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Un exemple de chronologie

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Comment un fossile marin s’est-il retrouvé tout en haut de l’Everest ? Comment un crocodile a-t-il pu se retrouver en plein Sahara ?

 

 

Comment l’eau a-t-elle pu sculpter le Grand Canyon ? Seule solution pour comprendre : il faut remonter le temps.

Lire de bas en haut, les différentes couches , en âge en millions d’années :

– Calcaires marneux du lias inférieur
– Marnes du lias supérieur
– Calcaires du jurassique moyen
– Marnes oxfordiennes
– Calcaires tithoniques
– Marnes valanginiennes
– Calcaires marneux hauteriviens
– Calcaire urgonien.

« Pour décrire des successions sédimentaires on désigne les niveaux superposés, d’abord par la nature des roches qui les constituent (calcaires, marnes, grès, etc), et ensuite par un adjectif particulier qui a une valeur chronologique relative.  Par exemple les calcaires hauteriviens sont plus récents que les marnes valanginiennes qu’ils surmontent et plus anciens que les calcaires urgoniens qui les surmontent. Ces adjectifs sont tirés soit de noms de lieux (Hauterive, Valangin, Orgon) où ces sédiments sont particulièrement bien définis, soit de particularités de la roche, notamment des restes d’animaux ou de végétaux fossiles qu’elle renferme (Nummulites par exemple pour nummulitique). Ces adjectifs peuvent aussi être employés comme des substantifs : l’Urgonien, l’Hauterivien, le Nummulitique.
Ainsi pour le géologue, tout niveau calcaire ou marneux est-il bien situé dans l' »échelle stratigraphique » locale c’est-à-dire la succession des terrains de la région; Mais on sait maintenant les dater aussi en valeur absolue, c’est-à-dire en millions d’années. Ceci grâce à des méthodes physiques à peu près toujours basées sur la durée de désintégration des corps radio-actifs que contiennent beaucoup de roches, même en quantités infimes.
Donc, quand un géologue parle d’Urgonien, par exemple, il désigne non seulement une certaine épaisseur d’un calcaire massif formant des falaises dans les paysages alpins, mais également une certaine tranche de temps (environ dix millions d’années dans ce cas particulier).
Ces coupures sont regroupées en systèmes plus longs. Par exemple l’Urgonien est une subdivision du Crétacé, lui-même subdivision de l’Ere secondaire (ou Secondaire tout court).
La série sédimentaire ci-dessus montre donc une succession stratigraphique régulière représentant une grande partie de l’Ere secondaire (il ne manque que le Crétacé supérieur). Ces huit cents mètres de sédiments correspondent à une durée de quatre-vingt millions d’années environ. Soit une moyenne de 1 mm de sédiments par mille ans (chiffre valable pour cette région des Alpes seulement). ».
D’après J. Debelmas.

« Découverte géologique des Alpes du Nord ». B.R.G.M.  

Massif des Alpes



Extrait du livre de géologie Bordas

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