve à Sainte-Foy-lès-Lyon, peut pavoiser. Elle vient d’obtenir en octobre 1995, l’appartenance d’Alexis Carrel au Parti Populaire Français de Jacques Doriot et que le nom du Prix Nobel de 1912 soit enfin gravé au fronton de la Faculté de Médecine de la capitale des Gaules. Après une période d’oubli, les plaques Alexis Carrel se multiplient et plusieurs dizaines de rues, d’avenues françaises, rendent alors hommage au savant. Quelques esprits s’insurgent, mais il faudra attendre les fréquentes références des ténors du Front National à Carrel, précurseur de la préférence nationale, pour que la protestation s’amplifie. Des militants anti-fascistes se plongent dans la lecture de « L’Homme, cet inconnu », le best-seller mondial de Carrel réédité sans cesse par Plon puis Le Livre de Poche depuis 1935; Ce qu’ils y trouvent explique grandement la fascination que la pensée de Carrel exerce sur les bas du Front.

 

« César, Napoléon, Mussolini, tous les grands conducteurs de peuples, grandissent au-delà de la stature humaine, et enveloppent de leur volonté et de leurs idées des foules innombrables », »Il est nécessaire de faire un choix parmi la foule des hommes civilisés. Nous savons que la sélection naturelle n’a pas joué son rôle depuis longtemps. Que beaucoup d’individus ont été conservés grâce aux efforts de l’hygiène et de la médecine. Que leur multiplication a été nuisible à la race ».Le pire était à venir. L’avant dernier chapitre, écrit en 1935, prône la révolution par la suppression du prolétariat.

Intitulé « Le développement de la personnalité »: 

« Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d’un court séjour à l’hôpital suffirait probablement à assurer l’ordre. Quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, une établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels? Il ne faut pas hésiter à ordonner la société moderne par rapport à l’individu sain ».

Réponse d’Alexis Carrel.

A ceux qui, aujourd’hui, ne voudraient voir là qu’un hasard malencontreux, Alexis Carrel répond par avance dans la préface à l’édition allemande de son livre, en 1936, trois ans après l’installation d’Adolf Hitler au pouvoir: « En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l’augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s’est montré dangereux ».

 

AK choquait

La révélation de cette pensée typiquement nazie conduit le Conseil d’Administration de l’université Lyon I à organiser un vote, en 1992. Si 32 personnes se prononcent pour l’abandon du nom d’Alexis Carrel, (16 contre, un vote nul, six absents), la majorité requise des deux tiers n’est pas atteinte, et la diffusion d’un rapport de spécialistes qui propose le statu-quo est déterminante. L’un de ces spécialistes était Bernard Comte, professeur d’Histoire à Lyon, qui s’illustrera, en 1999, par un nouveau rapport tout aussi respectueux de la hiérarchie.

 

Une appartenance au Parti Populaire Français lourde de conséquences

Hélas pour lui, en octobre 1995, l’appartenance d’Alexis Carrel au Parti Populaire Français de Jacques Doriot, une formation nationale-socialiste, est rendue publique par les associations revendiquant le débaptème. Le mois suivant, la principale revue scientifique mondiale, Nature, s’empare de l’information. La Faculté lyonnaise est alors obligé de procéder à des travaux de réfection sur son fronton. Les associations antifascistes proposent d’y graver le nom de Gabriel Florence, un professeur résistant arrêté par les nazis, dans ces lieux, et devant ses étudiants.René Laennec lui sera préféré. On sait qu’il étudia la cirrhose atrophique du foie d’origine alcoolique dite « cirrhose de Laennec », puis il inventa le stéthoscope.A Saint-Brieuc, pour effacer le nom du prophète de l’élimination des faibles, on a choisi d’honorer Anne Frank.

Mais un hommage

En janvier 2000, le responsable de l’équipe lyonnaise qui a effectué une double greffe de la main, le professeur Dubernard a rendu un vibrant hommage à Alexis Carrel. Le professeur Dubernard, député RPR, occupa d’éminentes fonctions à la tête de l’université lyonnaise.

 

 
 

Le parfum. Un livre à relire

Le parfum de Patrick Süskind

 

 

 Bibliothèque Erhabenmaya
 

Patrick Süskind est un écrivain et scénariste allemand. Il est né le à Ambach à côté du lac de Starnberg (am Starnberger See), en Bavière près de Munich. Il a grandi dans le village bavarois de Holzhausen. Il étudiel’histoire médiévale et contemporaine et la littérature à Munich et à Aix-en-Provence. Il travaille ensuite comme scénariste pour la télévision.

SYNOPSIS

Jean-Baptiste Grenouille, le personnage central du roman, est né à Paris en 1738 dans des conditions affreuses, au milieu des relents de la poissonnerie de sa mère.

Au travers d’une jeunesse misérable et d’une adolescence perturbée, il s’ouvrira au monde de l’odorat comme nul n’en est capable. Il ira même, à l’âge de quinze ans, jusqu’à tuer une jeune fille pour en posséder le sublime parfum.

Après avoir développé son art de la parfumerie à Paris et rendu riche le propriétaire qui l’employait, Jean-Baptiste Grenouille s’en va, seul, à Grasse. Il traversera la France à pieds et n’atteindra Grasse que 7 ans plus tard. Il est transformé. Seul durant tout ce temps, il a terminé de construire le monde dans lequel il s’était enfermé. Il est maintenant dégoûté des hommes et de leurs odeurs, et a même perdu la sienne!

Enfin arrivé, Jean-Baptiste Grenouille étudie à nouveau la parfumerie et l’art de capter les fragrances délicieuses qu’il trouve dans la nature. Et il va ainsi capturer les odeurs de nombre de jeunes filles innocentes qui seront aussi toutes assassinées…  le parfum est une œuvre inclassable. Il est avant tout un livre merveilleux qui nous fait vivre le monde fantastique de l’odorat. Une découverte en forme d’aventure au gré du vent. On reçoit de toutes part des bouquets divers que l’on arrive à imaginer.

Un livre incontournable. Le roman est aussi un thriller original où l’on assiste à la naissance d’un tueur psychopathe hors du commun. Dans une atmosphère croissante d’oppression, le récit nous mènera jusqu’à l’apothéose. Il nous fait découvrir ce nouveau monde au travers d’un vocabulaire riche et instructif. C’est un régal digne de ce nom !

 


 

La technique head space

On peut se parfumer avec l’odeur de son bien-aimé !

C’est vrai en théorie. Et cela grâce à une technique appelée head space, inventée dans les seventies. Elle consiste à mettre dans un récipient de verre l’objet dont on veut capturer l’odeur, à aspirer pendant plusieurs heures l’air qui l’environne et à prendre l’échantillon ainsi capté pour séparer les différentes molécules les unes des autres et mesurer leur poids respectif.

Reste alors à identifier, grâce à une base de données et à un nez humain, les multiples composants de cette odeur pour pouvoir en faire un « jus ».

Tout ceci est parfaitement expliqué dans le livre de Patrick Süskind. Par contre, le plus difficile dans l’histoire, c’est de mettre son homme « sous cloche »…

 
 

Avec l’huile essentielle de jasmin, rendez fou votre amoureux ! 

— Vous manquez d’arguments pour le séduire ? 

Déposez une goutte d’huile essentielle de jasmin dans votre cou ainsi que sur vos poignets.

 

— Autre utilisation douce et non moins efficace :

Ajoutez 3 à 4 gouttes dans le pot de votre crème de jour.

 
 
 

Image parPezibear de Pixabay