Les garanties sur l’extraction

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Les procédés d’extraction des arômes et des parfums, actuellement en usage, sont de plusieurs sortes et permettent d’obtenir des Matières Premières Aromatiques différentes :

LES GARANTIES SUR L’EXTRACTION

 

 

~~Fascinant pouvoir des Huiles Essentielles ~~

 

Le savoir en matière d’hygiène vitale, des précis consacrés au fascinant pouvoir des Huiles Essentielles, complexes naturels de composés volatils et odorants synthétisés grâce à l’énergie solaire par les cellules sécrétrices des plantes aromatiques et conservés dans les poches à essences des feuilles et des pétales en particulier, est fondamental.

Pourquoi ? Tout simplement, savoir qu’elles sont à l’opposé des médicaments. Qu’elles agissent comme les légumes et les fruits non dénaturés, c’est-à-dire par un puissant apport bio-énergétique rechargeant et ré-équilibrant. Mais que leur action est bien supérieure à ces derniers.

 

Articles précédents en rapport :

  1. Les garanties sur la plante, Espèce botanique certifiée.
  2. Les garanties sur la plante, Race chimique définie.

 

Connu depuis la plus haute antiquité, transmis par les Arabes et perfectionné par les Grassois, le classique procédé par distillation et entraînement à la vapeur d’eau (ou hydrodistillation) consiste à charger dans la cuve d’un alambic les substances végétales à traiter (fleurs, rameaux, herbes, racines, bois, écorces, graines ou résines obtenues par incision), avec une quantité d’eau pouvant varier de deux à six fois la quantité de matières premières. L’eau est portée à ébullition par chauffage. La température à laquelle on opère est inférieure à celle de l’ébullition des essences ; mais comme l’on chauffe en présence d’eau, la tension des vapeurs de celle-ci, jointe à celle des essences, est suffisante pour entraîner les molécules aromatiques de la matière végétale.

A la sortie du réfrigérant à circulation d’eau froide, dans lequel se sont condensées les vapeurs, l’eau distillée et l’essence entraînée se séparent dans l’essencier (ancien vase florentin). L’eau d’entraînement retient en dissolution des principes odorants surtout hydrophiles. Les qualités physico-chimiques et biologiques des ESSENCES ainsi obtenues (et des HYDROSOLS) dépendant du choix de la matière première et du SOIN APPORTE à la distillation. Une haute température et l’eau nuisent toujours plus ou moins aux principes si fragiles des essences qui ont rarement, par ce procédé, le fleuri, la suavité de l’arôme ou du parfum de la plante ou de la fleur elle-même. CE DÉLICAT PROCÉDÉ EXIGE DE L’EXPÉRIENCE ET UN TOUR DE MAIN SPÉCIAL.

a) – Le choix de l’alambic a son importancetant en ce qui concerne son principe que le métal qui le compose. Faut-il un alambic en cuivre, en fer, en inox ? Les alambics en fer sont attaqués par le cyprès lors de sa distillation. Des oxydes de cuivre ou de fer sont certainement formés mais ne sont pas directement responsables des colorations de certaines essences, à preuve celles de thym jaune ou rouge.

b) – La bonne conduite de la chauffe est importante ; sous basse pression, entre 0,05 et 0,10 bar, il n’y a pas de risque de SUROXYDATION des molécules comme cela se produit sous haute pression vers 0,30 bar. Ainsi la couleur de l’essence de thym fleuri varie-t-elle du rouge clair au rouge  brun en élevant la pression.

c) – La durée de distillation sous basse pression est forcément plus longue. Une distillation prolongée permet de recueillir l’ENSEMBLE des FRACTIONS de TÊTE et de QUEUE. L’Huile Essentielle de thym coule assez vite pendant les 30 premières minutes ; les 3/4 en sont retirés ; il faut 1h ou 1 h 30 supplémentaire (selon que la plante est sèche ou verte) pour extraire le 1/4 restant, qui comprend 95% de phénols, longs à passer. L’Huile Essentielle de lavande coule assez vite pendant les 25 premières minutes ; les 3/4 en sont retirés ; le 1/4 restant riche en coumarine longue à passer, coule pendant les 50 à 80 minutes supplémentaires ; soit au total, par passe, en bonne année, de 1 h 15 à 1 h 45, temps qu’il faut multiplier par 2 ou 3 en année humide, comme 1977. Les distillateurs sont payés au kg d’essence ; ceci permet de comprendre pourquoi certains distillent à haute pression et que presque tous arrêtent la distillation à 25 ou 30 minutes (respectivement pour la lavande et le thym), ce temps étant bien payé, l’heure suivante mal payée.

d) – Une eau de source peu ou pas calcaire est nettement préférable pour la qualité des arômes et n’oblige pas par ailleurs un nettoyage annuel complet… ou, ce qui est malheureusement courant, de recourir à des détartrants chimiques dans l’eau d’entraînement.

e) – Attention ! la Pyrogénation des bois (cade) ou des écorces (bouleau) accompagnant la distillation donne des produits aromatiques souillés de goudrons et donc cancérigènes.

f) –La cueillette laborieuse et le faible rendement font des essences des produits parmi les plus précieux.

Jugez-en :

– Le thym vulgaire si commun en Haute-Provence se cueille à raison de 100 kg par jour en moyenne et par professionnel espagnol ou marocain, soit 1 000 kg en 10 jours.
– Sa distillation donne 700 g d’essence soit 0,7% comme rendement ! (0,7 kg représentant un peu plus de 0,8 litre).

Comparativement, les thyms d’Espagne rendraient 5 fois plus, soit 3,5% (?), 10 fois plus par extraction pétrolique, soit 7% et 20 fois plus par rectification à la térébenthine (essence de thym dite « blanche »).

 

Sources : familiales,

Photographies : Flickr – par l’intermédiaire du Site Blogorama