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Propriétés générales des essences

Ce sont des produits huileux volatils et odorants que l’on retire des végétaux, selon les cas, soit par distillation à la vapeur, soit par expression, soit par simple incision du végétal ou bien parfois par séparation à l’aide de la chaleur, ou par solvants, soit encore par enfleurage, c’est-à-dire par absorption, par un produit gras, du parfum que l’on sépare ensuite grâce à des techniques très particulières.

   

Mais que sont les essences aromatiques ?

  Les essences se distinguent des huiles grasses, qui sont fixes et tachent le papier d’une manière permanente, en ce qu’elles se volatilisent par la chaleur et que leur tache sur le papier est passagère. Autrefois considérées comme des espèces définies, les essences livrent peu à peu leurs secrets depuis l’avènement de la chimie organique à la fin du XIX ème siècle. Elles ne les ont toutefois pas encore révélés dans leur intégralité. 

« Il ne suffit pas, écrivait M. HUERRE, de juxtaposer les éléments chimiques principaux dont l’analyse nous décèle la présence dans un suc végétal pour obtenir un produit d’une activité thérapeutique comparable à celle du suc naturel ».

Nous pourrions, à l’appui de cette assertion, citer de multiples exemples.

Il faut juste relater cette curieuse observation, des plus symptomatiques, due à M. V.


« Un malade, affecté d’une fistule – et qui redoutait fort l’intervention – fut traité par des instillations d’essence de lavande naturelle et pure. La guérison s’amorçait lorsque le patient dut entreprendre un voyage.

Ayant oublié chez lui son essence de lavande, il s’en procura chez un pharmacien. L’essence n’était, hélas ! ni naturelle, ni pure. Une seule instillation entraîna des désordres inflammatoires douloureux tels que l’intéressé ne put s’asseoir pendant plus de 15 jours. »
  

Recherche de la qualité

Dans le même ordre d’idées, beaucoup de dermatoses et de troubles variés (nervosisme, vertiges…) proviennent de l’usage de certains parfums ou eaux de Cologne préparés à l’aide d’essences synthétiques employées en raison de leur bas prix. Ces essences – il faut le savoir et les dermatologues ne l’ignorent pas – sont souvent irritantes pour la peau. De nombreux malades, par ailleurs, doivent leurs troubles à l’utilisation d’eaux de Cologne de mauvaise qualité, dont les propriétés stupéfiantes, convulsivantes ou allergisantes sont parfaitement connues. De nombreux hygiénistes en ont déterminé un exemple authentique sur eux-mêmes.

La qualité des huiles essentielles dépend de nombreuses causes parmi lesquelles le procédé d’obtention, l’état de maturation et de conservation de la substance, sa provenance. Il existe des « crus » d’essences : cannelle de Ceylan, verveine des Indes, thym de la Réunion …

Le rendement peut varier de 1  à 10. C’est dire que la qualité des huiles essentielles – comme en toutes choses – doit obligatoirement se payer.

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Extraction

A titre documentaire, voici, pour quelques essences aromatiques, les quantités moyennes fournies par 100 kg de plantes :


– Absinthe :  300 à 400 gr
– Eucalyptus :  3 kg
– Genièvre :  0,500 gr à 1 kg 200
– Hysope :  400 gr
– Lavande :  2 kg 900
– Persil (herbe) :  300 gr
– Sauge :  1 kg 400 à 1 kg 700
– Thym (herbe) :  200 gr
– Valériane (racine) :  950 gr
– Ylang-Ylang (fleurs) :  1 kg 600 à 2 kg  


Notions physico-chimiques

Il faut ajouter enfin que les huiles essentielles sont souvent falsifiées par de l’alcool, des huiles fixes, des huiles essentielles de moindre valeur, certains esters de synthèse, voire même du savon animal et de la gélatine.

Mais, et c’est heureux,  il existe de nombreux procédés permettant généralement de le reconnaître.

La conservation des essences exige des flacons bien bouchés, leur maintien à l’abri de l’air et de la lumière (verres colorés).

Lorsque ces précautions ne sont pas respectées, il en résulte, en effet, de l’oxydation, leur polymérisation et leur résinification.

 

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